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La résilience du peuple syrien

Après une introduction relative à un marathon en faveur des Chrétiens d’Orient, organisé dans différentes villes dont celle de Damas,  les témoignages livrés ci-après par deux volontaires en Syrie brisent bien des images diffusées en Occident:
http://fr.aleteia.org/2016/10/17/video-au-coeur-dalep-avec-sos-chretiens-dorient/
Tandis qu’on nous présente le peuple syrien divisé, on découvre, au contraire, comment il est soudé et comment ses différentes communautés religieuses sont solidaires les unes des autres.
Tandis qu’on nous parle d’hôpitaux détruits à Alep Est, on apprend combien d’hôpitaux ont été visés par des tirs à Alep Ouest.
A entendre la Syrie décrite ainsi, on se rappelle ce qu’en disait la journaliste britannique, citée par un des intervenants de l’émission Infrarouge et dont il a été question ici-même:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/10/13/syrie-une-journaliste-britannique-explique-ce-qu-elle-a-vu-a-alep.html
Elle aussi a insisté sur le fait que le peuple était avant tout syrien et solidaire. 
Elle aussi a montré comment toutes les communautés religieuses cohabitaient en Syrie.
Elle aussi, par son témoignage, est venue bousculer nombre d’images diffusées par autant de médias dominants.
La video dure un peu moins de 50 minutes, elle vaut la peine d’être visionnée:
http://fr.aleteia.org/2016/10/17/video-au-coeur-dalep-avec-sos-chretiens-dorient/

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Ces enfants d’Alep…

capture d’écran de http://www.asianews.it/news-en/Vicar-of-Aleppo-says-rebel-rockets-against-Christian-quarter-hit-school,-killing-four-children-38851.html
 
Et de ces enfants-là, qui en diffusera la photo dans le monde entier?
Qui devrait avoir honte, pour reprendre la question posée par l’émission Infrarouge diffusée par la Radio-Télévision suisse le 12 octobre dernier?
Nous autres qui devons subir ce que nos médias relaient de prises de positions politiques?
Qui contribue à ne donner de cette guerre que la vision qui lui sied?
Le magazine français Marianne publie un article qui sort des sentiers battus par la bien-pensante classe médiatico-politique.
A signaler, tant il est rare de trouver un autre point de vue parmi les journalistes qui se satisfont, le plus souvent, de relayer ce qui doit l’être au nom de l’information.
Merci à Jack Dion:
http://www.marianne.net/les-djihadistes-alep-ne-sont-pas-gentils-rebelles-100247131.html

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Que les représentants de pays qui ne comptent aucun bourreau dans leur Histoire se lèvent!

capture d’écran de: https://www.youtube.com/watch?v=bv5MqIhiEAg
 
J’aime la Russie, le rappeler est un euphémisme. Et pourtant, il semble important de préciser encore et encore pourquoi et comment je puis aimer ce pays dont le Président a désormais été présenté comme le boucher d’Alep.
On constatera également, dans les propos de cet élu, la même invite au boycott du Mondial 2018 qui a valu cet appel lancé par un lecteur auquel j’ai répondu dans un précédent sujet de ce blog:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/10/14/de-la-liberte-d-expression-a-l-outrance.html#comments
Alors oui, je réitère.
Car loyale à mes pays d’origine que sont la Suisse et la France, sans aucun angélisme je refuse qu’on diabolise la Russie.
Cependant, bien sûr qu’entretenir un climat haineux vis-à-vis d’un pays et/ou de son président sous toutes sortes de prétextes, est une stratégie connue.
Admettre, au contraire, quels intérêts on poursuit et avec l’aide de quels bourreaux et autres égorgeurs d’innocents, un ancien ministre français s’y est quand même risqué en reconnaissant le bon boulot d’Al Nosra en Syrie.
Dans ce cas, s’élever contre tel ou tel propos simplificateur sinon simpliste qui masque une réalité autrement plus complexe, est un devoir. Et là, on n’est plus dans l’amour d’un pays ou d’un autre.
On est dans le rejet d’abus relayés avec la complicité de médias complaisants sinon malfaisants.

Politique, société

La politique russe au Moyen-Orient, analyse sans complaisance

Au-delà de toute propagande, voici le point de vue d’un analyste -et d’autres qu’il cite- dont on peut encore espérer qu’ils soient susceptibles d’inspirer un regard moins orienté sur la Russie de Poutine.

Il va de soi, néanmoins, que juger et se la jouer droitdel’hommiste semble être la préférence instituée par nombre de représentants du monde politico-médiatique occidental.

Le point de vue exposé ci-dessous par Roland Lombardi, lui, ne s’encombre pas de considérations ou autres ménagements. Il expose des faits avec lesquels, bien sûr, on peut être en désaccord.

Son analyse, cependant, a au moins le mérite de trancher avec la doxa de juges et censeurs assermentés à délivrer la bonne parole.

Non, la Russie de Poutine n’est pas ce qu’on nous en rabâche à longueur de colonnes ou autres plateaux médiatiques. La Russie de Poutine est ce qu’elle est et s’inscrit dans une Histoire dont Roland Lombardi sait rappeler quelques dates.

À lire, ci-après, son éclairage sans complaisance ni idolâtrie quelconque.

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De la liberté d’expression à l’outrance

La Tribune de Genève publie ce jour, dans sa rubrique Courrier, une lettre du jour et deux autres dont une que j’ai signée.
Je tiens à préciser, ici, que tous les sujets que j’ai proposés ont reçu bon accueil et dans ce sens, je suis profondément reconnaissante à qui les publie.
La liberté d’expression exige que toutes sortes de points de vue soient exposés et c’est aussi bien ainsi.
En l’occurrence, ce 14 octobre, le point de vue émis par l’auteur de la lettre qui paraît en Lettre du jour et qui est toujours accompagnée d’une photo, l’est de celle du Président russe.
Visage presque glabre sur fond bleu-nuit, il est sensé illustrer le propos tenu par l’épistolier du jour qui ne ménage pas sa peine pour dire tout le bien qu’il pense de Vladimir Poutine.
Exposer en quelques lignes autant d’assertions sans le moindre début de preuve fiable pour appeler au boycott du Mondial 2018, couvert de sang innocent, c’est émettre une opinion, bien sûr et la liberté d’expression y encourage.
Dans ce cas et puisque l’auteur de cet appel sollicite, entre autres ONG ou personnalités de tous bords pour dire « non », j’y réponds.
Mais pour vous dire, Monsieur Stefano Pesaresi, qu’au nom des mêmes valeurs que vous défendez, je refuse votre point de vue.

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Syrie, la honte en question

Capture d’écran de: http://www.rts.ch/emissions/infrarouge/
Au-delà des invités qui ont tous donné un éclairage susceptible de compléter celui de l’autre, c’est le titre retenu pour cette émission qui surprend: Syrie, notre honte?
Formulé sous forme de question qui s’adresse à un ensemble indéterminé, qui concerne-t-il? 
Lequel d’entre nous serait-il responsable de ce qui se passe en Syrie? Lequel d’entre nous aurait-il contribué à détruire ce pays? 
Un tel titre vient interroger et faire répondre à partir d’informations dont on sait qu’elles sont partiales et partielles.
Un titre ainsi libellé est d’ordre axiologique. Or quelle guerre se soucie de morale?
Ce n’est pas d’appel au sentiment dont la situation a besoin, c’est de lisibilité pour tous.
En l’occurrence, on est loin du compte.
Car présenter systématiquement les parties en présence de manière telle que le public comprenne qui est la gentille et qui, la méchante, c’est se moquer du monde.

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Syrie, une journaliste britannique explique ce qu’elle a vu à Alep

Donc on l’a bien compris, la honte préoccupe certains journalistes comme en témoigne le titre retenu pour l’émission  diffusée ce 12 octobre par la radio télévision suisse.
Il n’est pas vain d’y revenir tandis que le précédent sujet de ce blog y a fait référence:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/10/13/syrie-la-honte-en-question.html
Les invités se sont exprimés selon leurs convictions dont il est inutile de dire qu’elles se rejoignaient sur la dénonciation de crimes de guerre.
Elles divergeaient, par contre, sur les responsabilités des uns et des autres.
L’un des intervenants, Gabriel Galice, a rappelé une chronologie d’événements que d’aucuns préfèrent masquer sinon négliger.
Il a aussi évoqué le nom d’une journaliste britannique. Elle s’appelle Vanessa Beeley et ce qu’elle dit de la situation en Syrie vaut d’être entendu:


A quand une interview de cette femme sur nos chaînes d’information dites encore publiques?

société

Heureuse initiative d’un Conseil administratif

Une telle initiative prise par le Conseil administratif d’une ville est à souligner.
Et c’est le quotidien genevois Le Courrier qui l’évoque ce 23 septembre:
http://www.lecourrier.ch/142704/la_ville_ecrit_a_la_direction_de_tamedia
Dans ce sens, une pétition a été lancée et est à signer pour qui souhaite ne pas voir s’amenuiser sinon disparaître deux des principaux titres de la presse suisse française:
https://www.change.org/p/tamedia-non-au-sabordage-de-la-presse-régionale-romande
Tandis qu’une affaire d’enfant hors mariage mobilise nombre de journalistes, peut-être que celle qui risque de voir sacrifié le sort d’autant de leurs confrères les mobilisera tout autant.
Il ne s’agit pas, par là, de minimiser une affaire au profit de l’autre. Il est juste question de manifester un soutien à autant de vies menacées par la nécessité de bénéfices jamais assez élevés à réaliser.
Après tout, l’affaire Darbellay a été réglée, sur le plan financier, en tous les cas et selon les propres déclarations de l’intéressé.
Dans ce cas, pourquoi Infrarouge, pour ne citer que cette émission qui a consacré sa dernière édition à la vie privée d’élus ne s’occuperait-elle pas aussi de la vie menacée d’autant de collaborateurs de La Tribune de Genève et de 24 heures?

Politique, société

N’est pas Mitterrand qui veut

Non, la Suisse, avec son élu et potentiel sinon palpable futur Conseiller Fédéral et de fait, Président pour un an de la Confédération Helvétique, ne tient pas son Mitterrand.
L’aveu de sa paternité hors mariage de celui qui, pour l’heure, brigue le poste de Conseiller d’Etat de son canton, le Valais, est loin d’être dénué d’intérêt.
Christophe Darbellay n’est certes pas François Mitterrand à plus d’un titre. Mais pour ce qui est de l’ambiguïté, les deux hommes semblent s’y connaître.
Tout comme le second, le premier est habile stratège. Il a eu l’occasion de le montrer à diverses occasions.
Ce qui distingue, par contre, les circonstances qui entourent la naissance de l’enfant que chacun a eu hors mariage est sans doute l’amour.
François Mitterrand a entouré sa fille de soins et d’affection, en grande partie au prix du contribuable, il est vrai. Mais il a aimé son enfant.
A suivre les déclarations de Christophe Darbellay, on comprend que l’affaire est réglée sur le plan financier et moral:
http://www.tdg.ch/suisse/bebe-mariage-grave-christophe-darbellay/story/10022808

société

Racisme ordinaire

capture d’écran 
Au gré de ce qui se publie ici ou là sur les réseaux sociaux sous forme de statut, il n’est pas rare de lire des considérations visant telle ou telle nationalité.
A observer, ensuite, comment sont accueillis ces propos souvent réducteurs, force est de constater que la xénophobie sinon le racisme ordinaire ont leurs émules.
Qualifier les ressortissants d’un pays de telle ou telle (in)compétence sans autre forme de procès, relève d’un simplisme hasardeux.
Et si aisé qu’énoncé sans fondement digne de ce nom, il passe de sentence à savoir.
Aussi rassemble-t-il ignorants et identitaires, jamais las de dire tout le bien qu’ils pensent de qui ne leur ressemble pas.
Oui, le racisme ordinaire existe.
Et il ne vise pas que les réfugiés ou les migrants. Il concerne tout autre que soi à rejeter pour s’affirmer.
Evidence, certes et telle que rien ne semble en mesure de prédire son avenir.