capture d’écran: https://www.rtbf.be/info/monde/detail_crash-d-un-avion-russe-deux-nouveaux-corps-retrouves-dans-la-mer-noire?id=9490015
Alors que nombre de mes compatriotes semblent se passionner pour une affaire en voie de devenir d’Etat au rythme où va leur mobilisation, j’ose, pour ma part, penser encore et encore au crash qui a blessé la Russie au coeur.
Certes, la mort brutale de l’ensemble des passagers et de l’équipage du Tupolev Tu-154 peut laisser aussi indifférent ou presque que le taux d’alcoolémie dans le sang de cette élue fédérale qui retient l’attention d’autant de Suisses.
Nul doute que conduire en état d’ébriété met en danger la vie d’autrui et que la loi est là pour sanctionner ce comportement. Mais le reste qui alimente tant de commentaires, relève de discussions de comptoir tant on semble ignorer ce qui s’est passé exactement.
Cela dit, il ne s’agit pas, ici, de minimiser les intérêts sinon de les hiérarchiser, il est juste question de constater que des goûts et des couleurs, comme dit le proverbe, on ne discute pas.
Même parmi les grands de ce monde, certains n’ont pas estimé bon de s’exprimer. Le Président d’encore tous les Français, par exemple, a pris comme porte-parole son ambassadeur à Moscou quand la Chancelière allemande en personne a adressé ses condoléances à la Russie.
Pour ma part, si j’y reviens encore, c’est pour ce qui m’unit à ce pays et qu’une journaliste a bien voulu comprendre. Qu’elle en soit remerciée, je veux parler, ici, d’Anne Pitteloud du journal Le Courrier:
http://www.lecourrier.ch/136498/les_voix_d_helene_richard_favre
société
En mémoire d’autant de vies noyées.
C’est l’âme-même de la Russie qui a été atteinte par le crash du Tupolev Tu-154. Autant de rappels de catastrophes évoquées ici ou là en relation avec ce type d’avions n’y change rien.
Cet hommage rendu ici, certes insistant, signifie le lien profond qui m’unit à la Russie.
La Russie pleure bien au-delà de son Choeur décimé.
La Russie pleure les siens, tout simplement. Des neuf journalistes disparus, ce jeune, par exemple, qui venait de demander en mariage sa petite amie.
Il travaillait pour la chaine de télévision Zvezda. Et puis, cette femme d’exception qu’était Docteur Liza comme on l’appelait en Russie.
Elizaveta Glinka avait créé le premier hospice de la Communauté des Etats Indépendants (CEI)
Elle avait aussi fondé une organisation caritative qui venait en aide aux personnes atteintes d’un cancer en phase terminale, aux malades du sida, aux SDF et à toute personne en proie à de quelconques difficultés.
Ce 25 décembre, la Russie a été frappée dans son coeur.
capture d’écran youtube
En ce 25 décembre où l’on célèbre la Nativité, la mort a frappé.
Elle a emporté avec elle des vies de musiciens, de journalistes, de militaires, de hauts fonctionnaires civils, de membres d’équipage et d’une responsable d’organisation caritative.
La Russie est en deuil de son choeur emblématique et de toutes celles et ceux qui l’accompagnaient en tournée.
Condoléances aux familles, aux proches, pensées et hommage:
https://www.youtube.com/watch?v=jPGnIpw2YSs
En réaction à la misère qui plombe tant de vies partout dans le monde, les explications sinon les accusations ou autres dénonciations d’un camp ou d’un autre, s’enchaînent à l’envi.
Parfois suivies de promesses sinon de garanties d’avenir meilleur, elles mobilisent ou rebutent, c’est selon.
Car face au cynisme qui préside trop souvent à nombre d’agressions en tous genres, la réserve retient de trop d’optimisme.
Or quand, déçu ou revenu de tout, on se range à une raison ou une autre sans plus adhérer à aucune faction partisane quelconque, est-ce à dire que l’on demeure inactif?
Non à observer nombre de celles et ceux qui s’engagent et luttent aux côtés des plus démunis.
Qui pour une cause, qui pour telle autre, aussi diverses et variées soient-elles, toutes, à leur manière, tentent d’apporter aide et soutien.
Alors?
Refuser de considérer l’humanité à travers sa seule noirceur, c’est lui accorder encore sa part incompressible de grandeur.
Elle existe.
L’entretenir, c’est au moins ne pas céder à ce qui la menace.
capture d’écran de: http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/dominique-de-villepin-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-897299.html
Dominique de Villepin était l’invité, ce 22 décembre au matin, de Jean-Jacques Bourdin. L’émission a porté sur divers sujets de politique internationale et hexagonale.
S’agissant de la Syrie, outre le fait de rappeler pour la ixième fois qu’il faut privilégier le dialogue entre les puissances en conflit et, de fait, avec le Président Bachar el Assad, il ne le conçoit toutefois pas comme solution mais passage obligé.
Son point de vue le regarde et peut encore se modifier si l’on considère qu’en 2012, il était favorable aux frappes sur la Syrie pour, ensuite, rejoindre François Fillon qui, lui, au contraire, n’a jamais varié dans sa prise de position.
Cela avait été relevé ici-même:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/28/temp-d23a74c79050df03a7969d42f7ef4acd-246192.html et également ci-après:
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-contradictions-de-Villepin-sur-la-Syrie-626381
Dans ce cas, que Dominique de Villepin vienne reprocher à François Fillon d’être absent comme il s’y emploie vers la minute 17 de l’émission, interpelle.
D’abord parce qu’en évoquant les plusieurs campagnes électorales auxquelles il aurait participé qui, pour la plupart auraient été victorieuses (sic), la sienne, en l’occurrence a été empêchée:
http://fr.calameo.com/read/0002606185f56259a6f3e
De fait, parfois, le silence peut être à l’image de ce qu’en dit le proverbe, d’or.
Surtout pour s’exprimer sur des sujets aussi sensibles et les pimenter d’allusions au goût douteux, comme celle aux Chrétiens d’Orient dont on distingue mal la prononciation qui rend, en écho crétins d’Orient.
Monsieur,
Sur votre compte Twitter, vous avez appelé à un rassemblement, ce 19 décembre 2016, Place Igor Stravinsky à Paris.
Avoir des opinions, nourrir des convictions, rien de plus légitime mais les défendre de manière aveugle, c’est prendre le parti d’intérêts et cautionner les non-dits qui les accompagnent.
C’est, dès lors, faire la part belle à la propagande.
Aussi, Monsieur Glucksmann, les criminels que vous dénoncez sont-il vraiment ceux qu’il vous plaît de mettre en avant tandis que de longue date, la menace a plané sur la Syrie?
Près de 400.000 morts plus tard et autant d’actes terroristes et d’assassinats, on préfère persister et signer des actes d’accusation contre ceux que l’Occident bien-pensant a décrétés coupables.
La Russie de Poutine ou de quiconque n’est pas à l’origine de l’horreur qui frappe la Syrie, pas davantage ne l’a-t-elle été de la guerre en Ukraine.
L’installation d’un gazoduc auquel le gouvernement syrien s’est opposé et l’exploitation de gaz de schiste contre lequel s’est levé le Donbass ont eu, en grande partie pour conséquences, les guerres fratricides que l’on sait.
Dénoncées par nombre de personnalités ou autres organisations humanitaires du monde occidental, elles ont été le plus souvent commentées de manière partiale et partielle pour privilégier l’émotion sélective.
Alors, quand prévaut la désinformation relayée au-delà des médias, sur un lieu chargé de mémoire comme l’est la Place Igor Stravinsky à Paris, c’est non seulement l’humanité et l’humanisme que l’on prend en otage mais la culture et l’Histoire.
Merci de votre attention,
Hélène Richard-Favre
capture d’écran de https://francais.rt.com/international/30921-depute-ukrainien-qualifie-heros-assassin-ambassadeur-russe-turquie
Gloire au héros, ici, au martyre, ailleurs, honneur est rendu à l’assassin de l’Ambassadeur de Russie en Turquie.
Normal, pour qui la vengeance est un plat qui se mange à chaud.
Alors, quand nos médias se penchent sur le sort de victimes et s’épanchent en considérations aussi humanistes que le sont les actes revendiqués tels, comme le mentionne un passage de l’article indiqué en lien ci-dessus, on a encore de quoi méditer sinon agir.
Comment?
Telle est bien la question et elle a été posée sur un réseau social sinon plusieurs. Autant de réponses que de sensibilités lui ont été apportées.
L’être humain, entre ange et monstre… Mais l’ange fait-il le poids et le monstre le vaut-il?
capture d’écran de: https://francais.rt.com/international/30839-ambassadeur-russe-turquie-grievement-blesse-attaque-armee-ankara
Tandis que la communauté internationale présente ses condoléances à la Russie qui vient de perdre son ambassadeur en Turquie, Berlin compte ses morts et ses blessés.
Même schéma opératoire qu’à Nice le 14 juillet dernier, un camion a foncé sur la foule:
http://www.dw.com/fr/attentat-à-berlin/a-36838353
Noël avec, pour qui se rend encore à l’église, ses paroles et ses actions de grâce, ses prières et ses chants pour la paix, pour l’entente entre les peuples tandis que le sang coule à flot pour une cause, pour une révolution ou pour quelque intérêt ou enjeu stratégique.
C’est le monde comme il va, avec ou sans honte.
C’est selon.
Dans le cadre de son journal quotidien, la chaîne publique suisse a diffusé un reportage réalisé par l’un de ses journalistes. Yves Magat s’est rendu, en effet, à Vorkuta, ville du grand nord de la Russie et y est revenu avec ce document:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie–popularite-de-poutine-les-explications-dyves-magat?id=8244027
Tandis que nombre de journalistes ne savent plus qu’inventer pour commenter l’actualité syrienne et, de fait, la Russie sinon son seul président comme cela a été évoqué ici-même, voici qui tranche nettement dans le ton et la manière.
Pour rappel, un autre temps fort du journalisme proposé par la RTS avait été signalé ici alors que le président de la Chambre basse du Parlement suisse avait décidé d’annuler la visite de son homologue russe prévue dans le cadre du bicentenaire des relations entre la Suisse et la Russie*.
La parole avait été alors donnée à Sergueï Naryshkine dans le cadre du téléjournal:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-du-journalisme.html
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-l-insulte.html
