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Covid-19, essai de huitième synthèse

Mais quel virus s’est donc emparé du monde que ses peuples soient à ce point mis sous pression? Coronavirus, Covid-19, Sars-Cov2, autant d’appellations lui sont données qui, à leur seule évocation divisent.

Divisent, oui, les scientifiques, les politiques et, de fait, les sociétés.

Rien de plus normal, chacune et chacun de nous a sans doute fait l’expérience de parler d’un problème de santé et de recevoir, en retour, autant de conseils contradictoires pour le surmonter.

Face au virus dominent d’autant les divergences que l’on avoue en savoir peu sur lui ou du moins en apprendre toujours plus au fil du temps.

Fort bien mais cela n’empêche pas qui détient le pouvoir, de prendre des mesures aussi impopulaires que saluées, il n’est que de songer au port du masque imposé ça et là.

D’aucuns se réjouissent de la mesure et demandent même l’extension de son application quand d’autres s’interrogent sur sa durée.

Tel est le cas de cette ministre de l’Intérieur du canton de Zürich. Jacqueline Fehr réagit à une mesure qui n’a pas été limitée dans le temps et refuse une culture du risque zéro.

La notion est intéressante dans une société qui se protège tant de l’âge, de la maladie et de la mort.

Mais on nous expliquera que non, il s’agit de la rapidité de la contamination par le virus, qu’il s’agit de solidarité à respecter entre membres d’une même société, etc.etc.

En effet et on l’a vue à l’oeuvre, cette solidarité quand le masque a fait défaut là où les personnes âgées tombaient comme des mouches.

On n’oublie pas non plus qu’il nous a d’abord été présenté comme inutile pour se protéger.

Et puis, pour l’anecdote si elle en est, rappelez-vous comment une députée a été priée d’enlever son masque dans l’enceinte de l’assemblée nationale par la présidente du Parlement suisse!

Ce ne s’invente pas, ce changement radical de politique, ça doit juste se vivre…

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4 Commentaires

  • Reply Jacques SAUNIER 23 juillet 2020 at 17h57

    Santé publique et liberté personnelle…un débat impossible?

    Les acteurs de la santé publique, enfin, les soignants, ont fait au mieux de leurs moyens. Les lacunes et le manque de moyens n’ont pas manqué de se manifester.
    Le port du masque, la distanciation sociale, ou plutôt physique et l’hygiène des mains ont fait leur effet et ont réduit considérablement les contaminations et les décès des soignants au front entre février et mars. Une étude française le prouve, sans équivoque.
    Ceci n’est pas contestable, ni négociable, quant on argumente sur le volume des ports du masques et ceux du virus.
    Même si ce n’est pas parfait, même si l’on n’a pas de traitement des cas sévères et encore moins de vaccin, et avant longtemps.

    Face à cette évidence, moins de soignants morts au front, une fois munis de ce matériel basique, qui manquait au début de cette pandémie, le droit à la liberté individuelle met en cause les mesures barrières. Au nom de ce qui n’est pas soutenable, la liberté individuelle et bien avant cette liberté, la responsabilité individuelle.
    Rien n’est parfait, ni personne, les critiques sont utiles quand elles sont constructives.
    Mais là, non. La responsabilité collective passe avant la prétendue liberté individuelle. Au nom de la Société.

  • Reply Hélène Richard-Favre 23 juillet 2020 at 18h46

    Merci de votre commentaire, Jacques Saunier.

    Le sujet porte sur les déclarations contradictoires en relation avec, entre autre, le port du masque.

    Il s’agit là d’un constat et d’une approche critique de la politique en lien avec les mesures sanitaires qui ont été prises et pas prises.

    Nous ne sommes donc pas dans une dialectique qui oppose liberté individuelle à responsabilité collective, approche d’ordre plutôt philosophique.

    Non, il est question, ici, de relever les déclarations péremptoires suivies de leur contraire et d’y réagir…

  • Reply Charles 05 25 juillet 2020 at 08h57

    Très bien relevé votre article-chapeau, Mme Hélène Richard-Favre, sur les contradictions quant aux moyens de comprendre et comment se défendre au mieux contre ce virus.

    Il n est pas une chose « anormale » que tous les virus fassent partie de la vie et de l humanité, inclus le Corona que cela nous déplaise ou pas…De ce fait, les contradictions sont salutaires et qui montrent que nous sommes forcément bien plus intelligents après une crise qu avant. Plus intelligents? Pas sûr, car l histoire de l Humanité n a jamais montré que les Etats et les Peuples ont tiré les bonnes et vraies leçons de leurs histoires A t on tiré des leçons des guerres horribles qui ont fait mille fois plus de morts que le Corona et qui traînent depuis belle (ou mauvaise lurette) à ce jour? Pis encore, nous sommes au fond plein dedans d une 3 ème guerre mondiale, cette fois-ci, nucléaire qui ne durerait à tout casser que 30 à 60 minutes… Mais on mettra légitimement sur ce virus, entre autres, qui a bon dos l aspect sanitaire catastrophique voire ses conséquences de graves crises économiques, sociétales, climatiques, puis politiques et bientôt des justificatifs de nouvelles guerres militaires pour « un monde meilleur « …blabla voire un peu plus de fanatismes bornés, entre autres, religieuses qui ne changent jamais ni de sujet ni d avis chaque fois qu on lui appuie sur le nez comme appuyer sur un buzz…

    Bien à vous.
    Charles 05

  • Reply Charles 05 25 juillet 2020 at 13h10

    Avec le Corona et les Jeunes ? Addendum à mon texte ci dessus du 25.07.20,8h57, Merci

    Il faudrait admettre aussi que d une part toutes les maladies comme le diabète, les problèmes cardiovasculaires, pulmonaires, l obésité, le cancer…etc..sont des facteurs aggravants quand associés au Corona. …D autre part que l âge « avancé » en est un autre. De ce fait, on voit aujourd hui que des gens de 40 ou 50 ans (et non pas forcément 65+ ): ) sont touchés d une manière inattendue et de plein fouet. Même des jeunes d ados de 15 ou de 30 ans qui tombent malades ou qui véhiculent le virus du Corona et la transmission entre eux est très rapide en faisant la teuf (=fêtes pour les moins jeunes!), soirées de danse, de musique, de manifestations ou de réunions louables…etc…et ils ont le droit de le faire. Ces jeunes, il y a 20 ou 30 ans, ils ont été blessés dans leurs rêves d avoir leurs premières flirts ou relations sexuelles avec la crainte de la mort par le Sida. Aujourd hui, ils seront blessés de nuovo par le risque du Corona s ils vont se rencontrer pour danser, chanter, manifester voire boire une pinte ou une binouze….

    Remarquons que vaccin ou pas vaccin, à ce jour il n y en a pas à ce jour même contre le Sida en espérant que pour le Corona ça viendra d ici 20 ou 30 ans et espérons-le bien plus tôt.

    Bien à Vous.

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