Browsing Category

société

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Valls, de Villepin, En marche…

Quelques nouvelles de la République exemplaire à laquelle la France encore normale tendrait si l’on en croit ce qui semble sans cesse énoncé ici et là. L’ancien Premier Ministre du bientôt plus Président de tous les Français annonce son ralliement à Emmanuel Macron.

Comme manière de tenir l’engagement public qu’il a pris dans le cadre de la Primaire de la gauche, d’apporter son soutien à son rival vainqueur, Benoît Hamon, Manuel Valls aurait-il pu faire mieux mais sa conscience lui a dit que…

À part cela, dans le livre qui vient de paraître et qui a déjà bien fait parler de lui,  on apprend qui a été et pas dans le collimateur de Monsieur Hollande. Ainsi, l’ancien candidat échoué en rase campagne avec les adhérent(e)s du parti qu’il avait créé, République Solidaire, se voit-il ménagé sinon épargné par celui qui s’est fait connaître par son mémorable Moi Président.

Petits services entre amis ou non, pour rappel à qui l’ignorerait, la consigne qui avait été donnée aux membres du parti de Dominique de Villepin, empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 faute de parrainages requis, la consigne donc avait été de voter François Hollande.

Bref, entre échoués de gauche et d’on ne sait plus trop où, on se met En marche!

société

Les régimes politiques en question, monarchie, république et autres démocratie ou dictature

Il paraît assez logique qu’Eugène Ionesco dont on célèbre, ce 28 mars, le vingt-troisième anniversaire de la mort, se soit exprimé sur la monarchie.
Cité dans Noblesse oblige, Editions Autrement, avril 1987, ses propos ont été relayés sur différents sites royalistes.
On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et contre l’anarchie, ainsi se termine la reprise de ce qu’a énoncé Ionesco auquel, sur ce site, a été aussi associé Salvador Dali.
Quelle que soit la relation que l’on entretienne ou non avec le royalisme, le point de vue émis par l’écrivain ne manque pas d’intérêt.
Et ce d’autant moins lorsque la mobilisation ne cesse de se rappeler, ici et là, contre toute forme de dictature réelle ou projetée.
Les régimes républicains et démocratiques sont, certes, conçus comme expressions de volontés populaires. Mais lorsque l’individualisme et l’intérêt particulier se confondent avec toute préoccupation collective et générale, alors, la division menace.
Et, de fait, l’équilibre des forces sociales du pays se rompt.
Dans ce cas, ce n’est plus face au seul monarque que l’on se retrouve confronté mais face à toutes sortes de roitelet(te)s qui agissent trop souvent en leur seul et propre nom tandis que sont brandis slogans et valeurs qui ne rallient qu’à eux-mêmes.
Vite le roi? Un peu de décence déjà!

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Pourquoi relire Pascal? La justice et la force…

On dit la référence au passé, parfois, source d’erreur.

Mais un esprit qui a consacré le plus clair de son temps à élaborer une pensée, si celle-ci montre sa justesse d’analyse au fil du temps, en quoi devrait-il être, avec elle, jeté aux oubliettes?

Blaise Pascal, dans ses Pensées a, entre autre, traité de la justice et de la force.

Pour qui ne cesse de s’en prendre à l’une ou à l’autre, voici de quoi nourrir sa réflexion: « La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (…) Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. »

Cette alliance de la justice et de la force en dérange plus d’une et d’un.

Et cependant, pour Pascal, la première, si elle veut être appliquée, nécessite la seconde. De même, la seconde a besoin de la première pour la contenir.

Aussi, justice et force sont-elles liées tandis que l’une et l’autre relèvent d’ordres opposés, symbolique pour la première, physique pour la seconde.

Cette manière d’envisager justice et force peut, bien sûr, ne pas convaincre et susciter la controverse. Et pourtant, on peut sans emphase la considérer comme l’expression d’une réalité.

société

Relire Platon, relire Pascal

Les mots pour dire les maux, elles, ils sont nombreux à en avoir l’aptitude. Pour quel impact, c’est une autre question.
Exprimer quelque réserve face à l’intervention de figures littéraires dans le débat public comme cela apparaît ici ou là sur blogs ou autres commentaires déposés sur les réseaux sociaux, est-il de mise?
Platon a traité de la place du poète dans la Cité. Mais c’est surtout à celle prise par les sophistes qu’il a tenu à réagir.
Aussi a-t-il banni leur formule selon laquelle l’homme serait la mesure de toute chose pour lui opposer la sienne, exposée dans Lois IV, 716c, Dieu est la mesure de toutes choses.
C’est du débat porté autour de la connaissance que le poète et le sophiste, selon Platon, doivent être exclus. Le premier, pour être sujet à l’inspiration, le second, à l’opinion.
La connaissance, pour le philosophe, doit dépasser inspiration et opinion. La connaissance, pour être abordée, doit donc être traitée sur un mode dialectique, comparable, en ceci,  à une sorte de géométrie.
Ce qui ne peut manquer de renvoyer à Pascal et à ses considérations sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. 
Relire Platon, relire Pascal, serait-ce trop demander?
Puisse la question ne pas être la réponse, tel est un souhait, peut-être lancé comme une bouteille à la mer, au moins aura-t-il été exprimé ici.

société

La France et le crépuscule de ses Humanités

La culture et l’éducation qui l’encourage, sont souvent évoquées comme modes de canalisation de la violence.
S’il est incontestable que l’une et l’autre agissent comme filtres à des pulsions en tous genres, c’est ce qui en est fait qui relève de tout autres paramètres.
Dans le cadre de la campagne présidentielle française, ce qu’offre le spectacle réservé aux électrices et aux électeurs est souvent considéré comme inédit.
A quoi tient cet inédit, les explications fusent et ne se ressemblent pas toutes. Y aller de son couplet ne devrait pas, néanmoins, faire oublier les programmes des candidat(e)s quand ils en ont.
Or pour qui a intérêt à divertir plutôt qu’à informer, la part faite aux affaires semble bien la plus belle. La France mériterait-elle soudain autant de règlements de compte au nom de la morale et de l’éthique?
Jusqu’à preuve du contraire, politique, morale et éthique n’ont pas souvent marché main dans la main.
Et si elles avaient eu quoique ce soit à voir  ensemble, cela se serait su de longue date. 
Alors, qu’un pays  dont les valeurs ont rayonné de par le monde, s’affaisse et s’enfonce dans autant de polémiques auxquelles se prêtent nombre de médias complaisants, blesse ce qui lui reste encore de culture et d’éducation.

Politique, société

France2, l’Emission Politique, la littérature jetée en pâture

Ce 23 mars, François Fillon a été l’invité de L’Emission Politique sur France2. Animée par David Pujadas, l’émission accueille un(e) invité surprise parmi d’autres, appelés à échanger avec la personnalité politique conviée sur le plateau.
Ce soir-là, est annoncée l’écrivain, Christine Angot.
L’échange avec François Fillon tourne assez vite au fiasco en dépit de timides tentatives de David Pujadas de modérer l’ardeur de son invitée à charger le candidat du parti Les Républicains.
Il est tout de même remarquable d’avoir choisi Christine Angot pour dire tout le bien qu’elle pense de François Fillon tandis qu’elle est, elle-même, mise en examen pour diffamation.
La France compte des personnalités littéraires de haut rang et qui ne partagent certainement pas les positions de François Fillon.
Inviter l’une d’elles aurait été faire la part belle à la littérature.
Au lieu de quoi, ce 23 mars au soir, c’est sa face la plus pitoyable qui a été jetée en pâture au public de France2.

Politique, société

Lettre ouverte à Christine Angot

Madame,
 
On a besoin de pouvoir s’identifier à celui pour qui on va voter, de sentir que même de loin il comprend ce qu’on ressent déclarez-vous à François Fillon ce 23 mars dans le cadre de l’Emission Politique de France2
Vous dites vrai. Et l’identification ne concerne pas seulement celle projetée sur une femme ou un homme politique. 
Aussi, vous êtes-vous peut-être sinon sans doute sentie incarner autant de voix que celles dont vous vous êtes fait le relai.
Car convoquer une figure littéraire dans le cadre d’une émission politique, c’est donner toute sa place à une approche sensible.
Mais voici que vous vous êtes érigée en procureur.
Voici que vous avez dressé un réquisitoire pour accuser, juger et condamner l’homme qui se trouvait en face de vous.
Et lorsqu’il vous a été demandé de laisser répondre votre interlocuteur, à peu près au milieu de ce qui devait être un échange entre vous et François Fillon, vous avez rétorqué que non et vous avez poursuivi votre charge.
Madame Angot, il appartiendra au peuple français d’élire sa présidente ou son président.
Ses citoyennes et ses citoyens voteront selon leurs critères et non selon le prisme d’une personne elle-même mise en examen pour diffamation.
Entre le respect que suscite votre activité littéraire et celui qui aurait aussi pu être apporté à votre prestation dans le cadre de L’Emission politique de France2, il y a un gouffre.
Vous vous y êtes jetée à vos dépens ou non.
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre

Politique, société

Londres, son Maire et les autres

Au soir de l’attentat qui a frappé Londres, L’Express rappelle comment le Maire fraîchement élu s’exprimait.
C’était en septembre 2016.
Sadiq Khan, en effet, s’expliquait sur la menace terroriste.
Quelle que soit la manière avec laquelle ces paroles ont pu être reçues, en leur temps, inutile de dire que les rappeler comme s’y emploie le magazine français ne peut laisser de marbre.
Doit-on devenir fataliste et admettre que le terrorisme fasse désormais partie intégrante de nos existences ou bien peut-on se prendre à penser qu’au contraire, il pourrait en être éradiqué?
Vaste débat que chacune et chacun ne mène à coup sûr pas de la même manière.
Partout où la terreur sévit, l’effroi qu’elle suscite marque à jamais.
En pensée avec autant de familles et de proches que le poids d’une méchante Histoire a endeuillés.

société

Le coeur à l’oeuvre

Au milieu d’affaires plus ou moins glorieuses sinon douteuses qui animent la vie politique française, il y a aussi d’autres horizons qui se dégagent.
Je veux parler, ici, d’associations qui oeuvrent au bien de l’humanité.
La France du coeur est une réalité et la négliger serait faire du tort à un pays qui vaut mieux que de se résumer à certains de ses représentants.
Il m’a été donné de rencontrer des responsables d’associations diverses dont j’aimerais ici évoquer l’une d’elles.
Constituée de parents qui ont adopté des enfants russes, elle s’est développée au cours des années et offre, sur son site, le reflet d’actions qu’elle a menées et continue de mener.
Il est important de rendre compte d’autant d’engagement au regard d’autres comportements dont nos médias se font les relais quotidiens.
Oui, les êtres empreints du sens de l’idéal et du partage existent.
Le rappeler, c’est le souligner.

société

Alerte à la bombe, la France toujours sous la menace

La France sous la menace encore et encore. Cette fois, c’est le pôle financier du Palais de Justice de Paris qui a reçu une alerte à la bombe.
En quelques jours, ce ne sont pas moins de quatre événements qui ont rappelé que le pays est en danger sinon en guerre selon la formule du Président sur le départ.
Aucune conclusion hâtive ne peut être tirée de ces faits à répétition car la théorie du complot est toujours prête à l’emploi de qui en a besoin.
Cependant, il se trouvera sans doute quelque esprit avisé pour nous expliquer que rien ne permet de dire que … qu’il s’agit de déséquilibrés ou autres personnes sensibles qui en mal de se faire entendre.
Soit.
Le fait est que la France est sous tension. Le nier serait mentir mais abuser de ce constat n’est pas mieux non plus. Car c’est entretenir une peur pour s’imposer ensuite au nom de la sécurité. 
Dans le cadre d’une campagne présidentielle haute en couleurs, ces faits violents ne peuvent, néanmoins, passer à l’as. Souhaitons juste qu’ils soient traités à la hauteur de ce que les citoyennes et les citoyens français osent encore espérer de leurs autorités politiques et autres.