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Covid-19, l’avenir en clair-obscur

En périodes de crise, il n’est pas rare que cultures, éducations, croyances ou idéologies soient bouleversées.

On se découvre soudain proche d’une personne de laquelle, jamais, on ne l’aurait pensé tandis qu’elle arborait telle ou telle valeur.

Ou alors, voici que soudain, une autre se montre très différente de ce qu’on avait perçu d’elle, bref, les surprises peuvent s’avérer nombreuses.

Déduire, à partir de là, comment se profilerait l’avenir paraît risqué.

Car s’il existe, certes, des ruptures d’ordre axiologique susceptibles de se produire, rien n’assure que ce qui a jusque là prévalu comme référence ne disparaisse de manière radicale.

Dans le cadre de ce que nous vivons à l’échelle planétaire avec le Covid-19, imaginer qu’un monde nouveau naisse après la crise relève de la projection.

Mais on le sait, elle est nécessaire. A maints égards et parce qu’on y échappe difficilement, quelle que soit sa tonalité.

Claire ou sombre ou les deux sachant que l’une appelle le plus souvent l’autre.

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COVID-19, crise et réflexions

En cette période si singulière de notre Histoire collective, les initiatives en tous genres se multiplient. Tout autant les réactions, les interprétations et les polémiques.

On ne change pas la nature humaine aussi vite et une crise, bien au contraire, ne fait que la révéler.

Imaginer qu’il y aurait un « avant » et un « après » la pandémie qui nous atteint, est tout aussi probable que non.

Probable, oui, au plan purement factuel.

Les familles endeuillées, les familles endettées, les familles déchirées, décomposées ou recomposées pour l’occasion.

Mais au plan plus généralement humain, pensez-vous vraiment qu’un changement s’observera? A suivre….

Cela dit, on prône le confinement, il a d’évidents avantages à ne surtout et en rien minimiser. Il a malheureusement et aussi ses inconvénients.

Un triste exemple vient de le démontrer, une femme est décédée, en proie à la violence de l’homme contraint, sans doute, à partager avec elle la surface d’un appartement.

Cela s’est passé à Genève, dans un quartier dit « aisé », cela risque de toucher n’importe quelle ville et n’importe quelle quartier si ce n’est déjà le cas.

Mais voilà, le souci du moindre risque, salutaire en l’occurrence vu la rapidité avec laquelle le COVID-19 se propage, ce souci ne peut tout.

Rien ne peut jamais tout.

Mais face à la perspective morbide, ne seraient-ce que les rayons dévastés des magasins d’alimentation l’ont largement prouvé déjà, on se précipite sur ce qui apparaît comme gage de  survie.

On agresse qui menace. Car se montrer solidaire, l’entend qui le veut bien.

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Coronavirus, l’humilité ne tue pas

A lire certains propos tenus sur un réseau social bien connu, propos qui concernent les mesures prises pour tenter d’enrayer au mieux la pandémie engendrée par le coronavirus, on se dit que l’humilité, en pareil cas, serait préférable à tout autre attitude.

Mais on empêchera pas celles et ceux qui pensent être au-dessus de la masse et plus intelligent(e)s que l’ensemble de ce « troupeau » qui fait ce qu’on lui dit de faire sans rechigner.

Car enfin, il faut être sur place et parler avec des personnes qui ont vécu l’étouffement, les poussées de fièvre à 40° et ce que ces seuls symptômes impliquent déjà, pour réaliser que l’on ne plaisante pas avec pareils maux.

Et que ces discours qui consistent à rappeler telle ou telle grippe tueuse sont très faciles à énoncer quand on n’est pas concerné. La grippe n’a rien à voir avec ce que le coronavirus cause comme conséquences funestes.

Veut-on se montrer au-dessus de toute personne dont on refuse les compétences ou les mesures prises au prétexte que l’on saurait mieux qu’elles ce qu’il en est? Que l’on serait mieux au fait?

Mais de quoi, au juste?

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Ni la Russie, ni la Grèce ne méritent d’être traitées ainsi

Non, Monsieur Ziegler, en dépit de toute la sympathie que l’on peut vous porter, ce que vous avez dit de la Russie, ce que vous avez dit de la Grèce lors de la présentation de votre récent ouvrage paru au Seuil est indigne de l’Universitaire que vous êtes.

Ce 6 mars chez PAYOT Rive-Gauche à Genève,  en effet, où vous avez été invité à parler de votre livre, « Lesbos, la honte de l’Europe », vous avez accusé Vladimir Poutine d’être un « génocidaire » et avez vu la Russie, responsable de la situation actuelle  en Syrie.

Mieux, il vous a suffi d’énumérer l’ensemble des dégâts qu’elle a causés pour avoir l’approbation d’un public présent en nombre. A cela seulement se mesure le succès d’un matraquage médiatique qui ose encore s’appeler information.

La Russie? Poutine? Coupables. Mieux, criminels. Pis, génocidaires.

Fortement ébranlé par ce que vous avez découvert des conditions dans lesquelles se retrouvent autant de « persécutés » -terme que vous avez souvent employé pour désigner celles et ceux qui ont fui leur pays- vous vous érigez en juge et censeur.

Monsieur Ziegler, la situation qui prévaut en Grèce est autrement plus complexe que celle que vous avez dessinée à grands coups d’accusations lancées ici et là avec, en dernier ressort et suprême coupable, le Président Poutine.

Je suis venue vous écouter, ce soir, par amour pour la Grèce. Oui, ce pays qui a une histoire dont peu mesurent l’ampleur des souffrances qu’il a connues.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d’indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui a sévi juste après la deuxième guerre mondiale et qui a fait 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Quant à la longue tradition d’accueil dont jouit la Grèce, elle n’est plus à prouver.

Alors parler de la corruption qui la gangrène, c’est un peu vite se dédouaner face à ce que représente un tel flux migratoire auquel elle doit faire face.

Monsieur Ziegler, est-ce votre humanisme au-dessus de tout soupçon qui vous confère pareille autorité à prononcer autant de sentences?

Voici une séquence à méditer, celle qui oppose Hubert Védrine à Eric Zemmour.

Autant dire qu’on est un peu ailleurs dans la réflexion et l’analyse et qu’y porter attention vaut autant que celle que je vous ai portée en venant vous écouter ce soir.

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Aimer son pays…

J’ai eu foi en mon pays, la Suisse, j’ai eu foi en ma ville, Genève.

Et je n’ose encore imaginer que les valeurs qui m’ont été transmises, tant par l’éducation que j’ai reçue que par les institutions qui les véhiculent aient pu m’amener dans la situation face à laquelle je me trouve.

Lorsque j’ai décidé d’ouvrir un blog sur le site de la Tribune de Genève, en octobre 2010, la personne qui m’a accueillie m’a invitée à parler de la Russie, sachant les liens que j’entretenais avec ce pays.

J’ai émis quelques réserves à sa proposition. J’estimais, en effet, ne pas m’y être encore assez rendue depuis le temps, soviétique, où je l’avais connue comme étudiante.

Ce n’est qu’en 2012 que j’ai abordé une affaire qui faisait grand bruit, celle de ces jeunes femmes punk qui défrayaient l’actualité avec leur performance dans la Cathédrale du Christ Sauveur de Moscou.

Avant même que le jugement ne tombe sur le groupe, j’avais rappelé sa formation et ses revendications.

Ce sujet de blog avait été mis en avant sur le site de la Tribune de Genève. Il avait alors attiré l’attention d’un journaliste de l’ancienne Voix de la Russie devenue Sputnik, qui m’avait interviewée.

Nombre de mes sujets de blog ont ainsi été repris et cités ici ou là. Désormais, toute personne curieuse de s’y référer tombera sur ce message.

La fermeture de mon blog, si elle a pu réjouir mes détracteurs, a d’autant choqué celles et ceux qui ont su me lire et entrer dans la controverse de laquelle je ne me suis pas esquivée.

Car elle est très aisée à éviter!

Il suffit pour cela de fermer son blog aux commentaires. Jamais je n’ai recouru à cette mesure. Et lorsque j’ai refusé des commentaires, je m’en suis expliquée.

Longue vie à qui choisit de se protéger! Après tout, à chacune et à chacun ses choix.

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Liberté de détester

Au moins trois sujets de blog lus sur la plateforme où, en son temps pas si lointain, le mien y était encore  hébergé, ont attiré mon attention à divers égards.

D’abord, bien sûr, pour ce dont ils traitaient, ensuite pour la décision prise par leurs auteures -oui, il s’agit de femmes- d’en fermer les commentaires.

A chacune et à chacun de comprendre ce qui a motivé le retrait d’échanges de points de vue ma foi et certes discutables mais fréquents de la part d’intervenant(e)s auxquels(le)s il arrive d’oublier le sujet proposé pour ne plus faire part que de ce qui les préoccupe.

Tel est là l’un des apprentissages que l’on fait lorsqu’on tient un blog.

Des échanges se développent entre commentateurs et commentatrices qui n’ont parfois plus grand chose à voir avec le sujet proposé.

S’impose alors la modération et les conséquences qu’elle entraîne, qu’elle s’exerce ou qu’elle ne s’exerce pas.

Car chacune et chacun semble avoir sa propre idée de ce qu’est la liberté d’expression. Est-elle un principe à géométrie variable ou intangible?

J’ai, pour ma part, compris que certains termes pas même insultants étaient malvenus.

Mais que d’autres qui, véritablement traduisaient rejet voire haine, avaient toute légitimité à se répandre aussi bien sur des plateformes de blogs qu’à longueur de colonnes de journaux ou dans le cadre d’émissions de radio et de télévision.

Je veux parler, ici, de tout ce qui s’énonce sur la Russie, son peuple et son Président.

Car ce qui les vise de propos mensongers, abusifs et plus encore ne semble gêner personne. Alors pour le deux poids deux mesures, bravo! Et le rappeler s’apparente de plus en plus à un combat de titan à mener face au formatage résolu d’ esprits à convaincre.

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Griveaux-Pavlenski

Vous avez évidemment appris comment Piotr Pavlenski -dont j’avais parlé * sur feu mon blog de la « Tribune de Genève » désormais ici – comment donc cet artiste a scellé le sort de l’ex-candidat LREM à la Mairie de Paris.

On doit être diversement content de l’avoir accueilli en France, ce, Russe…Encore un qui fait parler de lui mais sans doute pas dans le sens qui aurait été souhaité.

Oui, c’est un peu le serpent qui se mord la queue.

L’impitoyable président russe, enfin le plus souvent présenté tel dans nos médias, ne peut pas même être mis en cause avec sa ribambelle de hackers et autres espions aux aguets.

Car il s’agit d’un exilé, envolé vers des cieux si cléments qu’ils l’ont emprisonné alors qu’il avait bouté le feu à la façade d’une succursale de la Banque de France.

Qu’à cela ne tienne, l’artiste Pavlenski ne va pas se priver de dire tout le bien qu’il pense de responsables politiques, l’activité de son site ne fait que commencer, aurait-il déclaré à LCI.

Quand on accueille, réfugiés en migrants, sait-on toujours ce qu’on recevra en retour?

*. https://helenerichardfavre.ch/en-garde-a-vue-dans-leur-terre-dasile/

https://helenerichardfavre.ch/si-la-russie-metait-contee/

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Ecrire, encore et encore

Tenir un blog n’équivaut pas à y partager des sujets auxquels on est sensible et pour lesquels on échange, ensuite, avec qui les conçoit de telle ou telle manière.
Tenir un blog est un bel apprentissage.
On y découvre comment les un(e)s et les autres perçoivent vos propos, votre personne tandis que vous leur soumettez un sujet à discuter.
Parce qu’en réalité, au-delà d’une actualité à débattre, il y a toutes sortes d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte.
Et ce sont de ces paramètres, du grec παρα (para) et μετρο (metro), que l’on apprend. Car ils révèlent des comportements.
En tenir compte lorsqu’on écrit un sujet peut être recommandé. Passer outre, tout autant.
Raison pour laquelle tenir un blog tient de l’aventure humaine. Je l’ai menée avec vous, elle se poursuivra ou non, je l’ignore toujours à l’heure qu’il est.
Quoi qu’il en soit, les messages que je ne cesse de recevoir, au-delà de ceux que vous avez pu lire ici, me touchent au plus profond de moi-même.
Car je vous l’ai dit, écrire est l’essentiel de ma vie.

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Blog menacé

Autant vous le dire avant sa fermeture qui semble faire partie d’intentions manifestes, ce blog est menacé.
Au prétexte de commentaires qui y seraient publiés sans vigilance.
Imaginez un peu, sur les 25’002 qui ont été publiés jusque là, il s’en est fallu de deux, oui vous avez bien lu, de deux seulement pour que ce blog soit destiné à disparaître.
En d’autres termes, c’est plus de neuf ans de présence et de plaisir partagé sur un forum qui est menacé de passer à la trappe.
Et ce n’est pas même pour les sujets traités sur ce blog qu’il est visé. Non! C’est pour deux commentaires.
La Tribune de Genève, nombre d’entre vous qui vivez à l’étranger, m’avez dit l’avez découverte par le biais de mon blog. Ne vous méprenez pas sur ce journal, il est de qualité.
Demandez-vous juste comment mes publications sont soudain perçues comme ne devant plus apparaître sur le forum qui les a pourtant accueillies tant d’années sans le moindre problème.
Retenir le lien de mon blog est peut-être inutile puisqu’il est menacé de fermeture. Dans ce cas, que vous dire? Au revoir et merci.
Merci d’avoir suivi mes approches, merci des nombreux échanges qu’elles ont suscités, merci d’avoir su lire ma manière désormais malvenue.
Merci d’avoir été là, j’ai aimé partager avec vous toutes et tous.