La Tribune de Genève publie un article et l’intitule, « La brigade Azov a dix ans et reste plus populaire que jamais. »
Pour qui connaît un peu l’histoire et les hauts faits de ce bataillon soudain devenu « brigade », nul doute que le grand quotidien genevois ne rencontre aucun problème de conscience à évoquer la célébration de son dixième anniversaire.
Normal quand on s’arrange pour considérer comme fantasme ou propagande russe, le passé nazi de ce bataillon, si soigneusement ignoré sinon dans l’allusion au refus du congrès américain que « les autorités ukrainiennes délivrent des armes américaines à la brigade en raison de son trouble passé. »
Et un jeune homme interviewé dans l’article d’être cité: «Marioupol a montré nos aptitudes au combat. Peut-être qu’aux États-Unis des gens pensent qu’on est nazis, mais ce n’est pas vrai».
Et pour que l’on mesure bien la force morale de ce vaillant guerrier, la journaliste qui signe l’article conclut à son sujet qu’il « prie ou écoute des chansons d’un groupe de rap ukrainien. Sa favorite: «La guerre n’en finit pas».
Dans un précédent sujet de ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de dire que ce monde m’échappait. Là, il ne m’échappe plus, il me sidère.










