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L’honneur discutable d’une candidate à l’Elysée

Depuis quelques temps, nous voyons tomber les unes après les autres, des figures masculines du monde médiatique et politique français, le courant #metoo portant les femmes à « libérer leur parole ».

Ainsi, Jean-Jacques Bourdin, dont il a été question ici, est-il visé par une plainte, déposée huit ans après les faits par une femme qui dit que son agresseur aurait tenté de l’embrasser de force.

Et l’homme en question d’être désormais suspendu de ses fonctions par son employeur qui va mener une enquête interne.

Pendant ce temps-là ses confrères créent un buzz médiatique qui d’ores et déjà condamne le présumé innocent qui n’a pas même donné sa version des faits.

Mieux encore, une candidate à l’élection présidentielle récupère la situation dont on ne sait rien sinon ce qu’en a dit la plaignante, et, face à Jean-Jacques Bourdin, se positionne en faveur des femmes au sujet desquelles elle déclare:

« Présidente de tous les Français, je ne laisserai plus aucune femme avoir peur de porter plainte. Et pour que la parole se libère, il faut que les femmes se sentent soutenues. Et avec moi, elles le seront ».

Ce genre de franchise dont se réclame Valérie Pécresse n’est que pure démagogie. Comme si la femme française avait besoin de pareille politicienne pour se sentir ne plus « avoir peur de porter plainte »…

Cette séquence télévisuelle révèle le malaise du journaliste, certes! Mais en dit tout autant d’une politicienne sans honneur.

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La mort du coeur en plein Paris.

Vous avez sans doute appris comment le photographe suisse René Robert est mort à Paris, après une chute sur un trottoir.

Il était environ 21:30, selon ce qui nous est rapporté, il se promenait comme chaque soir et a chuté sans plus parvenir à se relever. Personne ne lui a prêté la moindre attention.

Et qui, à l’aube, a appelé les secours? Un SDF.

En d’autres termes, soit la rue de Turbigo -située au centre de Paris- était vide lorsque l’homme de 85 ans est tombé, soit on est passé à côté de lui dans l’indifférence la plus absolue.

Une société dans laquelle seul un SDF réagit au sort adverse d’un être humain? Oui, c’est possible, la preuve!

Le froid qui a envahi le photographe suisse jusqu’à le tuer est celui de coeurs détournés du sentiment. Le froid qui a été observé dans la nuit du 19 au 20 janvier est celui d’une météo de saison.

Ce conte d’un nuit d’hiver honore l’humanité du SDF qui a secouru René Robert.

Et révèle la légèreté de tant de valeurs revendiquées par une société qui n’en peut plus de donner des leçons de « droits humains » à d’autres et de les juger.

En l’occurrence, c’est un des siens qu’elle a condamné à mort.

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Ukraine et désinformation, lisez ce cri du coeur!

C’est une forme de cri du coeur, cet article qui m’a été transmis par une amie.

Un cri du coeur qui va au-delà de celui que j’ai moi-même lancé. Vous y lirez quelques rappels concernant l’Ukraine, rappels que j’ai signalés mais là, c’est bien davantage encore que vous trouverez!

Je vous invite donc très vivement à découvrir ce qui est écrit ici et tout autant les commentaires qui suivent.

De jour en jour, je me demande comment nos journalistes peuvent encore se sentir bien à désinformer sur la situation en Ukraine. Sont-ils, sont elles aux ordres pour ne devoir rendre compte d’une situation que de manière arbitraire?

Au manque total de respect de leur public, s’ajoute la faute.

Oui, le devoir de chaînes d’Etat est d’informer de manière aussi objective et neutre que possible. Et on en est loin. Très loin. Depuis des années, je l’ai écrit ici. Et nous sommes nombreux à réagir.

Pour quel résultat? Le mépris.

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Comme si les démons du Kremlin s’en étaient pris à un pays dont les dirigeants ne souhaitaient que la démocratie…

Que de désinformation sur une situation grave qui a déjà fauché tant de vies, anéanti des familles, poussé d’autres à l’exil, condamné des enfants qui n’auront connu qu’une guerre larvée qui dure depuis bientôt huit ans et dont nos médias ne se sont plus souciés!

Je veux parler du conflit qui sévit dans le Sud-Est de l’Ukraine, à nos portes.

Des centaines de sujets de ce blog y ont été consacrés. Lequel d’entre nos médias qui s’époumonent en blâmes à l’encontre de la Russie, lequel d’entre eux a continué de se pencher sur le sort de populations sacrifiées sur l’autel d’intérêts qui les dépassent?

Parce qu’une guerre ne se mène jamais que d’un seul côté, évidence savamment omise par tant de « spécialistes ».

Comme si, par exemple, le massacre de la maison des syndicats à Odessa, le 2 mai 2014 n’avait jamais eu lieu. Comme si, ces « rebelles pro-Russes », brûlés vifs, enfermés dans le bâtiment, ne comptaient pas!

Comme si la mise à l’honneur d’un tristement célèbre Néo-Nazi à Kiev relevait du pur fantasme.

Comme si l’imposition de la langue ukrainienne en tant qu’unique idiome pour le pays dont une si grande partie de la population est russophone n’avait jamais été décrétée par le gouvernement!

Je ne peux m’empêcher de penser à ces femmes, à ces hommes, à ces enfants terrorisés à l’idée d’avoir à subir le feu. Des témoignages nous sont livrés mais curieusement, ils n’émanent que d’un seul camp. Celui qui risque d’être « envahi » par la Russie.

Et aux populations des Républiques indépendantes de Louhansk et de Donetsk, la peur leur serait-elle donc épargnée?

Mais qui ose encore penser que les victimes sont d’un seul côté et les coupables du seul autre? Serait-on encore assez naïf pour intégrer pareil récit idiot? Que nos médias d’Etat invitent donc enfin à s’exprimer des spécialistes qui ne soient pas inféodés à une doctrine!

Qu’ils offrent de quoi réfléchir plutôt que d’asséner leurs inepties! Oui, le terme convient, il a même valu sa démission à un haut-gradé allemand. Il en a été question ici, du sort advenu à ce Vice-Amiral.

Il serait grand temps de s’interroger sur ce qui justifie autant de parti pris contre la Russie.

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Tensions en Ukraine, regards

Voici un intéressant échange de points de vue que nous propose RT en français en relation avec les tensions qui mettent aux prises Ukraine et Russie, sans compter les autres qui s’en mêlent.

Je vous invite à le découvrir ici.

Au regard du battage médiatique occidental qui entoure la situation, il est bon de disposer d’autres considérations pour s’en faire une idée tandis qu’elle nous est présentée de façon si souvent unilatérale.

Même cette chaîne d’Etat qu’est la Radio Télévision Suisse oublie la déontologie à laquelle elle est soumise. Plus aucun souci d’objectivité ne l’anime lorsqu’elle diffuse, non plus de l’information mais de la propagande qui ne masque même plus sa russophobie.

De nombreux exemples ont été cités sur ce blog et transmis à ladite chaîne. En vain.

Il ne s’agit pas, encore une fois, de dire que la Russie est merveilleuse ou que son Président serait le meilleur. Non, il est juste question de rétablir un équilibre dans les conceptions qui en sont rendues journée faite par tant de nos journalistes.

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Une démission au plus haut niveau, révélatrice…

Il est plus aisé de se débarrasser de toute personne qui remet en cause l’orientation de points de vue qui doivent s’imposer que de les remettre en cause, tout cela est bien connu et se vérifie une fois encore.

Il vous suffira de cliquer sur ce lien pour découvrir comment le chef de la Marine allemande a remis sa démission.

Extrait de l’article qui en témoigne: « Le vice-amiral Kay-Achim Schönbach va quitter ses fonctions «avec effet immédiat», a déclaré samedi soir un porte-parole du ministère de la Défense à l’AFP. Le haut gradé a déclenché une tempête diplomatique en qualifiant d’«ineptie» l’idée que la Russie puisse envahir l’Ukraine, alors que son propre pays -l’Allemagne – et ses alliés occidentaux mettent en garde contre ce danger depuis des semaines. »

Et vous doutez encore de pressions qui s’exerceraient en faveur de la bonne et juste parole à tenir sur la Russie ?

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Vladimir Poutine, l’écouter s’exprimer et comparer avec la propagande russophobe

Face à l’information lacunaire quand elle n’est pas mensongère, diffusée par des journalistes qui n’ont peut-être pas même idée de ce qu’ils énoncent, il me tient à nouveau à coeur de réagir.

Je l’ai admis ici, j’ai rêvé.

J’ai osé imaginer que, sur la Russie, l’information délivrée serait moins orientée. Hélas, j’ai dû me rendre à l’évidence que non, le traitement des faits reste identique à celui que j’ai tant de fois remis en cause.

Je vous propose donc de découvrir une séquence vidéo.

Il s’agit des réponses qu’apporte Vladimir Poutine, ce 8 janvier 2022, aux questions que lui pose une journaliste anglophone. Suivez-là avec attention, cette séquence, elle a l’avantage d’être sous-titrée.

Vous vous forgerez ainsi votre opinion sur ce qui vous est distillé en boucle dans la plus grande partie de vos médias. Et vous confronterez ainsi ce que déclare le Président russe  à tout ce qu’on vous raconte en permanence sur les intentions de « sa Russie ».

Même des personnes pas forcément russophiles commencent à mesurer le parti pris affiché par la quasi totalité de la classe médiatique, leurs invités compris.

S’alarmer de bruits de bottes, alerter mais contribuer à alimenter une réelle propagande ne paraît pas perturber ces professionnels de bien mauvaise foi.

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Ce 10 janvier, Etats-Unis et Russie se rencontrent à Genève

La photo qui illustre ce sujet date de juin 2021. Les Présidents Biden et Poutine se rencontraient à Genève.

Depuis lors, peut-être suivez-vous encore les commentaires diffusés par nos médias dits mainstream en relation avec la situation dans le sud-est de l’Ukraine qui a été au coeur des discussions entre les délégations états-uniennes et russes, ce 10 janvier à Genève.

« Peut-être » et « encore » car elles sont tellement invariables et, de fait, attendues, qu’on n’apprend à peu près rien de nouveau.

En gros et en résumé, Vladimir Poutine, ancien du KGB, leitmotiv usé jusqu’à la corde mais imparable au rappel, Vladimir Poutine donc, est un nostalgique de l’empire russe, a très mal vécu la fin de l’URSS et veut redonner sa puissance à la Fédération de Russie.

En conséquence de quoi, il masse ses troupes à la frontière ukrainienne. On pourrait aussi parler de frontière russe mais non, elle n’est qu’ukrainienne… Et cela semble suffire à expliquer une guerre qui n’en finit pas et qui se déroule à nos portes depuis huit ans bientôt.

La Radio Télévision Suisse (RTS), pour ne parler que d’elle, donne la parole à ses « envoyés spéciaux » qui nous montrent des images et des témoignages en provenance de villages proches de la ligne de front mais que d’un seul côté, celui des « séparatistes » étant ignoré.

Pour l’objectivité, on attendra.

Mais surtout, dire pourquoi les populations se sont révoltées, dans cette partie du Donbass, cela, on s’en garde bien. Imaginez la Suisse romande, la Suisse italienne et romanche soudain obligées de parler suisse allemand parce que des personnalités politiques de cette partie du pays auraient pris le pouvoir et imposé leur idiome à l’exclusion de tout autre dans le pays, vous pensez que les gens auraient été heureux?

C’est ce qui est arrivé en Ukraine lorsque l’ukrainien a été décrété seule langue du pays et que le russe n’a plus été admis comme langue officielle admise. En d’autres termes, toute une partie de la population du Donbass a été non seulement privée de sa langue maternelle mais s’est vue du jour au lendemain devoir accomplir toute démarche administrative ou autre en ukrainien.

Cherchez l’erreur et l’envahisseur!

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Des circonstances …

Je ne l’ai pas revue, ce soir.

Qui donc est-elle, que j’aie besoin de parler d’elle? Je l’ai eue comme professeur de piano. Oui, j’ai joué de cet instrument douze ans durant. Et puis, mes études de russe me prenant beaucoup de temps, ajoutées au reste de mes activités, j’ai peu à peu espacé les cours avant d’y mettre un terme.

De la même manière, ai-je aussi dû renoncer à la poursuite du travail que je consacrais à l’influence de Baudelaire sur les poètes symbolistes russes. J’ai terminé mes études de Lettres en linguistique. Mais je n’ai jamais pu oublier le russe, repris des années plus tard.

De cette année 1978 – dont il a été question dans le précédent sujet de ce blog–  je garde un tout autre souvenir, celui de mon séjour comme étudiante à Léningrad, désormais rebaptisée Saint-Pétersbourg comme vous le savez.

C’était au mois de juillet, j’ai vécu des nuits blanches au sens premier et figuré du terme.

C’est au retour de ce séjour que la décision de changer la discipline dans laquelle je devais terminer mon cursus universitaire s’est imposée. Elle a été douloureuse à prendre. Feu le professeur qui en a été à l’origine s’en est rappelé vingt ans plus tard, il n’avait rien oublié.

Quoi qu’il en soit, la Russie est sans cesse restée présente en moi et la chance que m’a offerte la rencontre avec ma première traductrice m’y a ramenée.

C’était trente ans après avoir découvert l’Union soviétique à Moscou et à Léningrad que je retournais dans ces deux villes, invitée par l’Ambassade de Suisse à y présenter mon premier recueil de nouvelles paru en édition bilingue russe-français.

Ces quelques récents sujets de blog sont plus personnels, vous l’aurez constaté. La nostalgie, peut-être, s’en est mêlée…

 

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Un souvenir

C’était il y a des dizaines d’années, en 1978 pour être précise.

Dans un café, assise à côté d’une dame fort chaleureuse, je me rappelle ce bref échange que nous avions eu tandis qu’elle me voyait ouvrir la boîte d’un médicament que je venais de me procurer sur ordonnance dans la pharmacie d’en face.

J’avais alors 24 ans et j’étais atteinte d’un ulcère à l’estomac, mal plutôt rare pour une jeune fille, selon mon médecin de l’époque qui l’estimait davantage réservé aux hommes et plus âgés, avait-il ajouté.

« Je suis trop sensible », dis-je à cette sympathique voisine de table qui m’observait avaler un premier comprimé aux effets révolutionnaires – qui l’ont en effet été- pour le problème dont je souffrais.

-Non, me rétorque-t-elle, vous n’êtes pas « trop sensible ». La sensibilité est une richesse.

Sa réaction m’a autant surprise que plu, je l’ai retenue. Du moins ai-je sans cesse tenté de m’en rappeler lorsque l’entourage, toujours bienveillant, me conseillait de me « durcir ».

Et puis, le propos de cette femme rejoignait la merveilleuse citation de Charles Baudelaire, faite mienne de longue date, « Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie ».

Pourquoi raconter ce souvenir aujourd’hui?

Parce qu’il s’inscrit dans le contexte des trois précédents sujets de ce blog où dominent l’étrange ou l’ordinaire selon le regard qu’on porte à ce genre d’événements que je pense, pour ma part, insolites.