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Covid-19, assurez la quarantaine!

A lire ce qui est attendu de qui doit se mettre en quarantaine, on se demande si les personnes qui ont décidé des consignes à respecter ont bien conscience de certaines réalités.

En effet, apprendre que « Si un seul membre d’une famille a voyagé dans une zone à risque, il doit s’installer seul dans une chambre, porte fermée (…) et utiliser sa propre salle de bains et ses articles ménagers. » on reste vraiment perplexe.

Combien de familles disposent-elles d’un nombre de salles de bains suffisant qu’il offre la possibilité à l’un de ses membres d’user de la sienne propre?

On croit rêver!

Mais non, il semble que dans l’esprit de qui a tracé cette feuille de route, toutes les familles dont un des membres serait placé en quarantaine auront de quoi lui assurer séjour en chambre individuelle et salle d’eau privative!

Et si seulement on ne comptait là qu’une seule des incongruités imposées pour lutter contre un virus aux vagues successives déjà pressenties? Mais non, elles s’ajoutent les unes aux autres.

Pendant ce temps-là, on s’étonne que les gens s’agacent, s’irritent, voire se rebellent.

Quand autant de consignes sont émises qui se heurtent à des réalités qu’on néglige comme, par exemple, celle de l’absence d’hygiène en lien avec le port du masque mal porté, quel sens ont-elles encore?

Sauf à être admises sans discussion, elles ne peuvent que faire réagir.

Car c’’est à la déstabilisation de nos sociétés dont les repères s’effondrent que nous faisons désormais face et non plus à un virus dont les explications qui nous en sont livrées sont plus qu'(em)brouillées.

Rien d’étonnant à ce que la tension sociale vole la vedette à la « distanciation sociale »!

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COVID-19, mise au point

Suite au commentaire particulièrement torve déposé sous le précédent sujet de ce blog et qui met en cause l’approche que je donne de la situation que nous vivons toutes et tous, une mise au point s’impose.

  1. Jamais je n’ai nié la présence et encore moins la violence du virus qui sévit de par le monde. Raison pour laquelle je me suis montrée si sensible à cette réalité sanitaire.
  2. Des cas fatals, à savoir la mort de personnes infectées, j’en connais. M’accuser, dès lors de « disqualifier systématiquement les mesures de protection portant sur le port du masque. » est aussi mensonger que malveillant.
  3. Emettre un avis critique sur la gestion d’une situation appelle à en débattre. Or non, on juge et on condamne sans rémission.

Cette manière de faire est illustratrice de la tension dans laquelle nous vivons toutes et tous.

Et cette tension, s’interroger sur ce qui l’a générée devrait nous mobiliser tant nous sommes toutes et tous concerné(e)s.

Parce que, d’une situation sanitaire, il a été fait un enjeu politique avec de graves conséquences aux plans économique, social, psychologique voire psychiatrique.

Cela a été exposé ici-même.

Dans ce cas, réfléchir ensemble plutôt que de s’accuser serait autrement plus constructif. Mais il semble que ce ne soit pas là le but recherché ou pis, que ce but soit déjà devenu hors d’atteinte.

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La danse du masque

La ville de Genève organise des cours publics de danse. Ils sont gratuits et dureront tout l’été.

C’est merveilleux, la vie reprend se réjouit cette mère dont la fille est là, avec un partenaire à s’exercer au pas de l’une des danses affichées au programme dont la photo illustre ce sujet.

Bien sûr que c’est très encourageant de constater que pareilles activités sont offertes au plaisir de chacune et de chacun! Surtout après ces derniers mois pénibles rajoute cette maman.

Oui sauf que c’est dans ce contexte si réjouissant qu’à Genève, depuis ce vendredi 25 à 20 heures, le personnel de service dans la restauration s’est vu soumis au port du masque obligatoire.

Et que dès le 28 juillet prochain, le port du masque sera imposé à la clientèle de tous les commerces.

Dommage qu’aucun pas de danse ne s’entame entre serveurs et clients de restaurants ou entre acheteurs et vendeurs dans les magasins!

Dans les transports publics où le masque est de rigueur lui aussi, on peut concevoir que l’équilibre ne soit pas idéal pour se lancer dans un rock, une salsa ou autre.

Plus sérieusement, comment comprendre en quoi la proximité physique entre partenaires conviés par la Ville à danser soit moins risquée que celle qui ne rapproche jamais autant la clientèle d’un commerce ou d’un restaurant de qui la sert?

A moins d’y lire un couac entre stratégie adoptée par la ville et stratégie adoptée par l’Etat, déceler une cohérence à pareils choix politiques relève du défi.

Ou alors, exige une clé de lecture qui éviterait tout risque interprétatif voire complotiste….

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Covid-19, essai de huitième synthèse

Mais quel virus s’est donc emparé du monde que ses peuples soient à ce point mis sous pression? Coronavirus, Covid-19, Sars-Cov2, autant d’appellations lui sont données qui, à leur seule évocation divisent.

Divisent, oui, les scientifiques, les politiques et, de fait, les sociétés.

Rien de plus normal, chacune et chacun de nous a sans doute fait l’expérience de parler d’un problème de santé et de recevoir, en retour, autant de conseils contradictoires pour le surmonter.

Face au virus dominent d’autant les divergences que l’on avoue en savoir peu sur lui ou du moins en apprendre toujours plus au fil du temps.

Fort bien mais cela n’empêche pas qui détient le pouvoir, de prendre des mesures aussi impopulaires que saluées, il n’est que de songer au port du masque imposé ça et là.

D’aucuns se réjouissent de la mesure et demandent même l’extension de son application quand d’autres s’interrogent sur sa durée.

Tel est le cas de cette ministre de l’Intérieur du canton de Zürich. Jacqueline Fehr réagit à une mesure qui n’a pas été limitée dans le temps et refuse une culture du risque zéro.

La notion est intéressante dans une société qui se protège tant de l’âge, de la maladie et de la mort.

Mais on nous expliquera que non, il s’agit de la rapidité de la contamination par le virus, qu’il s’agit de solidarité à respecter entre membres d’une même société, etc.etc.

En effet et on l’a vue à l’oeuvre, cette solidarité quand le masque a fait défaut là où les personnes âgées tombaient comme des mouches.

On n’oublie pas non plus qu’il nous a d’abord été présenté comme inutile pour se protéger.

Et puis, pour l’anecdote si elle en est, rappelez-vous comment une députée a été priée d’enlever son masque dans l’enceinte de l’assemblée nationale par la présidente du Parlement suisse!

Ce ne s’invente pas, ce changement radical de politique, ça doit juste se vivre…

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A propos du referendum largement accepté par le peuple russe, avec Denis Kleschëv

Dans les trois précédents sujets de ce blog, nous avons vu, avec Denis KLESCHËV, quelques aspects essentiels du passé de la ville où il réside, Alapajevsk. Située dans l’Oural, elle a joué un rôle important au regard d’événements majeurs de l’Histoire russe et soviétique.

Pour conclure cette série d’entretiens,  j’ai demandé à mon interlocuteur comment il avait accueilli le résultat du referendum auquel a été soumis le peuple russe qui l’a largement accepté, ce 1er juillet dernier.

Denis KLESCHËV: – En 2010, j’ai écrit un essai sombre, « The Devil’s Constitution » , qui critiquait la Constitution coloniale non viable de 1993. Des dizaines d’années, les médias officiels ont chaque année inculqué aux citoyens qu’il existe en Russie la Constitution la plus merveilleuse et la plus agréable à tous égards. Mais maintenant, tout le monde a vu des contradictions évidentes.

Maintenant, certaines forces politiques tentent d’accuser la Russie d’avoir déclenché la Seconde guerre mondiale pour forcer la Fédération de Russie à payer des «compensations» de plusieurs milliards de dollars à différents pays. Pendant Eltsine, personne ne pouvait même imaginer une telle tournure des événements. En vertu de notre Constitution 1993, nous sommes tenus de prendre toutes les décisions, même les plus absurdes, de toutes les organisations internationales.

Dans les années 1990, le mot «russe» était en Russie sous une interdiction tacite. L’état a essayé d’éradiquer la conscience de soi du peuple, comme ils le font en Ukraine et dans les pays baltes. En conséquence, aujourd’hui, dans certains pays, la langue russe est officiellement interdite, les églises orthodoxes sont brûlées et, dans un monde civilisé, des personnes sont détruites sur des bases linguistiques et nationales.

Ce sont aussi les conséquences de cette Constitution coloniale, qui a été adoptée sous le contrôle des États-Unis. Vous voyez, la Russie dans 1993 était une colonie de facto, comme maintenant la colonie des États-Unis est de facto l’Ukraine.

Pour moi, la Constitution est comme un système d’axiomes en Mathématiques. Si elle contient des contradictions, il est impossible de résoudre les problèmes fondamentaux.

Une autre question est pourquoi les amendements n’ont pas été apportés depuis si longtemps. Apparemment, le pouvoir espérait que tout s’arrangerait tout seul.

Merci, encore une fois à Denis KLESCHËV d’avoir contribué à alimenter notre réflexion par son éclairage relatif non seulement à la ville d’Alapajevsk, mais aussi à la Russie passée et présente.

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D’Alapajevsk, en Oural à Dniepropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine

Comme annoncé dans la précédente partie de notre entretien, Denis Kleschëv nous explique ce qui lie Alapajevsk à l’Ukraine, plus précisément à l’une de ses régions à l’est du pays.

Denis KLESCHËV: -Lorsque Dniepropetrovsk a capturé les troupes de la Wehrmacht, l’usine métallurgique ukrainienne a été évacuée à Alapajevsk.

Ici, l’équipement et les spécialistes ont été sauvés, puis ils l’ont reconstruit à nouveau en Ukraine.

L’injustice est que dans les années 2000, Igor Kolomoïsky a acheté l’usine métallurgique d’Alapajevsk afin de détruire complètement l’entreprise.

Maintenant, l’usine d’Alapajevsk n’est plus que ruines et cendres comme après un véritable bombardement.

C’est ainsi que l’Ukraine a « remboursé »  l’Oural pour le sauvetage de l’infrastructure et de la restauration de la production.

Alapajevsk est une ville où toute la Russie est visible en miniature.

-Merci, Denis, de ces liens entre Alapajevsk et Dniepropetrovsk par le biais d’Igor Kolomoïski. De cet oligarque aux trois passeports, il a été question sur ce blog. Fut un temps où, en tant que gouverneur de Dniepropetrovks, il était aussi résident fiscal de ma ville, Genève.

L’est-il toujours, résident fiscal, je l’ignore. Le fait est qu’il n’est plus gouverneur de Dniepropetrovsk. Il a été licencié en mars 2015 par l’ancien Président de l’Ukraine, Petro Poroshenko.

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Alapajevsk, son considérable effort de guerre et sa très large contribution à la Victoire de 1945

Nous poursuivons notre entretien avec Denis Kleschëv qui, après avoir évoqué, ici, quelques éléments importants du passé historique, politique, culturel et industriel d’Alapajevsk où il réside, nous apprend à quel point l’effort de guerre de la ville a été considérable.

Denis KLESCHËV: -Dans l’arrière-pays russe, il y a une vision de la grande histoire.

La petite ville d’Alapjaevsk a énormément contribué à la Victoire 1945. Sur les 20 des milliers de combattants d’Alapajevsk, 21 sont devenus  héros de l’Union soviétique. C’est un cas unique, peut-être, pour toute la Russie.

-Voulez-vous dire que sur les 20’000 combattants d’Alapajevsk, 21 sont devenus héros de l’Union soviétique, ce qui équivaut à 1 sur 1000?

-Oui, Hélène, environ 1 héros pour 1000 soldats.  Au total, dans l’armée soviétique pour 1941-1945, il y avait 14’411 héros pour 34,5 millions de soldats. C’est-à-dire que la valeur moyenne de l’URSS est d’environ 1 héros pour 2’500 soldats. Il s’avère que dans la petite ville d’Alapajevsk, la densité statistique est 2,5 fois supérieure à la moyenne de l’Union Soviétique.

Il en va de même pour les travailleurs de l’arrière. Dans la région de Sverdlovsk, la médaille pour la prouesse du travail 1941-1945 a été reçue par environ 11’000 personnes. Le District d’Alapajev compte 6 000 personnes. C’est-à-dire que près de la moitié des travailleurs distingués dans la région étaient Alapajevtsy.

Il est un peu dommage que la ville d’Alapaevsk ne figure pas dans la liste officielle des « Villes de la valeur du travail ». Ekaterinbourg et Nizhny Tagil oui mais pas Alapajevsk car, de nos jours, l’usine métallurgique est détruite. Mais je postulerai toujours pour le titre d’Alapajevsk – la ville de la prouesse du travail (en 2021).

Un vétéran a rappelé que le taux quotidien de billettes pour une équipe de deux personnes était de 12 mètres cubes de bois, qui devait être scié, fendu, tiré à l’entrepôt par des dérives de neige. Travail infernal sans jours de congé pendant l’hiver froid! Souvent, les pieds gelés (chaussures chaudes envoyées à l’avant).

Je suis convaincu que l’homme moderne ne comprend tout simplement pas ce que c’était la guerre et comment les gens ont travaillé dur pour gagner. Entre 60 et 80% des travailleurs des usines étaient des filles de 14 à 18 ans. Tous les adolescents de 12 ans avaient des livres de travail et travaillaient. Maintenant, en regardant les jeunes, je ne peux pas l’imaginer

-Merci, Denis de ce que vous nous apprenez de la contribution d’Alapajevsk à ce que la Russie appelle la grande guerre patriotique.

Dans le prochain sujet de ce blog, vous nous direz ce qui a lié Alapajevsk à l’Ukraine…

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A propos d’un entretien à venir, en lien avec la Russie

C’est après avoir lu, en Russie, la lettre ouverte que j’avais adressée à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch, que Denis Kleschëv, écrivain, historien des mathématiques, journaliste et membre de la société indienne d’études en indianisme, m’a écrit.

Si, depuis lors, nous sommes restés en contact, c’est suite à de récents échanges de courriels que nous avons eus que j’ai souhaité lui poser quelques questions. Il a bien voulu se livrer à l’exercice de l’interview et je l’en remercie vivement.

Car je souhaite partager avec vous son regard, non seulement sur le referendum largement accepté, ce 1er juillet par le peuple russe, mais aussi sur la ville dans laquelle il vit.

Il s’agit d’Alapajevsk.

Ce nom résonne, bien sûr, pour qui connaît l’Histoire de la famille impériale russe. Mais sa renommée ne s’y limite pas et c’est ce dont nous parlera Denis Kleschëv.

Située à près de mille cinq cents kilomètres à l’est de Moscou, Alapajevsk se trouve à un peu plus d’une centaine de kilomètres au au nord-est de Iekaterinbourg.

Je vous invite à découvrir, ces prochains jours, les entretiens que nous aurons avec mon interlocuteur que je remercie de sa participation tout comme je vous remercie, vous aussi, de réagir si vous le souhaitez.

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Covid-19, médias, information et médecine

A suivre nos médias, la question se pose de savoir si nous sommes encore dans la médecine lorsqu’il est question de la Covid-19.

Plus un jour ne passe sans que nous ne soyons « informés » de traces retrouvées ici et là de la Covid-19. Mais après cela, que saura-t-on des conséquences réelles que ces découvertes auront eues sur la santé?

Par exemple, cet intitulé paru dans la Tribune de Genève de ce 11 juillet, « Zurich redoute un nouveau super-propagateur du virus » nous transmet quoi sinon la méfiance?

Tout autant en va-t-il d’un autre article, également publié par de quotidien genevois et par de nombreux autres journaux de l’hexagone, qui nous avertit de «traces de coronavirus sur des paquets de crevettes équatoriennes ».

Informer équivaut-il à maintenir une population sous pression? A la prévenir, cette population, répondront peut-être certains adeptes du risque zéro.

Avec pareil flou, on est loin du compte, si jamais tel était le but!

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Covid-19, essai de septième synthèse

Durant les premières semaines de ce qui a été appelé crise, puis épidémie et pandémie, on a eu droit au bilan quotidien des morts et des nouveaux cas déclarés positifs au virus.

Avec le déconfinement, la vie a peu à peu repris, est alors apparue, par médias interposés, la mention d’une « deuxième vague », appellation qui fait pourtant débat au sein de la communauté scientifique.

A maintenir un climat anxiogène, à imposer des mesures en tous genres souvent incohérentes et, de fait, mal comprises, c’est la réactivité citoyenne qu’on exacerbe.

Car les gens ne sont ni dupes ni idiots.

Pas davantage ne sont-ils « complotiste » lorsqu’ils réalisent comment s’appliquent les mesures qui ont été et restent préconisées au nom de leur bien.

Si vraiment on y avait songé, à leur bien, les aurait-on laissés mourir tandis qu’on leur conseillait de ne pas se rendre aux urgences pour ne pas les encombrer?

Si vraiment on y avait songé à leur bien, pourquoi se retrouveraient-ils aussi nombreux à souffrir désormais de troubles psychiques quand ils ne se sont pas suicidés entretemps?

Un article du journal Le Monde en parle, de cette situation qui inquiète le milieu psychiatrique.

On nous a sensibilisés à ces files de personnes sans papiers en quête de biens de première nécessité distribués par des associations caritatives.

Qui a vu les autres, avec papiers et soudain licenciées et peut-être bientôt à la rue pour avoir tout perdu?

Quant à encourager la traque d’individus comme cela apparaît de plus en plus tandis que des médias s’autorisent à jeter en pâture au public celle ou celui qui aurait enfreint un règlement d’ordre sanitaire, c’est la délation que l’on favorise.

Non, hélas, elle n’est plus réservée à ces seuls régimes politiques tant décriés, elle trouve peu à peu sa place au coeur même de nos démocraties.