Nombre de fidèles orthodoxes célèbrent Noël ce 7 janvier. Vous le savez, d’une manière ou d’une autre et peut-être avez-vous aussi appris que le Président russe avait décrété un cessez-le-feu. Inutile de dire que celui-ci a été commenté, en Occident, avec une telle variété de réactions qu’on y découvre autant de manières de signifier la même chose en termes divers.
Aucune surprise, aucun espoir de sortir de ce champ dévastateur de haine au seul prétexte que la Russie aurait ramené la guerre en Europe qui n’en n’aurait plus connu depuis 1945. Il est vrai que celles qui ont ravagé l’ex-Yougoslavie n’ont pas eu lieu en Europe. Vrai aussi que la guerre dans le Donbass, déclenchée après l’abolition, en 2014, de la loi sur la politique linguistique de l’Etat qui a banni le russe comme langue officielle en Ukraine, que cette guerre ne s’est pas non plus déroulée en Europe.
Quelle importance avaient autant d’Ukrainiens russophones sinon d’être d’emblée qualifiés par nos médias de « rebelles »? On serait curieux de savoir comment seraient appelées les populations germanophones, italophones et romanche si, du jour au lendemain, leur était imposé le français par la partie francophone de la Suisse. Sauf que ce pays n’a rien de comparable avec l’Ukraine et qu’aucune de ses parties linguistiques ne verrait de raison à pareille détestation de ses compatriotes.
Car on ne le répétera jamais assez, c’est aux siens que s’en est pris le gouvernement ukrainien. À ses propres concitoyens! Mais il était et reste bien plus facile de prétendre que la Russie a fomenté la guerre civile qui a causé 14’000 morts pour, ensuite, de manière d’autant plus aisée, la condamner et lui infliger un nombre record de sanctions jamais atteint par aucun autre pays en disgrâce aux yeux de l’Occident « démocratique ».
En ce 6 janvier au soir, veille du Noël que célèbreront tant d’orthodoxes meurtris dans leur chair et dans leur coeur, je pense aux innombrables victimes tombées sous le coup du cynisme le plus absolu de pouvoirs politiques et financiers que seules animent l’avidité et la démesure.









