Browsing Category

société

société

Matrimoine

La toute récente proposition émise à Paris par le groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en faveur de l’égalité entre hommes et femmes soulève une fois encore la problématique théorie du genre.
Car si les arguments évoqués par Joëlle Morel sont sans doute à prendre en considération, la solution qu’elle propose pour valoriser l’apport des femmes à la culture est-elle la plus opportune, cela se discute..
Le raisonnement de la députée a tout l’air de s’inscrire dans la ligne qui consiste à user de la langue pour se convaincre, ainsi, d’agir sur une réalité.
Merci à Judtih Butler qui a développé sa théorie du genre, inspirée par l’approche linguistique de John Austin, selon laquelle un énoncé peut constituer une action en tant que telle.
Aussi bien imagine-t-on qu’à féminiser à tout va, on honorera ainsi les femmes. Si c’était aussi simple que cela, cela se saurait depuis longtemps.
Quoi qu’il en soit, l’approche qu’a donnée Judith Butler aux actes de langages conçus par Austin et qu’elle a ancrée, pour sa part, dans la théorie qu’elle a développé sur le genre fait des émules.
Car si on ne naît pas homme ou femme mais qu’on le devient, alors un patrimoine peut aussi bien être un matrimoine ou, l’inverse, un matrimoine, un patrimoine.

société

En cette Sainte-Catherine, c’est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes qui est à l’honneur…

En pays laïc, on le sait, les Saintes ni les Saints n’y ont plus place. Or, ironie du calendrier oblige, c’est en cette Sainte Catherine que l’on honore les femmes victimes de violences.
Que comprendre à cette soudaine considération apportée à la femme ou, sous un autre angle de vue, cette soudaine déconsidération portée à autant de comportements sexuels masculins?
Les contritions et autres déclarations de qui n’aurait pas su que tel ou tel avait abusé ou harcelé sont aussi touchantes que confondantes et risqueraient de nous émouvoir.
Au même titre, cette minute de silence sollicitée par Emmanuel Macron qui veut faire de la violence faite aux femmes la grande cause du quinquennat.
Cette manière de politiser la violence faite aux femmes avait déjà été relevée ici dans un tout autre contexte. 
Si l’égalité entre femmes et hommes est réellement visée au plan international, alors la tâche sera longue et ardue au regard d’actions toujours menées par autant de fanatiques.
Ce 24 novembre, dans le Sinaï, des centaines de vies ont volé à jamais en éclat. Parmi elles, celles de femmes, d’hommes, d’enfants, sans distinction sinon de pratique religieuse.
Aux proches et aux familles d’autant de victimes de les couvrir de leurs larmes et, pour qui croit à leur puissance, de chants et de prières.

société

Après Hollywood, après Oxford, Genève ou autres, au tour de l’Académie de Stockholm…

Poursuite de l’hécatombe si elle en est, cette fois, c’est l’Académie suédoise qui est visée tandis qu’un des siens est dans le collimateur de #Metoo, slogan venu compléter #balancetonporc.
Du sens à donner à autant de révélations soudaines, il en a été question ici et là.
Dès lors, que le monde en lien avec la littérature nobélisée soit désormais concerné par ce qui a atteint celui du cinéma hollywoodien et celui d’un certain enseignement de l’islam ne peut manquer d’interpeller.
Et pourtant, encore une fois, autant de pratiques du désir sexuel ne tombent pas du ciel ni ne datent d’aujourd’hui, d’hier ou de temps plus ancestraux, elles existent et sont constitutives d’une certaine humanité.
L’Académie de Stockholm, Hollywood, les institutions qui ont donné la parole à Tariq Ramadan, autant d’univers culturels reconnus et portés au pinacle par qui le veut bien, en quoi auraient-ils été susceptibles d’être épargnés de prédateurs? Parce que ceux-ci ne seraient réservés qu’à des milieux définis?
L’enjeu d’une telle campagne de dénonciation, pardon, de libération de la parole, serait-il de condamner la domination et le silence auquel sont réduites les victimes, cela se saurait et aurait pu se savoir de longue date déjà.
Alors?
Il ne s’agit pas et en aucun cas, de justifier ces pratiques sexuelles abusives, bien au contraire mais de s’interroger une fois encore sur ce qui les rend soudain si publiques.

société

Weinstein-Ramadan

capture d’écran google
Et si, dans ces affaires de harcèlement ou d’abus sexuels et de viols, les femmes étaient les grandes perdantes?
Les encourager à parler ne prédit rien de ce qui sera fait de leurs dépositions. Raison pour laquelle tant de victimes de violences sexuelles se réfugient dans le silence ou tentent l’oubli.
Ces femmes se doutent, le plus souvent, que l’écoute qui sera éventuellement prêtée à leur parole ne changera pas grand chose à leur sort ni à celui d’autres femmes.
Or dans les affaires tant médiatisées qui visent Harvey Weinstein ou Tariq Ramadan, l’idée que l’une serait peut-être liée à l’autre ou inversement n’est pas écartée par certains commentateurs.
A observer les réactions qui entourent ces affaires, d’aucuns se demandent, alors, si les femmes qui ont dénoncé les actes sexuels que leur auraient imposés ces deux hommes n’auraient pas été utilisées
C’est dire à quel point l’arbre cacherait la forêt.
Et à quel point, la défense d’une cause serait mise en avant au profit d’intérêts bien précis et surtout bien éloignés de tant de souci éthique affiché…

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Ces forces qui s’affrontent…

capture d’écran youtube, émission diffusée le 16.11.2009
 
Le choc subi par la victime d’un abus sexuel, quelque soit l’identité de son agresseur, marque à jamais pour autant que la personne ne se soit pas, entretemps, pris la vie comme cela peut se produire alors même qu’on l’avait incitée à parler.
On l’a évoqué ici, le cas de cette jeune fille, encouragée à porter plainte contre son abuseur et qui, faute d’avoir pu le supporter, a mis fin à ses jours.
Autant d’affaires intimes livrées sur la place publique suscite nombre de débats, comme si nos considérations allaient modifier le cours de ce genre d’histoires, malheureusement inscrites au patrimoine de l’humanité.
Combien de viols compte l’Histoire avec ses guerres et ses victoires à inscrire sur le corps ennemi? Combien de viols sont-ils chaque jour perpétrés, sur des hommes tout autant?
Le saccage du corps d’autrui demeure la triste constante d’une expression de puissance.
Au même titre et dans l’hypothèse où les femmes appelées à témoigner à charge contre le célèbre islamologue seraient utilisées pour briser son image, alors, ces affaires pénales ne constitueraient que la pointe d’un iceberg autrement plus glaçant encore.

société

Cour des Miracles de Droits humains, la démocratie en image

L’article cité ci-après et d’où est extraite la capture d’écran qui figure en illustration de ce sujet, des centaines de lectrices et de lecteurs l’ont lu et partagé sur les réseaux sociaux.
Et après?
Prendre un public à témoin de comportements tels que ceux qui sont décrits ici vise sans doute à communiquer, comme on dit désormais tandis qu’on pense, peut-être et dans le même temps, informer?
De quoi, au juste? 
Et pourquoi alors que Mouammar Kadhafi liquidé, la Libye était programmée pour retrouver un avenir meilleur, voire -au point où on en est- démocratique?
Le résultat se connaît.
Pris à témoin, nous devrions réagir aux conséquences d’une gouvernance mondiale aux mains de personnages tous plus sinistres et douteux les uns que les autres?
Ces passeurs esclavagistes n’en sont que le plus complice des reflets.

société

Macron-Hariri, coup de maître ou pas, l’ardoise attend

On est loin du camouflet qui aurait été infligé à Emmanuel Macron comme l’estimait un article évoqué dans le précédent sujet de ce blog.
Si camouflet il y a eu, c’est bien plutôt pour les 50’000 salariés de l’entreprise dont Saad Harriri était le principal actionnaire.
Francetvinfo renseigne aussi, avec document radiophonique à l’appui, sur cette affaire qui s’élève à des millions d’impayés.
Qu’il s’agisse de salaires dus à 240 expatriés français ou de primes jamais versées aux organismes sociaux, le premier ministre libanais démissionnaire aura à rendre des comptes.
Pendant ce temps-là et à l’opposé du camouflet, c’était un coup de maître diplomatique qui était aussi évoqué ici.
Autant dire que les victimes de l’entreprise à la tête de laquelle se trouvait Saad Hariri ne doivent sans doute pas avoir la même appréciation de la situation.
On ose espérer pour elles qu’Emmanuel Macron saura mesurer l’ampleur des dégâts causés à ses compatriotes et aux organismes et institutions du pays qu’il préside.

société

Beyrouth, Riyad et Paris selon les uns et des autres

Pour mesurer à quel point une même actualité peut être sujette à interprétations, ce qui, en soi, n’a rien de nouveau ni d’original, l’exemple de la situation qui entoure la présence de Saad Hariri en Arabie saoudite est éloquent.
Les journalistes, analystes, experts commentent et affirment des positions qui les regardent, bien sûr. Mais lorsque l’on s’y réfère, autant savoir qu’elles ne reflètent que des points de vue déterminés par des préférences et non par l’objectivité du regard.
En l’occurrence et alors qu’il prétendait que la France avait reçu un camouflet tandis que son Président avait, au dernier moment, décidé de se rendre à Ryad, le site Voltaire.org semble avoir échoué à mesurer l’ensemble des paramètres d’une affaire qui ne peut s’évaluer à l’aune de jugements rendus à la hâte.
Cela n’implique pas forcément que d’autres journalistes soient dépourvus de partialité, eux non plus. Cela indique tout simplement que chacun y va de son approche et qu’entre les unes et les autres, on est voué à composer.
Autant dire que réserve sinon mise à jour seraient plus souhaitables qu’autant d’affirmations péremptoires telle que celle qui figure encore en une du site Voltaire.org.
Car selon la Tribune de Genève, par exemple, la France aurait joué un coup de maître diplomatique.
Le Parisien, pour sa part, annonce l’acceptation, par Saad Hariri, de l’invitation qui lui a été faite par Emmanuel Macron de venir en France.

Culture, société

Le public et la justice

Du énième article consacré à ce qui s’est passé dans un Collège genevois entre un de ses anciens professeurs et une de ses élèves, la réaction du jeune homme qui avait alerté la direction dudit Collège est amère:
J’imaginais qu’en transmettant l’information à la hiérarchie, celle-ci allait davantage s’inquiéter de l’élève que du professeur. Dans cette histoire, c’est la parole du plus fort, considérée comme légitime, qui a été écoutée et pas celle du plus faible. 
Alors que l’élève est souvent déclaré au centre des préoccupations dans un établissement scolaire, en l’occurrence, ce jeune a dû se rendre à l’évidence qu’un professeur pouvait l’être lui-même tout autant.
Mais ce n’est pas une généralité et loin s’en faut.
Car nombreux sont les cas où le professeur n’a pas bénéficié du soutien de sa direction. Aussi, ne peut-on tirer de conclusion hâtive ni établir de rapport de force simple et tranché.
Mais les mots du jeune homme touchent.
Or dans cette histoire appelée affaire, où chacune et chacun y va de son témoignage, les sensibilités sont à vif. Comment ne le seraient-elles pas tandis que l’intimité se mêle à la fonction dite publique?
Au fil de médiatisations de souvenirs ou autres rafraîchissements de mémoire, les événements sont livrés à l’appréciation ou à l’analyse du public.
Mais au-delà, à côté ou en deçà, resteront celles de la justice. Nouvelle affaire en vue, qui sait, le droit a ses règles et ses codes.

Culture, Politique, société

Pédophile ou victime de complot?

Vous souhaitez comprendre ce qui se passe ici ou là? Rien de tel que de lire ces deux articles pour mesurer à quel point la parole des uns se heurte à celle des autres.
Faute de connaissances précises sur un événement, il semble bien que l’on soit condamné à croire ou à ne pas croire.
Ce 9 novembre, France2 a diffusé un sujet dans le cadre de son émission Envoyé Spécial dont rend compte cet article de Telerama. L’intitulé, Sextapes russes : “Envoyé Spécial” a retrouvé Yoann Barbereau, agent français victime d’une cabale ne laisse aucun doute.
En même temps, ailleurs, vous apprenez comment l’Ambassade de France soutiendrait un pédophile en fuite. L’article qui nous l’explique est lui-même repris d’un site dont on ne sait pas grand chose, sauf, peut-être certains connaisseurs parmi lesquels la rédaction de Réseau International.
Qui dit vrai, qui dit faux?
Au-delà des convictions des uns ou des certitudes des autres, partis pris, jugements et autres (dé)considérations ont tout loisir de s’étaler sur les réseaux sociaux pour se cristalliser ou, pour ce qui concerne la personne visée, de mobiliser par la création d’un comité de soutien.
Au bénéfice du doute, tout le monde est innocent ou présumé tel. En l’occurrence, que la France ait offert sa protection à l’un des siens peut se concevoir. Mais qu’elle se soucie de ce qui le vise serait autant d’honneur rendu à des valeurs auxquelles sont attachés aussi bien ses ressortissants que leurs homologues russes. 
Car jusqu’à nouvel ordre, ne pas encourager la pédophilie mais, au contraire, y réagir de la manière la plus ferme ne devrait pas être que le seul fait de la Russie.