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Navalny, nouvelle action de soutien selon le grand quotidien russe Kommersant …

Bien alors aidons un peu notre Chère RTS et transmettons-lui l’info au cas où elle ne l’aurait pas déjà en réserve pour la diffuser ce dimanche prochain, 14 février.jour de la Saint-Valentin comme on le sait.

Le grand quotidien russe Kommersant publie dans son édition de ce 9 février, l’annonce de la nouvelle action de soutien en faveur d’Alexeï Navalny. Prévue justement dimanche prochain, 14 février, elle a pour but de faire triompher l’amour sur la peur.

Il est demandé aux participants de sortir dans leur cour, d’allumer les lampes de poche de leur téléphone et de rester ainsi quelques minutes. On peut aussi apporter des bougies et dessiner des coeurs.

  » Prenez une photo d’en haut, depuis l’un des appartements, et postez-la sur Instagram. Que les réseaux sociaux soient remplis de milliers de cœurs brûlants provenant de dizaines de villes russes », a écrit le coordinateur des quartiers généraux des régions sur son compte Telegram.

Une occasion nouvelle et rêvée pour nos journalistes de la chaîne radio-télévisée suisse dite publique de nous « informer » dans le sens initié avec brio dimanche 7 février dernier!

Entendons-nous bien une fois encore.

Alexeï Navalny et son combat sont une chose. Une autre, la manière dont il en est rendu compte. Et c’est cette manière qui est ici pointée. Car le public auquel s’adressent les médias est en droit de bénéficier de faits et non de leur travestissement.

Il ne s’agit donc pas de s’en prendre à cet homme.

Il s’agit d’obtenir de celles et de ceux qui rendent compte des « valeurs » de ce blogueur et de ses actions qu’elles ne soient pas déformées quand elles ne sont carrément pas ignorées.

Car on attend de nos journalistes qu’ils nous informent dans le respect des règles de déontologie qui incombent à leur métier. Cela a été exprimé ici à maintes reprises et de longue date, récemment encore ici.

Pour quel résultat, on le guette.

Histoire, Politique, société, Voix

LA GUERRE D’INFLUENCE ET LA DESINFORMATION, SUITE DES ENTRETIENS AVEC JACQUES BAUD

-Jacques BAUD, dans nos précédents entretiens sur la guerre d’influence, nous nous sommes arrêtés sur l’influence, sur les mesures actives, la propagande et la censure. Aujourd’hui nous abordons la désinformation. Comment la définissez-vous au regard de la propagande, par exemple?

Jacques BAUD: -Dans le langage courant, on tend à associer les termes « propagande » et « désinformation », voir à les confondre. Or, comme nous l’avons vu, la propagande a pour objet l’accentuation d’informations (souvent justes), alors que la désinformation implique la production et la diffusion délibérée de fausses informations pour induire en erreur. Dans la hiérarchie des termes, la désinformation se situe un peu au-dessus de la propagande. En d’autres termes, on peut utiliser la propagande à des fins de désinformation : en projetant plus de lumière sur événement on peut avoir l’objectif d’induire en erreur.

Par exemple, la publicité est souvent une forme de propagande, en mettant en lumière les avantages d’un produit, mais n’a pas nécessairement pour but de tromper sur ce produit (ce qui serait illégal).

Menée au niveau politique ou stratégique, la désinformation n’est pas un geste gratuit, mais contribue à atteindre un objectif. Durant la guerre froide, nous avions deux systèmes politiques qui cherchaient à s’imposer à l’autre, par la guerre ou par la politique : l’un parce qu’il se considérait comme étant « dans le sens de l’Histoire » ; l’autre parce qu’il voyait le système communiste comme « contre nature ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on parlait de « guerre froide ». Aujourd’hui, la situation est très différente : les pays communistes sont devenus les chantres du capitalisme et n’ont plus comme objectif d’imposer leur « système ». Sans doute cherchent-ils à montrer leur meilleur côté, mais l’idée que la Chine cherche à « contrer et d’affaiblir le modèle des démocraties libérales et occidentales et d’imposer un modèle autoritaire et dictatorial partout », comme le prétend Isabelle Lassere du Figaro, dans « C Dans l’air », est tout simplement fantaisiste. Aujourd’hui, la Chine s’est dotée d’un outil de production à sa dimension, et cherche à l’utiliser au profit de sa croissance… exactement comme nous le faisons.

A la fin janvier 2020, le président Trump tweete :

La Chine s’est efforcée de contenir le coronavirus. Les États-Unis apprécient beaucoup leurs efforts et leur transparence. Tout ira bien. En particulier, au nom du peuple américain, je veux remercier le Président Xi !

La situation est alors rapportée par la presse de manière relativement objective.

Mais à la fin mars, le bilan des morts aux Etats-Unis et en France, rattrape celui de la Chine… Il faut trouver des explications au désastre qui s’annonce et disculper des autorités politiques et sanitaires négligentes.

Le discours officiel à l’égard de la Chine change alors totalement : la guerre est déclarée. On prétend que les autorités chinoises ont menti et minimisé l’importance de l’épidémie, notamment en arrêtant des donneurs d’alerte et en les réduisant au silence. C’est faux. On affirmera que les services de renseignement américains avaient détecté l’épidémie en novembre 2019 déjà, ce qui s’est avéré faux. Le parti Républicain élabore une discipline de langage qui affirme que « Le Parti communiste chinois a provoqué cette pandémie » et que la Chine a « prétendu que la maladie ne pouvait pas être transmise ». Le 30 mars, la très médiatique Karine Lacombe affirme que les premiers décès chinois sont survenus en décembre 2019 déjà : elle se base sur les « résiliations massives de dizaines de milliers de lignes [téléphoniques] » à Wuhan. Elle ment : le même jour, Associated Press démonte cette « fake news » dans un « fact checking », et explique qu’il s’agit de résiliations de services liés à l’arrêt de certaines activités lors du confinement. Cela n’empêchera pas d’autres « experts », comme Philippe Dessertine de répéter ce mensonge sur France 5 en novembre 2020. Le 14 avril, l’ « experte » Valérie Niquet, de la Fondation pour la Recherche Stratégique, affirme dans un article, que le virus serait apparu en Chine en octobre 2019 déjà. Pourtant le 30 mars, CNews annonçait que la « patiente zéro » aurait été identifiée et aurait eu ses premiers symptômes le 10 décembre 2019.

En fait, ces « experts » n’en savent rien, mais exploitent leur caution scientifique à des fins de désinformation. Car à la fin décembre 2019, la Chine fait face simultanément à une épidémie de grippe d’une ampleur inédite et à des cas de « pneumonie non-diagnostiquée ». Le 26 décembre, la Dr Zhang Jixian, spécialiste des maladies respiratoires, constate le phénomène, sans pouvoir l’expliquer, et donne l’alerte afin que des analyses plus poussées soient faites. Le 30 décembre, la commission médicale de Wuhan émet une alerte pour une « pneumonie non diagnostiquée » et déclenche des mesures d’urgence « de niveau 2 ». Cette alerte est relayée par le réseau américain ProMED. Ce n’est qu’après cela qu’intervient le « célèbre » Dr Li Wenliang, qui est ophtalmologue, qui transmet des extraits du dossier d’un malade et l’image de son scanner par WeChat à d’anciens collègues de sa faculté de médecine sur un forum privé, en affirmant qu’il s’agissait du SARS.

En fait, non seulement il viole le secret médical, mais ses informations sont fausses : le SARS est 20-100x plus mortel que le SARS-CoV-2, et la Chine ne compte pas encore un seul mort. Dans cette situation, les autorités chinoises ne veulent pas créer la panique : Li est interpellé (et non arrêté) et on lui fait promettre (par écrit) de ne plus diffuser de fausses nouvelles. Mais les médias occidentaux en feront une icône pour dénoncer la dictature chinoise. En revanche, la Dr Zhang – qui est la véritable donneuse d’alerte de l’épidémie – a été récompensée par les autorités chinoises.

Le 31 décembre, la Chine informe l’OMS officiellement, sans en connaitre le virus, ni ses mécanismes de transmission. Ce n’est que le 7 janvier qu’il sera identifié sous l’appellation 2019-nCov, modifiée plus tard pour celle de SARS-CoV-2. Le premier mort chinois sera enregistré le 9 janvier.

Le 1er décembre 2020, CNN publie des documents prétendument confidentiels démontrant les mensonges chinois. Le même jour, dans son journal de 12h30 la RTS affirme que « Le 10 février, la Chine annonce 2478 nouveaux cas confirmés de CoViD mais le dossier obtenu par CNN et authentifié par 6 experts indépendants révèle 5918 nouveaux cas effectivement enregistrés à cette date là ». Le 2 décembre, dans l’émission « C dans l’air », Caroline Roux présente un reportage qui reprend l’information de CNN en affichant « 2478 cas déclarés » et « 5918 cas recensés ». La RTS, et France 5 mentent : c’est de la manipulation. En fait, les documents de CNN décomposent le nombre de 5918 : 2 345 « cas confirmés », 1 772 « cas diagnostiqués cliniquement » et 1 796 « cas suspects ». Donc en annonçant 2478 « cas confirmés » (comme on le fait internationalement), la Chine n’a pas menti ! Ceci étant, à cette date (10 février) les critères pour définir un « cas » (notamment en regard des cas asymptomatiques) sont peu clairs, c’est pourquoi le 12 février le gouvernement chinois ajuste ses critères et annonce 14 000 cas de plus, démontrant qu’il n’y avait pas de volonté de cacher l’ampleur de l’épidémie.

Sur la foi des documents de CNN,  la RTS,  « C dans l’air » affirment que « la Chine aurait dissimulé des informations dès le début (…) début décembre, lorsque toute l’attention est portée sur Wuhan alors que deux ville du Hubei comptabilisent plus de malades ». C’est à nouveau un mensonge destiné à faire croire que la Chine avait déjà une épidémie de CoViD bien développée en décembre. En fait les documents de CNN ne parlent pas de CoViD, mais de l’épidémie de grippe dans les villes de Yichang et Xianning!

Ces journalistes ne sont que des propagandistes, dignes de ceux des grandes heures de la guerre froide et qui s’abreuvent des « fake news » propagées par Trump ! Car en réalité, les documents de CNN sont plus nuancés :  Au moment où le virus serait apparu pour la première fois, les documents montrent qu’une autre crise sanitaire  se déroulait: le Hubei faisait face à une importante épidémie de grippe. Selon les documents, cela a entraîné une augmentation du nombre de cas jusqu’à 20 fois le niveau enregistré l’année précédente, plaçant d’énormes pressions supplémentaires sur un système de santé déjà sollicité.

Mais évidemment, ni la RTS, ni France 24, ni France 5 ne mentionnent ce passage !… Et ce n’est qu’un échantillon des innombrables falsifications faites par nos médias, afin de suggérer que le désastre de la CoViD est le résultat d’une machination venant de Chine… ce qui – selon le prestigieux journal Lancet est loin d’être démontré à ce stade !

D’ailleurs, en avril 2020, des scientifiques honnêtes, comme Anne-Claude Crémieux, professeure à l’hôpital St Louis (Paris) et Yves Gaudin, virologue et directeur de recherche au CNRS, rappellent que la Chine n’a pas fait de rétention d’information au début de l’épidémie.

Comme on le constate, la désinformation est l’usage combiné de fausses informations (inventées), de suppression d’informations (réelles) et de la création artificielle d’intentions (complotisme)… C’est la raison pour laquelle les citoyens n’ont plus confiance dans leurs médias, ouvrant ainsi la porte à toutes sortes de théories fumeuses (complotistes) à leur tour !…

Dans un prochain entretien, nous examinerons les cas de la Russie et de l’Iran, qui sont tout aussi édifiants !

Histoire, Politique, société, Voix

La guerre d’influence et la censure, suite des entretiens avec Jacques BAUD

-Notre dernier entretien avec vous, Jacques BAUD a porté sur la propagande. Dans celui de ce jour, il est question de censure. Si, selon vous, cette dernière vient en complément de la première, leur usage à toutes les deux diffère selon les régimes politiques qui y recourent. Merci de nous en dire davantage à cet égard…

Jacques BAUD: -Alors que la propagande est le fait de diffuser l’information « digne d’être propagée », la censure est le fait de bannir l’information que l’on ne souhaite pas diffuser. Elle complète la propagande et contribue ainsi à la maîtrise du contenu de l’information. Elle peut être imposée par la force ou la persuasion.

Durant la guerre froide, les pays communistes ont été de grands utilisateurs de la censure. Toutefois, contrairement à ce que l’on pense généralement, leur enjeu était moins la conservation du pouvoir (qui était assuré par tout un arsenal de mesures, dont le système du parti unique), mais plutôt au maintien de l’image du système communiste. Les partis communistes se voyaient comme allant dans le sens de l’Histoire, et étaient engagés dans une sorte de compétition (politique) avec le monde occidental libéral. La censure visait alors à gommer les aspects négatifs du système.

Aujourd’hui, la censure a gagné les pays démocratiques, mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de « l’image du système », mais bien de la conservation du pouvoir ou d’une autorité. Car les dirigeants des pays démocratiques sont sensibles aux mouvements d’opinion et au verdict des urnes. Paradoxalement, les démocraties sont souvent plus vulnérables à l’information que ne le sont les dictatures ! Ceci ne signifie pas que des pays totalitaires, comme la Chine ou la Corée du Nord n’utilisent pas la censure ! Au contraire ! Ils le font, mais avec une finalité différente qu’en Occident : il s’agit surtout de maintenir l’image de stabilité du système, particulièrement dans un contexte de compétition économique internationale. La conservation du pouvoir ne venant ici que de manière marginale. Ainsi, Xi Jinping, à qui la Constitution chinoise – récemment modifiée – accorde un statut illimité n’a pas besoin de craindre un verdict populaire !…

Dans le même esprit, les gouvernements occidentaux tendent à déléguer l’exercice d’une forme de censure à des acteurs privés, comme les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Tweeter, Youtube, etc.). Par exemple, le fournisseur de service Slack, en Grande-Bretagne, a tout simplement fermé les comptes de clients qui avaient visité des pays sous sanctions américaines. GitHub a adopté des mesures analogues. Alors que l’internet devait être « neutre », il devient une des courroies de transmissions de la politique américaine. Il en est ainsi de PayPal, qui refuse de transmettre les paiements à des organes de presse alternatifs qui soutiennent l’Iran.

Ainsi, Google, Facebook, Le Monde, Libération, l’Union européenne ou l’Otan, proposent des « fact-checkers » (vérificateurs de faits). Mais en l’absence de critères précis et d’une méthodologie rigoureuse, ces outils deviennent une manière de stigmatiser les pensées déviantes. Le fact-checker de l’Union européenne est devenu un véritable site de désinformation dirigé contre la Russie. La méthode est assez simple : à partir d’une information glanée sur un site pro-russe, il formule une « réfutation » basée sur un autre fait, qui – souvent – n’infirme pas l’information originale, mais une information très similaire. Par exemple, le 2 août 2019, euvsdisinfo.eu épingle la version espagnole de Sputnik pour avoir affirmé que
Le président américain Donald Trump a menacé de libérer des milliers de membres du groupe terroriste État islamique capturés en Syrie, si les pays européens ne les reprenaient pas.

Euvsdisinfo.eu accuse Sputnik de déformer un tweet de Trump datant du 16 février évoquant le sort de 800 combattants de l’État islamique. Ce tweet est bien réel, mais le site européen ment, car ce n’est pas ce qui est évoqué par Sputnik : en fait, le 2 août, dans un « point-presse », Trump a bien affirmé presque mot pour mot ce que prétend Sputnik.

Ce « fact-checking » devient ainsi une forme de censure, qui génère une forme de manipulation : on définit une « vérité » de référence, souvent fondée sur des convictions plus que sur des faits, afin d’écarter les informations « non-conformes ». Paradoxalement, les « censeurs » modernes se réfugient derrière les droits de l’Homme, l’Etat de Droit ou la démocratie pour réduire la diversité politique. Car la démocratie appartient également à ceux qui sont contre elle : c’est ce qui fait sa force. Tenter d’éliminer les informations discordantes en les qualifiant de « conspirationnistes » et autres (en perdant de vue au passage la nature même du complotisme) est la preuve d’un manque de confiance en la démocratie.

Quant aux « vérificateurs de faits » automatiques des réseaux sociaux, ils ne sont pas capables de juger la substance d’une information. Ils en « décident » en fonction d’algorithmes alimentés par le comportement des utilisateurs, avec des effets pervers. Ainsi, en septembre 2016, Facebook avait censuré la Première ministre norvégienne Erna Solberg, qui avait publié la photo d’une fillette qui courait nue pour échapper à un bombardement au napalm durant la guerre du Vietnam en 1972. Le réseau social a également censuré le tableau L’Origine du Monde de Gustave Courbet, puis, en 2018, une série de peintures de Rubens. En novembre 2020, le média Bloomberg rapporte que les algorithmes de Facebook ont bloqué « par erreur » des milliers de publicités, causant même des licenciements pour certaines entreprises.

Le concours des acteurs privés à la censure étatique est renforcé par la concentration croissante des médias autour de groupes financiers proches du pouvoir. La visite de Vladimir Poutine à Emmanuel Macron au Fort de Brégançon, en 2019, nous donne un exemple frappant de censure, qui témoigne de la servilité des médias et des journalistes privés…

-Merci, Jacques Baud, d’avoir cité cette rencontre des présidents russe et français de l’été dernier qui constituera partie du propos de notre prochain entretien!

Culture, Economie, Histoire, Politique, Voix

Artsakh pour les Arméniens, Haut-Karabagh en Occident, la guerre encore et encore…

L’Artsakh, c’est ainsi que les Arméniens nomment ce que l’Occident appelle Haut Karabagh ou encore Nagorno Karabagh.

Quelles que soient ces appellations, l’Histoire de cette république du Caucase est complexe.

Elle est rappelée sur différents sites, comme il se doit mais je vous propose d vous rendre sur celui du Ministère des Affaires Etrangères d’Arménie.

Pourquoi?

Parce qu’il est intéressant de saisir le point de vue de l’Arménie de laquelle l’Artsakh revendique les racines aussi profondes qu’historiques.

Il va de soi qu’à lire d’autres approches comme, par exemple, celle publiée sur le site Cairn.info et indiquée en lien ci-après, son intitulé seul suffit à la situer:

L’Etat de facto du Haut-Karabagh arménien.

Le fait est que des vies sont en jeu, que les forces en présence sont animées par autant d’intérêts géostratégiques que de valeurs respectives à défendre.

Et que les négociations en vue de régler pareil conflit entre parties qui campent sur leurs positions sont extrêmement délicates à mener vu la violence qui sévit depuis ce 27 septembre.

Car, en effet, c’est sous la médiation des co-Présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, Russie, Etats-Unis d’Amérique et France que sont placés les espoirs d’accord à trouver.

Pendant ce temps-là, le sang coule de plaies béantes que l’animosité particulièrement guerrière de ce nouveau conflit ouvre à nouveau.

En pensée avec autant de victimes de l’aveuglement humain qui n’a pas fini de briser des vies.

Histoire, Politique, société, Voix

Le monde politique, la belle affaire!

Le feuilleton Navalny se poursuit, qui se soucie de sa vie? On commente, on affirme, pendant ce temps-là, un homme est dans le coma.

Comme nul ne sait exactement ce qui lui est arrivé, on reste dans un flou qui n’a rien d’artistique.

Alors que l’on ignore ce qui a favorisé le transfert du blogueur et activiste russe en Allemagne pour y être soigné, on y va de son appréciation personnelle.

En d’autres termes, on est en pleine interprétation de faits qui, peu à peu, deviennent des « vérités ».

Car à défaut de connaître le fond de l’affaire, nombre de personnes se contentent d’entonner les sempiternels refrains qui dressent « pro-russes » contre « russophobes ».

Alors que le monde politique est d’une telle opacité! Tissé de passions et d’intérêts, il fascine, exaspère ou indiffère.

Car sous couvert d’arguments sont véhiculés toutes sortes de propos qui devraient nous convaincre d’une cause ou d’une autre.

Or ce ne sont toujours que des points de vue que chacune et chacun est libre de partager ou non.

En l’occurrence et sans éprouver de sympathie particulière pour Navalny, je pense à lui, pris qu’il est au coeur de tensions qui vont bien au-delà de son seul engagement d’activiste.

Culture, Economie, Politique, société, Voix

COVID-19, en Russie comme ailleurs

Un ami m’a demandé, hier, ce qu’il en était du coronavirus en Russie.

Que répondre sinon qu’à la lecture de ce qui circule comme informations, la situation ne diffère pas vraiment de celle que nous vivons un peu partout en Occident et ailleurs dans le monde.

A savoir qu’on informe de ce qu’il en est de ce virus, de son mode rapide de transmission et des mesures à prendre pour le combattre.

De ce que je tiens d’une amie moscovite, la capitale de ce vaste pays est évidemment plus touchée que ses régions encore relativement épargnées.

Ce qui paraît logique vu la concentration humaine que l’on trouve à Moscou.

Plus de 13 millions d’habitants y vivent, autant dire qu’avec une telle densité de population, cette mégapole est particulièrement exposée.

Inutile de dire que, tout comme chez nous, les polémiques vont bon train en Russie quant à l’instrumentatlisation qui serait faite de la pandémie.

Certains points de vue émis là-bas sont, comme il se doit, repris dans nombre de grands médias étrangers qui ne ménagent pas leur peine pour épingler le Kremlin.

Rien de très nouveau et libre à chacune et à chacun d’entre nous d’imaginer être informé sans propagande  d’où qu’elle provienne.

Car la Russie ne se distingue pas du reste du monde qui compte autant d’avis convergents et divergents émis sur la pandémie qui frappe la planète.

Que certains de ces avis soient mis en avant plutôt que d’autres relève, tout comme chez nous, de choix opérés par qui en a le pouvoir.

Rien de plus courant qui ne distingue donc pas la Russie de l’Occident.

Aussi bien, si arrestation il y a en Russie d’activistes anti-Kremlin, y en a-t-il autant ailleurs, dans nos démocraties où il arrive aussi à la liberté de se résumer à celle de se taire.

Politique, société

Amère je suis

Bien alors pour que vous soyez à nouveau informés, mon blog ne s’affiche plus nulle part sur le site qui l’a accueilli plus de 9 ans durant.
Deux internautes se sont démenés pour alerter qui de droit et signaler que ce blog leur réservait le plus mauvais accueil qui soit tandis qu’eux-mêmes ne se sont jamais privés de cracher leur venin et sur mon blog et ailleurs.
En France, une Universitaire laisse entendre dans un de ses ouvrages, que la publication de mes recueils de nouvelles en édition bilingue russe-français serait financée par le Kremlin.
En Suisse, une courageuse internaute qui commente sous pseudo laisse entendre que mon blog serait un repaire d’antisémites.
Après cela, on considère que la Russie est un pays où sévit la censure. Ben voyons.
Que vive l’esprit de tolérance dont se réjouissent tant nos démocraties qu’il honore délateurs et médisants. Ce soir, c’est vraiment la plus beau message d’humanisme qui m’est délivré.

Politique, société

Ca s’appelle solidarité gouvernementale, dit cette ministre

Et si on parlait PMA?
Cette séquence vidéo se déroule en France mais elle intéressera peut-être mes compatriotes helvètes, eux aussi enclins à envisager la PMA accessible au plus grand nombre de couples.
Ne vous inquiétez pas si, au début, les échanges vous paraissent un peu difficiles à suivre. C’est que, tout de même, il s’agit d’une problématique aussi sensible qu’essentielle.
Elle concerne la vie.
De fait, elle est liée à l’avenir, en l’occurrence à celui de la France mais de tout autre pays que la voie dans laquelle s’engagera la France serait susceptible de concerner.
Raison pour laquelle ces ministres conjuguent leurs efforts pour rendre la PMA accessible à toutes et tous.
Raison, également, d’une solidarité telle que, parfois, s’impose le besoin de se reprendre, de chercher la meilleure formulation, bref, raison de s’y perdre un peu sans le vouloir.
Donc pour votre part, si le sujet vous intéresse, vous concerne même, prenez votre temps, revenez en arrière, interrogez-vous, pensez aux générations futures, à l’horizon qui s’ouvrirait ou se fermerait.
Nous sommes en démocratie, les droits de toutes et tous se défendent, certes parfois un peu mieux que d’autres.
Mais c’est le  jeu, semble-t-il.

Culture, Politique, société

Ecrire, encore et encore

Tenir un blog n’équivaut pas à y partager des sujets auxquels on est sensible et pour lesquels on échange, ensuite, avec qui les conçoit de telle ou telle manière.
Tenir un blog est un bel apprentissage.
On y découvre comment les un(e)s et les autres perçoivent vos propos, votre personne tandis que vous leur soumettez un sujet à discuter.
Parce qu’en réalité, au-delà d’une actualité à débattre, il y a toutes sortes d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte.
Et ce sont de ces paramètres, du grec παρα (para) et μετρο (metro), que l’on apprend. Car ils révèlent des comportements.
En tenir compte lorsqu’on écrit un sujet peut être recommandé. Passer outre, tout autant.
Raison pour laquelle tenir un blog tient de l’aventure humaine. Je l’ai menée avec vous, elle se poursuivra ou non, je l’ignore toujours à l’heure qu’il est.
Quoi qu’il en soit, les messages que je ne cesse de recevoir, au-delà de ceux que vous avez pu lire ici, me touchent au plus profond de moi-même.
Car je vous l’ai dit, écrire est l’essentiel de ma vie.

Politique, société

Ma place? Dans les égouts!

Vu le nombre de commentaires que je reçois depuis quelques jours et que je ne publie pas pour des raisons que j’explique sur mon blog, j’estime bon que vous ayez, malgré tout, un exemple de ce qui m’est adressé.
Ce commentaire que vous voyez figurer en capture d’écran pour illustrer ce sujet, je ne  l’ai pas publié sur mon blog mais je tenais à le rendre public.
Cela vous donne un petit aperçu de personnes qui trouvent toujours accueil sur la plate-forme de laquelle mon blog est menacé, lui, de disparaître.
De ce « Corto », hier, j’ai pourtant banni l’IP.
Qu’à cela ne tienne, il en dispose d’autres qui ont permis que ce commentaire en capture d’écran ci-dessus me parvienne.
En son temps, j’ai porté plainte pour diffamation contre ce même « Corto » et contre une autre personne de cette blogosphère. Si celle-ci s’est présentée à la police qui l’a convoquée, « Corto », quant à lui, non.
Il n’a pas répondu à la convocation.
Au prétexte qu’il vivait en Israël, m’a-t-il été signifié dans le cadre de la procédure, on n’allait pas faire intervenir Interpol pour qu’il se rende à Genève. « Corto » a donc échappé à la justice.
Ces deux personnes qui m’ont diffamée autrefois, sitôt que je les ai citées sur un récent sujet de ce blog, y sont revenues. Par respect envers leur droit de s’y exprimer, j’ai publié leurs commentaires quand je les ai estimés adéquats.
Résultat, « Corto » continue de diffamer, l’autre continue de surveiller avec la plus grande attention qui publie quoi sur mon blog, quelles sont ses tendances politiques, idéologiques, religieuses.
Et me menace, moi.
Ces deux personnes ont droit de cité sur cette blogosphère. Mon blog, lui, n’y est plus le bienvenu et semble bénéficier de je ne sais quel sursis, comme je l’ai indiqué hier.
Chercher l’erreur, est-ce bien nécessaire?