Politique

Les enfants-soldats, le cinéaste et la guerre de l’information

Lorsque la Crimée, dont il est originaire, est envahie par les forces russes, Oleg Sentsov rejoint sa ville de Simferopol. *
Telle est la manière dont Stéphane Siohan pose le cadre de la situation en Crimée alors qu’il évoque l’arrestation et la condamnation d’un réalisateur ukrainien par la justice russe.
La Crimée envahie par les forces russes, on ne compte plus les journalistes qui l’ont vue ainsi.
Tandis qu’un referendum avait été organisé qui permettait aux citoyens de se prononcer sur le rattachement ou non de la Crimée à la Russie, inutile de rappeler comment celui-ci avait été commenté.
On en trouve encore l’écho dans l’article de Stéphane Siohan qui relaie les propos du cinéaste selon lequel la Crimée aurait été illégalement annexée avant d’ajouter qu’il n’y aurait pas de fascistes en Ukraine. 
Il serait intéressant de demander à l’auteur de cet article paru dans Le Temps,* ce qu’il en pense, lui qui a relayé sur son compte Twitter ce qui figure en illustration de ce sujet, à savoir l’ouverture, par la milice d’extrême droite du bataillon Azov, d’un camp d’entraînement pour enfants, camp géré par le ministère de l’Intérieur ukrainien.
Guerre d’informations ou non, tout cela se passe tout près de chez nous et ne semble pas prêt de s’arrêter à en croire le tweet adressé au cinéaste par Petro Poroshenko:
 «Tiens bon, Oleg, le temps viendra où ceux qui t’ont condamné se retrouveront sur le banc des accusés!» *
* http://www.letemps.ch/Page/Uuid/96f02566-4b60-11e5-81d9-3af08ac280c8/La_justice_russe_inflige_20ans_de_prison_à_un_réalisateur_ukrainien

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