Il est toujours intéressant de découvrir les remarques qui vous sont adressées lorsque vous publiez un sujet de blog, en l’occurrence celui d’hier évoquant la pétition que nous avons lancées, Marion Garcia et moi.
Sur un réseau social bien connu, la question m’est posée de savoir comment les Ukrainiens pourront se défendre sans armes face à la Russie. Et l’internaute soucieuse de ne pas me froisser, peut-être, précise, « c’est une question! »
Je souligne l’évidence de ladite question qui n’échappe à aucun esprit un tant soit peu éveillé. Sauf à songer à autant de vies sacrifiées sur l’autel de violences dont ces mêmes esprits éveillés ne souhaitent pas l’accumulation.
Surgit un internaute, toujours là quand il faut, pour expliquer à cette personne qui a interrogé, ce que je veux.
Oui, il le sait! Je veux « juste qu’ils se rendent….pas plus pas moins et qu’ils laissent donc leurs enfants, épouses se faire violer et les maris, amis, ou juste copains se faire massacrer par les gentilles troupes russes comme dans toute l’Ukraine occupée. »
Intéressant, non? Nous sommes deux femmes à lancer une pétition mais je suis soudain seule et ce Monsieur sait ce que je veux. Admirable.
Une autre réaction, qui m’a été adressée par courriel, elle, témoigne pour sa part de l’irréversibilité des positions.
Pour cette personne, la question de livrer des armes « ne saurait être discutée, il y a bel et bien un agresseur et un agressé qui mérite d’être soutenu encore bien plus que la Suisse ne le fait!!!!!! »
À lire ces propos, on comprend que la dimension humaine évoquée dans la pétition passe littéralement à la trappe.






