Je ne crois pas que la posture sur des plateaux de télévision soit la bonne réponse. Bravo, Dominique de Villepin, d’avoir ainsi répondu au philosophe guerrier dont les initiales sont si connues que son nom n’est plus même utile à écrire en toutes lettres.
Quelle insulte à l’étymologie d’une discipline que ce Monsieur incarnerait!
Φιλοσοφια, que se traduit, littéralement, par ami de la sagesse…. Où est celle de BHL? Où est la volonté d’apaisement? Tant de fois a-t-on vu cet homme partir en guerre ici et là.
Quant à tant de nos journalistes qui répètent que la guerre dans le Donbass a été déclenchée « dans la foulée de l’annexion de la Crimée », c’est refaire l’Histoire.
Rappeler la principale raison de cette guerre, à savoir la politique linguistique mise en place par le nouveau régime de Kiev qui a renversé le Président Viktor Ianoukovitch en février 2014 et imposé l’ukrainien comme seule langue officielle, nos journalistes émérites s’en gardent bien!
Vous seriez contents que, du jour au lendemain, on vous impose une autre langue que votre langue maternelle jusque là reconnue dans un pays multi-culturel? J’ai cité l’exemple de la Suisse, je ne suis pas la seule, heureusement!
Merci à l’ancien Ambassadeur de la Confédération Helvétique en Russie, Yves Rossier de l’avoir rappelé sur le plateau de l’une des émissions d’Infrarouge de la RTS, à laquelle il avait été invité.
Défendre une qualité d’information n’équivaut pas à soutenir une avancée guerrière. Défendre une qualité d’information consiste à refuser de diaboliser un pays en faveur d’un autre.
Rien de plus mais beaucoup au regard de ce qui se déverse sur la Russie comme mensonges.










