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Genève

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Ce 16 juin à Genève aura contribué à l’apaisement des relations entre Occident et Russie.

De la rencontre qu’a accueillie Genève ce 16 juin, bon nombre de commentaires ont mis en avant la visibilité qui serait ainsi donnée à la ville sinon au canton et à la Suisse elle-même.

Je ne partage pas ce point de vue.

Je pense, au contraire, que Genève, avec le concours indéniable de la Suisse, ont offert de quoi contribuer à l’effort de stabilité des relations russo-états-uniennes.

Cette occasion de participer à ce que tant d’entre nous souhaitent, à savoir, le terme à mettre à autant de postures prises qui n’ont pour effet que d’éloigner des partenaires, cette occasion, Genève a su la saisir et la concrétiser.

C’est en cela que je suis émue.

Car depuis de nombreuses années, sur ce blog,  j’en appelle à la diplomatie pour sortir de tensions très néfastes à l’Occident et à la Russie.

Aussi, que ma ville et mon pays aient mis leurs compétences en tous genres au service d’une cause d’apaisement les honore et je m’en réjouis.

Il ne s’agit donc pas d’image rendue mais d’investissements consentis à de multiples niveaux et dont les retombées positives ont dores et déjà été reconnues par les invités du jour.

 

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Merci à ma ville, merci à mon pays!

La rencontre qui se tient en ce moment même entre les Présidents russe et états-uniens est, comme il se doit, appréhendée de diverses manières. Les inclinations partisanes ou les simples sensibilités à pareils événements se découvrent au fil des commentaires déposés ici ou là et divergent, rien de plus normal.

J’aimerais, pour ma part, saluer la qualité de la prestation rendue par notre chaîne nationale de radio et de télévision suisse romande, RTS. Si, très souvent, je me suis montrée critique par rapport à certaines de ses émissions, là, j’ai vraiment apprécié le professionnalisme de Jennifer Covo, journaliste présentatrice du direct de la RTS jusqu’à 14 heures.

Vivre pareil événement de près n’a rien à voir avec ce qui peut en être restitué lorsqu’il se déroule à des centaines ou des milliers de kilomètres de chez soi. Vivre cette rencontre dans sa ville, sur des lieux que l’on fréquente chaque jour, lui donne une autre dimension. Et puis, songer aux si nombreux corps de métier qui ont été mobilisés pour la réalisation de cette rencontre ne peut non  plus laisser indifférent.

Tout a exigé travail, concentration, effort et rigueur.

Jusqu’à la couleur des fleurs qui accompagnent la rencontre. Jusqu’au moindre détail, tout a été passé au crible des équipes de sécurité des deux Présidents et de leurs délégations, sans négliger non plus l’accord à leur donner de la part de nos autorités cantonales et fédérales. Ce sont à autant de personnes que je pense, ce sont elles qui sont à remercier pour leur engagement.

Qu’après cela, on critique, qu’après cela on considère que ces rencontres « ne servent à rien », cela regarde autant d’esprits chagrins et pas plus experts que tant de ceux qui nous sont imposés pour s’exprimer sur ce qu’on leur prête de compétences pour s’y employer.

De mon côté,  je salue l’ensemble des efforts entrepris par Genève et par la Suisse pour favoriser et réaliser l’accueil de cette rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine. Parce que je n’ai cessé d’appeler à la diplomatie sur ce blog et que c’est elle qui est à l’oeuvre en ce 16 juin sur les rives du Léman.

Politique, société, Voix

Rencontre Joe-Biden-Vladimir Poutine à Genève, reflets…

Vue de près, enfin depuis la ville où elle se tiendra ce 16 juin, la rencontre entre les Présidents Biden et Poutine prend une autre tournure. On découvre un enclos réservé aux militaires, interdit à la photo, sauf prise de là où j’ai pu avec l’autorisation d’un soldat à qui j’ai dû parler en allemand, car les forces armées de la Suisse entière sont à pied d’œuvre:

Ensuite, un peu plus loin,  dressée en face de la Villa La Grange que l’on aperçoit ici:

la tente destinée aux journalistes qui devraient être 3’000…

       

Et puis, c’est un bateau que l’on voit effectuer son parcours régulier mais demain, plus rien ne circulera dans les parages…

Le ciel veille aussi, avec ou sans Dieu mais de manière assez sonore pour rappeler que la rencontre est dores et déjà sous très haute garde…

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

La mémoire courte de la RTS ou, une fois encore, le deux poids deux mesures?

Dans le cadre d’une interview de l’actuelle Maire de Genève accordée à la RTS, la journaliste s’interroge sur l’opportunité, pour une Maire, de s’impliquer dans un appel lancé en faveur de Julian Assange tandis que, par sa fonction, elle représente l’ensemble des citoyennes et des citoyens genevois qui ne le lui ont pas forcément demandé.

Il serait bon de rappeler à cette journaliste de la RTS que cette façon de s’impliquer dans la politique internationale au nom de la « défense des droits humains » n’est pas une première de la part de la Mairie de Genève.

Nous avons, en effet, eu Madame Salerno qui n’a pas ménagé sa peine non plus pour, de manière qui plus est erronée, s’exprimer en septembre 2013 non loin de la Mission de Russie au sujet d’une loi russe dont elle n’avait sans doute pas dû lire l’ensemble des tenants et des aboutissants.

Cette forme d’engagement tel que celui de Madame Salerno à l’époque et de Madame Perler désormais reste ambigüe au regard de la fonction de Maire. Il serait bon de savoir si oui ou non une ou un élu(e) peut s’impliquer à ce point dans des affaires de pays tiers, quels qu’ils soient.

Politique, société, Voix

Genève, la population n’est-elle pas otage?

L’élection complémentaire dont l’issue du scrutin sera connue ce dimanche 28 mars prochain et qui tient Genève en haleine est instructive à plus d’un titre.

Elle révèle, entre autre, à quel point la politique, qu’elle se pose en défenderesse de « droits », de « valeurs », de « causes » ou « d’intérêts », se vit sur un registre d’ordre passionnel.

Bien sûr qu’elle exige un sens de la gestion et de l’administration, mieux, une maîtrise de ces domaines. Mais le tempérament et le comportement de la personnalité politique contribuent autant à la réussite ou à l’échec des actions entreprises.

Dans le cadre de l’élection complémentaire d’un Conseiller d’Etat que vit Genève, ces éléments ont été souvent évoqués car ils entrent largement en ligne de compte. Aussi et quel que soit le résultat du scrutin, seront-ils déterminants, que le vote ait été dit « utile » ou non.

En fait, l’ensemble de la population subit et subira les conséquences de la situation face à laquelle elle a été placée. Dire que c’est son vote qui s’exprimera dans les urnes est une manière élégante d’oublier qu’elle n’a guère eu d’autre choix que celui de se retrouver prise dans une alternative peu enthousiasmante.

C’est pourquoi il serait opportun de s’interroger sur ce qui a permis d’en arriver là. Rien d’illégal, certes et c’est bel et bien ce qui devrait interroger et ne pas être aussitôt passé à la trappe une fois connu le résultat du vote.

Je l’ai formulé ici-même, le propos a été publié par la Tribune de Genève dans son édition de ce 23 mars, je le maintiens tant il serait regrettable qu’une fois le ou la candidate élu(e), plus aucun retour sur cette embrouille ne soit opéré.

Politique, société, Voix

Vote utile … ou désenchanté

Genève s’apprête à élire un Conseiller d’Etat en remplacement de celui, démissionnaire qui se présente à sa propre succession. Pareil cas de figure est plutôt inédit et suscite autant de passion que d’intérêt, de désintérêt ou de dégoût.

C’est le résultat du premier tour de scrutin qui a placé le candidat démissionnaire en deuxième position qui a créé la surprise davantage que le fait qu’il n’ait pas renoncé à se présenter à l’élection.

Car d’aucuns lui donnaient peu sinon aucune chance de victoire dès lors que son propre parti l’avait évincé de ses rangs et qu’un jugement venait d’être rendu à son encontre qui le condamnait dans le cadre d’une affaire d’ordre pénal.

Certes, il a fait appel, certes, il avait le droit de présenter sa candidature à cette élection.

Il n’en demeure pas moins que ses partisans et ses détracteurs s’époumonent à prouver au public que les agissements de l’homme doivent le porter au pouvoir ou au contraire, l’en exclure à tout jamais si possible.

Elire un menteur, un abuseur ou un surdoué de la politique victime de l’acharnement de ses pairs est à peu près le choix qui se présente à l’électrice ou à l’électeur qui ne voterait pas sa concurrente, arrivée devant lui au premier tour de l’élection.

Pour qui souhaiterait agir au mieux des intérêts du canton, est brandi le « vote utile ». Or comme il est revendiqué autant pour l’un que pour l’autre des deux candidats, on mesure le degré d’enthousiasme que suscite cette élection.

Bien sûr qu’en politique, on connaît ces situations qui obligent l’électorat à devoir choisir par exclusion sinon entre peste et choléra. Or c’est précisément le fait d’en arriver là, à ce genre d’alternative, qui devrait interroger!

Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, une histoire belge?

En rire, en pleurer, en pleurer de rire? C’est vraiment l’histoire de l’arroseur arrosé qui se déroule là.

La Belgique, nombre d’entre nous l’ont appris, a classé trois cantons de la Suisse en zone rouge infréquentable pour ses ressortissant(e)s, Covid-19 oblige.

C’est qu’à force de ressasser journée faite le nombre de nouveaux cas testés positifs au virus, le résultat est là!

Que les citoyen(ne)s belges déjà présent(e)s en Suisse ou qui s’apprêtaient à s’y rendre se plaignent de la décision prise par leur gouvernement est leur droit le plus strict. Que nos autorités s’indignent, une tout autre question.

Parce qu’à prendre mesure sur mesure envers les populations dont elles seraient garantes de la santé, au prétexte que le danger est là, elles renvoient une image de leur zone d’influence prise au sérieux à l’étranger.

Venir s’en plaindre est plutôt malvenu quand elles ne cessent de se mobiliser pour alerter de risques encourus à ne pas protéger les leurs!

« Gouverner c’est prévoir », dit la maxime, même les conséquences de mesures prises entre soi.

Aux élu(e)s suisses et belges de s’arranger entre eux. Pendant ce temps et une fois encore, ce sont les citoyen(ne)s lambada qui font les frais d’autant de manœuvres politiques.

Culture, Economie, Politique, société, Voix

La danse du masque

La ville de Genève organise des cours publics de danse. Ils sont gratuits et dureront tout l’été.

C’est merveilleux, la vie reprend se réjouit cette mère dont la fille est là, avec un partenaire à s’exercer au pas de l’une des danses affichées au programme dont la photo illustre ce sujet.

Bien sûr que c’est très encourageant de constater que pareilles activités sont offertes au plaisir de chacune et de chacun! Surtout après ces derniers mois pénibles rajoute cette maman.

Oui sauf que c’est dans ce contexte si réjouissant qu’à Genève, depuis ce vendredi 25 à 20 heures, le personnel de service dans la restauration s’est vu soumis au port du masque obligatoire.

Et que dès le 28 juillet prochain, le port du masque sera imposé à la clientèle de tous les commerces.

Dommage qu’aucun pas de danse ne s’entame entre serveurs et clients de restaurants ou entre acheteurs et vendeurs dans les magasins!

Dans les transports publics où le masque est de rigueur lui aussi, on peut concevoir que l’équilibre ne soit pas idéal pour se lancer dans un rock, une salsa ou autre.

Plus sérieusement, comment comprendre en quoi la proximité physique entre partenaires conviés par la Ville à danser soit moins risquée que celle qui ne rapproche jamais autant la clientèle d’un commerce ou d’un restaurant de qui la sert?

A moins d’y lire un couac entre stratégie adoptée par la ville et stratégie adoptée par l’Etat, déceler une cohérence à pareils choix politiques relève du défi.

Ou alors, exige une clé de lecture qui éviterait tout risque interprétatif voire complotiste….

Economie, Histoire, Politique, société, Voix

D’Alapajevsk, en Oural à Dniepropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine

Comme annoncé dans la précédente partie de notre entretien, Denis Kleschev nous explique ce qui lie Alapajevsk à l’Ukraine, plus précisément à l’une de ses régions à l’est du pays.

Denis Kleschev: -Lorsque Dniepropetrovsk a capturé les troupes de la Wehrmacht, l’usine métallurgique ukrainienne a été évacuée à Alapajevsk.

Ici, l’équipement et les spécialistes ont été sauvés, puis ils l’ont reconstruit à nouveau en Ukraine.

L’injustice est que dans les années 2000, Igor Kolomoïsky a acheté l’usine métallurgique d’Alapajevsk afin de détruire complètement l’entreprise.

Maintenant, l’usine d’Alapajevsk n’est plus que ruines et cendres comme après un véritable bombardement.

C’est ainsi que l’Ukraine a « remboursé »  l’Oural pour le sauvetage de l’infrastructure et de la restauration de la production.

Alapajevsk est une ville où toute la Russie est visible en miniature.

-Merci, Denis, de ces liens entre Alapajevsk et Dniepropetrovsk par le biais d’Igor Kolomoïski. De cet oligarque aux trois passeports, il a été question sur ce blog. Fut un temps où, en tant que gouverneur de Dniepropetrovks, il était aussi résident fiscal de ma ville, Genève.

L’est-il toujours, résident fiscal, je l’ignore. Le fait est qu’il n’est plus gouverneur de Dniepropetrovsk. Il a été licencié en mars 2015 par l’ancien Président de l’Ukraine, Petro Poroshenko.

Economie, Politique, société, Voix

L’enjeu des pistes cyclables… « une guerre au raz du bitume » , titre Le Monde…

Genève n’est pas la seule à se diviser au sujet de pistes cyclables, à lire cet article du Monde, on comprend bien que la question dépasse largement les frontières et surtout la seule Europe.

On serait en présence d’un « l’urbanisme tactique », méthode « née outre-Atlantique, où, dès les années 1970, des militants transforment des parkings en jardins éphémères, ou des rues en terrains de jeu, pour dénoncer la trop grande place accordée à l’automobile. (…)

A force de parcourir la ville et de fréquenter les réunions publiques, les pro-vélos d’aujourd’hui maîtrisent par cœur les codes de l’urbanisme et de la cartographie. Sur les logiciels Streetmix ou Neore, ils tracent les pistes cyclables de leurs rêves, les partagent en open source. Depuis un mois, ils ont toute l’attention des administrations. (…) »

Comme quoi, ce que d’aucuns, à Genève, estimaient relever de la « querelle picrocholine »  devront revoir leur copie.

Car il semble bien qu’elle soit d’ordre quasi vital, cette « querelle »  quand, en France comme à Genève, des pistes cyclables sont dessinées à la hâte alors que d’ordinaire, leur réalisation nécessite des années d’examen de passage…

Car crise de la Covid-19 oblige, les arguments évoqués en faveur de l’augmentation de l’espace à attribuer aux deux roues sont partout les mêmes:

« Les impératifs sanitaires allaient limiter drastiquement le nombre de places dans les transports en commun. Mais le report sur la voiture était impensable. »

A bon entendeur!