Pas un jour ne passe sans que les uns et les autres ne se mêlent de commenter la situation en Ukraine.
Pas un jour ne passe sans que ni ces uns ni ces autres ne se mêlent de commenter la situation en Afghanistan, au Yemen, au Tigré et dans tant d’autres pays ravagés ne serait-ce que par la famine.
Nos chaînes d’infos en continu, les téléjournaux de nos chaînes nationales d’information multiplient les séquences consacrées à toutes sortes de reportages, tables rondes et documentaires dénonçant « l’horreur ».
Laquelle, au hasard? Celles d’un pays dont on ne compte plus le nombre d’expertes, d’experts et de spécialistes qui en traitent. Et ce pays, la Russie, je l’aime, oui, je n’ai aucune gêne ni aucune honte à l’écrire ici.
Et je l’aime d’autant plus lorsque je découvre comment on en parle sans rien en connaître de l’Histoire, sans rien en savoir de la culture au sujet desquelles on se répand en considérations morales aussi prévisibles les unes que les autres.
Et si je ne cesserai de dire que j’aime la Russie, c’est tout simplement parce que cet amour est étranger à la politique. Et que si la politique ne peut être écartée, ce n’est pas elle qui a motivé ma décision de mener des études de russe.
Pas elle non plus qui a présidé à ce que mon parcours littéraire se développe en Russie. Pas elle non plus qui m’a incitée à en traiter sur ce blog depuis 2012 mais surtout depuis fin 2013 en réaction à ce qui s’énonçait à son propos.
On peut ne pas aimer ce pays qui m’est si cher. Et c’est parfaitement légitime. Mais on pourrait surtout en traiter en connaissance de cause. Et de cela, rares sont celles et ceux invités à le faire sans relayer mauvaise foi sinon mensonges.
La différence et la nuance sont là. Et elle comptent.








