Au milieu d’affaires plus ou moins glorieuses sinon douteuses qui animent la vie politique française, il y a aussi d’autres horizons qui se dégagent.
Je veux parler, ici, d’associations qui oeuvrent au bien de l’humanité.
La France du coeur est une réalité et la négliger serait faire du tort à un pays qui vaut mieux que de se résumer à certains de ses représentants.
Il m’a été donné de rencontrer des responsables d’associations diverses dont j’aimerais ici évoquer l’une d’elles.
Constituée de parents qui ont adopté des enfants russes, elle s’est développée au cours des années et offre, sur son site, le reflet d’actions qu’elle a menées et continue de mener.
Il est important de rendre compte d’autant d’engagement au regard d’autres comportements dont nos médias se font les relais quotidiens.
Oui, les êtres empreints du sens de l’idéal et du partage existent.
Le rappeler, c’est le souligner.
Hélène Richard-Favre
Ce 20 mars au soir s’est tenu ce qui s’est appelé #GrandDebat sur TF1. Des appels au boycott ont été lancés sur les réseaux sociaux tandis que seuls cinq des onze candidats en lice ont été invités à y participer.
A cet égard, d’ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan a saisi, en vain, le juge des référés du Conseil d’Etat de sa demande rejetée par le CSA, d’être lui aussi convié audit débat.
Pour qui aurait suivi l’affaire, il a manifesté son mécontentement en quittant le plateau de la chaîne française qui l’avait invité dans le cadre de son téléjournal du soir.
Cela étant, le fait de rassembler des candidats à l’élection présidentielle avant le fameux débat du second tour est une première et a été rappelé.
Savoir si c’est bien ou pas est une question qui se discute. Quand on sait, déjà, que l’instauration de primaires est très controversée – et décortiquée aussi ici – il y a de quoi, tout de même, s’interroger.
Dans ce cas et sauf avis contraire, outre le fait que ce #granddébat ait montré chaque candidat(e) dans sa ligne, il ne semble guère avoir enthousiasmé.
La France sous la menace encore et encore. Cette fois, c’est le pôle financier du Palais de Justice de Paris qui a reçu une alerte à la bombe.
En quelques jours, ce ne sont pas moins de quatre événements qui ont rappelé que le pays est en danger sinon en guerre selon la formule du Président sur le départ.
Aucune conclusion hâtive ne peut être tirée de ces faits à répétition car la théorie du complot est toujours prête à l’emploi de qui en a besoin.
Cependant, il se trouvera sans doute quelque esprit avisé pour nous expliquer que rien ne permet de dire que … qu’il s’agit de déséquilibrés ou autres personnes sensibles qui en mal de se faire entendre.
Soit.
Le fait est que la France est sous tension. Le nier serait mentir mais abuser de ce constat n’est pas mieux non plus. Car c’est entretenir une peur pour s’imposer ensuite au nom de la sécurité.
Dans le cadre d’une campagne présidentielle haute en couleurs, ces faits violents ne peuvent, néanmoins, passer à l’as. Souhaitons juste qu’ils soient traités à la hauteur de ce que les citoyennes et les citoyens français osent encore espérer de leurs autorités politiques et autres.
Voici quelques nouvelles de Russie qui nous sont transmises par le journal Libération et sa correspondante à Moscou, Veronika Dorman.
Au regard des réponses apportées aux questions posées, il sera peut-être difficile à certaines et à certains de trier le vrai du faux. C’est souvent ainsi que s’élabore ce qui s’appelle information.
Mélanger des éléments vérifiables à d’autres qui ne relèvent que du seul point de vue subjectif crée ce qui s’appelle communément un amalgame. A partir de là, difficile de savoir ce qui est crédible et moins ou pas du tout.
Pris dans cette confusion, la tentation est toujours là de céder au fatalisme quand temps et énergie manquent à l’analyse.
Le mérite de cet interview -si elle en a- réside au moins en ceci que l’on a sous les yeux l’exemple même de forces à l’oeuvre pour informer.
Sur la chaîne russe dont la journaliste de Libération interroge le principal expert politique, cet article du 31 janvier 2014 ne manque pas d’intérêt. Il évoque comment la seule chaîne de télé indépendante russe a traité du siège de Léningrad -qui a duré près de 900 jours terrifiants- et en quoi ladite chaîne a enfreint la loi sur les médias de masse.
A cet égard, un homme a été invité à s’exprimer au Bundestag. C’était le 27 janvier 2014. A voir et à entendre tant on mesure le poids de l’Histoire et comment importe la manière de le rappeler.
Marine Le Pen à l’Elysée?
L’une des principales révélations de la campagne présidentielle française semble être la fin des partis ou tout au moins, la fin du clivage gauche-droite.
A voir, en effet, comment nombre de citoyens motivent leur intention de vote quand ils en ont -compte tenu des indécis dont le rôle est loin d’être à banaliser- on constate surtout comment des camps autrefois idéologiquement distincts se sont chacun scindés pour se rejoindre ou se radicaliser..
C’est sans doute ce qui explique comment Emmanuel Macron draine autant de soutiens de courants divers et Marine Le Pen attire à elle un électorat en rupture d’avec ces courants devenus incolores.
La France du FN est de plus en plus appelée des voeux de personnes de tous bords mais reste encore redoutée.
Si le Front National parvient à séduire les plus démunis, c’est dire combien profond est le désarroi! Qu’autant de citoyennes et de citoyens oublié(e)s de tous misent sur ce parti devait être un signe fort.
Il l’est mais avec pour seule réponse à lui apporter, un barrage.
Autrement dit, aux malheureuses et malheureux de France qui auront rejoint le FN, ne restera plus, pour s’éviter une nouvelle déconvenue, qu’à forcer l’assaut républicain et faire triompher leur Marine.
Scenario possible ou non, il se profile de plus en plus.
La France de gauche se déchire, la France de droite lutte avec un candidat mis à mal. Une parole donnée ici, un propos tenu là et voici que l’on compose.
De ce que la France a connu jusque là comme combat pour des idées dites de gauche ou de droite, n’apparaissent que luttes intestines au sein des partis s’ils en sont encore.
Pendant ce temps-là, le candidat en marche rassemble.
Arnaud Montebourg lance un appel à Jean-Luc Mélenchon tout en fustigeant le comportement de Manuel Valls et de Bertrand Delanoë.
Chacune et chacun se démène, la lutte pour le pouvoir est âpre, rien de nouveau à cela. La question qui demeure, toutefois, est celle de savoir comment se comportera l’électorat pris dans autant de cuisine interne.
Car c’est lui qui est sans cesse sollicité pour prendre position, réagir, se situer. Tout reste possible tant la France a de ressources humaines et créatives.
Et heureusement car ce qui lui est imposé ne tient d’aucun cirque quelconque mais d’un très mauvais tour de passe-passe.
Gageons sur le bon sens et sur le coeur dont la France est pourvue pour que la présidentielle à venir ne soit pas l’ombre d’elle-même.
Allons, ne sombrons pas dans le défaitisme, tout va bien, la campagne présidentielle française nous donne droit, chaque jour, à sa petite trahison qui, bien sûr, n’en est pas une.
Voici que Manuel Valls se défend d’avoir jamais dit qu’il se rallierait à Emmanuel Macron tandis que, dans le cadre de la Primaire de la gauche, il a été demandé à tous les candidats de s’engager à soutenir le gagnant, en l’occurrence, Benoît Hamon.
Si cette parole donnée et entendue par un peu plus d’1 million et demi de citoyennes et de citoyens français ne compte pas, c’est qu’elle a une raison supérieure.
En effet, dans l’entourage de Manuel Valls, on explique qu’il agirait en homme d’Etat et non en courtisan.
Ah la bonne heure, nous voici rassurés, la France passe avant tout intérêt personnel. Ils sont nombreux à avoir martelé combien l’intérêt général devait primer, pourquoi ce vaincu de la Primaire de la gauche n’en serait-il?
Le million et demi de participant(e)s à ladite Primaire le comprendra qui a dépensé 1 euro pour élire son candidat. Après tout, dans le contexte général, une parole donnée bafouée n’en vaudrait-elle pas une autre?
En tous les cas, pour qui sait de longue date que la politique n’est qu’une question d’intérêts, une trahison de plus ou de moins ne va rien changer.
Pour qui, au contraire, avait encore une conception morale et éthique de la politique, là, alors, c’est une autre question. Et c’est peut-être la réponse qui y sera accordée qui décidera du scrutin de l’élection présidentielle française.
Suivre ce qui se publie en commentaires sous les articles qui paraissent ici ou là et qu’on retrouve en partage sur les réseaux sociaux révèle comment la campagne présidentielle française est perçue.
Et c’est loin d’être inintéressant sachant que l’électorat, on l’espère, aura le dernier mot. Car face aux stratégies mises en place pour l’influencer, sens critique et relativisme sont indispensables.
En effet, négliger le fait que la politique ait partie liée avec la défense d’enjeux financiers et économiques souvent colossaux revient à ne l’envisager que sur le seul plan moral.
Or justement, nombreux sont les discours où se déclinent autant de promesses pour l’amélioration de telle ou telle condition sociale. Ce qu’il en advient, ensuite, se connaît tandis que la confiance de l’électorat a été mobilisée.
Ce qu’offre en spectacle la campagne présidentielle française avec l’affaire qui concerne François Fillon cherche à heurter les sensibilités. Or l’effet visé semble plutôt aller en sens inverse.
Parce qu’en dépit du flot d’informations qui sont déversées chaque jour, on sait que l’essentiel demeure caché, enfin, pour qui ne se fait plus d’illusion sur qui gouverne qui et comment.
Les aveux d’un journaliste allemand décédé récemment n’ont pas mobilisé plus que cela la chronique médiatique. Ce qui peut sembler assez logique dès lors qu’ils révèlent une pratique qui ne s’est pas arrêtée avec sa disparition, en janvier dernier.
Dans ce cas, tout hacker devient superflu, sauf erreur ou omission…
Une si jolie histoire tandis que sont à la peine tant de Françaises et de Français interrogés par autant de journalistes si préoccupés de leur sort.
La France se démène, se déchire et on s’active à lui vanter les mérites du candidat qui doit accéder à l’Elysée. Dans la foulée, on s’attache au mieux à marteler comment elle est abusée par un prétendant concurrent à abattre.
Entre la romance Macron et le feuilleton Fillon, Marine Le Pen engrange les soutiens d’autant de citoyennes et de citoyens pariant sur l’avenir qu’elle leur offrira.
Chaque jour qui passe, le candidat du parti Les Républicains doit être montré du doigt pour que son rival tous terrains, poursuive son ascension.
Sur les réseaux sociaux, toutes sortes de réactions commentent les épisodes de cette série dont les héros sont appelés à occuper la plus haute fonction de l’Etat.
On comprend le travail des médias, on mesure aussi le sens critique qui refuse qu’on lui vende un jeune homme fabriqué par le sérail.
Cinq ans de présidence normale n’ont pas suffi, on doit lui ajouter un quinquennat calqué sur le modèle qui a tant plu que François Hollande quittera bientôt ses fonctions auréolé d’un taux record d’impopularité.
Ce n’est plus dans le suicide français qu’on se situe, c’est dans la menace de révolution.
Surfer sur le registre moral pour capter l’attention d’un électorat, voici qui semble décidément être devenu de mise. Ce qui se passe dans le cadre de la campagne présidentielle française révèle la crédulité citoyenne et le cynisme de qui la manipule.
Et puis, maintenant que l’UPR François Asselineau a obtenu ses parrainages pour entrer dans la course à l’Elysée, c’est désormais au tour des souverainistes de se déchirer.
Autant de fractures dans les partis ne peuvent que renforcer le candidat qui n’affiche, pour sa part, aucune ligne distincte.
L’intérêt à voir triompher Emmanuel Macron est tel que polariser l’attention sur tout ce qui peut détourner l’attention de son parcours et de ses visées est bon.
Aujourd’hui, ce sont les costumes de François Fillon qui font la une. L’homme est, à l’évidence, dans le collimateur des cercles proches du candidat en marche. Il n’est pas le seul et écarter du pouvoir tout ce qui menace certains intérêts précis s’impose.
Que la CIA s’intéresse à ce qui se passe en France a été explicitement admis par nombre de médias. Qu’elle se soit arrêtée à l’élection de 2012, à chacune et à chacun d’en décider.
Le fait est que nombreuses sont les belles âmes qui estiment la France mériter de se mettre en marche.
Bien leur en prenne et bonne route à elles! Car quel(le) que soit celle ou celui qui accèdera à la fonction suprême, la tâche qui l’attend sera rude.
Inutile d’être grand sage pour le prédire.
