Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Aimer son pays…

J’ai eu foi en mon pays, la Suisse, j’ai eu foi en ma ville, Genève.

Et je n’ose encore imaginer que les valeurs qui m’ont été transmises, tant par l’éducation que j’ai reçue que par les institutions qui les véhiculent aient pu m’amener dans la situation face à laquelle je me trouve.

Lorsque j’ai décidé d’ouvrir un blog sur le site de la Tribune de Genève, en octobre 2010, la personne qui m’a accueillie m’a invitée à parler de la Russie, sachant les liens que j’entretenais avec ce pays.

J’ai émis quelques réserves à sa proposition. J’estimais, en effet, ne pas m’y être encore assez rendue depuis le temps, soviétique, où je l’avais connue comme étudiante.

Ce n’est qu’en 2012 que j’ai abordé une affaire qui faisait grand bruit, celle de ces jeunes femmes punk qui défrayaient l’actualité avec leur performance dans la Cathédrale du Christ Sauveur de Moscou.

Avant même que le jugement ne tombe sur le groupe, j’avais rappelé sa formation et ses revendications.

Ce sujet de blog avait été mis en avant sur le site de la Tribune de Genève. Il avait alors attiré l’attention d’un journaliste de l’ancienne Voix de la Russie devenue Sputnik, qui m’avait interviewée.

Nombre de mes sujets de blog ont ainsi été repris et cités ici ou là. Désormais, toute personne curieuse de s’y référer tombera sur ce message.

La fermeture de mon blog, si elle a pu réjouir mes détracteurs, a d’autant choqué celles et ceux qui ont su me lire et entrer dans la controverse de laquelle je ne me suis pas esquivée.

Car elle est très aisée à éviter!

Il suffit pour cela de fermer son blog aux commentaires. Jamais je n’ai recouru à cette mesure. Et lorsque j’ai refusé des commentaires, je m’en suis expliquée.

Longue vie à qui choisit de se protéger! Après tout, à chacune et à chacun ses choix.

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1 commentaire

  • Reply louistisserand 5 mars 2020 at 16h54

    de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) : le Grillon

    Un pauvre petit grillon
    Caché dans l’herbe fleurie
    Regardait un papillon
    Voltigeant dans la prairie.
    L’insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;
    L’azur, la pourpre et l’or éclataient sur ses ailes ;
    Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs,
    Prenant et quittant les plus belles.
    Ah! disait le grillon, que son sort et le mien
    Sont différents ! Dame nature
    Pour lui fit tout, et pour moi rien.
    je n’ai point de talent, encor moins de figure.
    Nul ne prend garde à moi, l’on m’ignore ici-bas :
    Autant vaudrait n’exister pas.
    Comme il parlait, dans la prairie
    Arrive une troupe d’enfants :
    Aussitôt les voilà courants
    Après ce papillon dont ils ont tous envie.
    Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l’attraper ;
    L’insecte vainement cherche à leur échapper,
    Il devient bientôt leur conquête.
    L’un le saisit par l’aile, un autre par le corps ;
    Un troisième survient, et le prend par la tête :
    Il ne fallait pas tant d’efforts
    Pour déchirer la pauvre bête.
    Oh! oh! dit le grillon, je ne suis plus fâché ;
    Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
    Combien je vais aimer ma retraite profonde !
    Pour vivre heureux, vivons caché.

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