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En ce 24 février…

Pourquoi est-il important de refuser les discours falsificateurs? Tout simplement parce que s’ils ne sont pas contestés, ils s’installent durablement dans les esprits. Certes, ils sont déjà bien ancrés dans nombre d’entre eux et de telle manière que se risquer à les mettre en cause vous vaut d’être envoyé dans les cordes.

Tout cela est bien connu, il existerait des gens qui savent et d’autres, non.

De nombreuses manières de vous le faire entendre sont à leur disposition, parmi lesquelles, la réduction de vos opinions à des termes tout prêts à les enfermer. Parmi ceux-ci, quelques uns ont le vent en poupe comme, « complotiste », « conspirationniste », « fasciste », « extrémiste de gauche » ou « extrémiste de droite ».

A partir de là, si vous souhaitez entrer en discussion avec quelqu’un qui d’emblée sait, vous pouvez être quasi certains que vous aurez droit à l’une ou l’autre de ces étiquettes qui font partie du kit de survie des sachants. Car le débat avec vous ne les intéresse pas. Comment le pourrait-il puisque, dores et déjà, ils savent?

Vous tentez de leur faire comprendre que non, rien n’est aussi simple? Qu’à cela ne tienne, il vous sera rétorqué qu’avec des gens comme vous, on ne peut tout simplement pas discuter. En effet, parce qu’avec des gens qui réfléchissent et raisonnent, ils n’entrent pas en matière. Donc la meilleure manière de contrôler un échange est de le fermer à toute ouverture.

Et pour cela, rien de mieux que d’user des termes vus plus hauts du kit de survie! Il suffit de les coller à la peau de votre interlocuteur récalcitrant et l’affaire est réglée. A ce sabordage intellectuel se livrent celles et ceux qui oeuvrent au rejet de toute forme d’appréhension de la réalité autre que la leur.

Au sein du groupe dans lequel ce jeune homme de ma connaissance a eu, le malheureux, l’outrecuidance de partager un de mes sujets de blog, il lui a vivement été recommandé de ne plus faire de « publicité pour cette dame » donc moi. Car une des membres de ce groupe aurait été  « horrifiée » par le fait que j’aie osé discuter la version du blogueur russe telle qu’elle nous est présentée en Occident.

A la décharge de cette personne qui s’est dite « horrifiée » par mes propos, il faut avouer qu’à force de suivre tout ce qui est énoncé de cet homme, il lui est sans doute difficile sinon impossible de se faire une autre idée que celle qu’on lui met à peu près chaque jour dans la tête.

Et puis aussi, peut-être fait-elle confiance à ses médias de référence, c’est tout à son honneur, moins à celui desdits médias de distiller de fausses informations quand il ne s’agit carrément pas de mensonges. Mais comment serait-elle en mesure de faire la part des choses si elle n’a qu’un seul son de cloche?

Car pour la diversité, il faut aller voir ailleurs. Et justement, ce jeune homme a proposé mon regard dans ce sens mais il a « horrifié ».

Que vaut la liberté d’expression que nos pays revendiquent tant quand il ne se targuent pas d’en être les parangons? Quelle place a encore la pensée qui ne se satisfait pas de déformer et de falsifier des faits pour s’imposer? Ici, jamais aucun slogan politique n’a été brandi. Aucune cause militante n’a non plus été affichée.

Juste un regard proposé sur la Russie, par amour de sa culture et refus de considérations aussi idiotes qu’infondées sur elle.

Mais c’est déjà trop. Alors, chères détractrices et chers détracteurs autant que vous êtes, sachez que, parmi mes proches se comptent plusieurs non russophiles. Soit que ces personnes ont connu la guerre avec la Russie, soit pour des raisons privées qui les regardent.

Mais avec elles toutes, la discussion est non seulement possible, même et surtout contradictoire mais enrichissante.

Ce qui n’est pas le cas avec autant de vous autres, perroquets que vous êtes, à répéter ce que vous tenez de spécialistes dont le seul point de vue serait digne de crédit. Libre à vous de vos choix, libre à moi de les discuter et surtout, de rejeter vos jugements aussi indigents que malvenus.

Nombre d’universitaires qui s’emploient à diffuser les idées libérales russes sont régulièrement convoqués dans nos médias pour se prononcer sur « la Russie de Poutine ». Et face à eux, rares sont les contradicteurs. Car de moins en moins sinon bientôt plus aucune figure universitaire, journalistique ou autre qui défende une version divergente de la Russie que celle qui domine nos médias n’est sollicitée pour s’exprimer.

Pourquoi, à votre avis? Pourquoi mène-t-on des soi-disant débats entre soi? Pourquoi tient-on si prudemment à l’écart tout autre connaisseur de la Russie que celles et ceux qui nous expliquent en long et en large ce qu’il en est de ce pays qui serait proche de la dictature? C’est que les esprits doivent être acquis à la même cause, celle qui condamne « la Russie de Poutine ».

Car cette cause serait celle issue de vraies démocraties, soucieuses de droits humains et de liberté d’expression.

On l’a bien compris, merci et bravo à’autant de prêcheurs de grands chemins, plus prompts à dégainer qu’à réfléchir avant d’éructer ce qui leur sert d’argument, « complotiste », « conspirationniste », fasciste », « extrémiste ». Il n’est jamais trop tard pour enrichir son lexique et d’autant élargir sa perception du monde qu’il s’en portera beaucoup mieux.

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Plus grave que l’insulte, la malhonnêteté intellectuelle

Et hop, rebelote, me voici maintenant affiliée à l’extrême droite pour le soutien inconditionnel que je manifesterais envers le président d’un pays dont j’ai pourtant et à maintes reprises écrit ici que je l’aimais en tant que tel et à travers son Histoire, sa culture, son peuple surtout, je veux bien sûr parler ici de la Russie.

Mais non, qu’à cela ne tienne, ce serait son seul président dont je me ferais la défenderesse sur ce blog comme s’il en avait besoin.

D’extrême droite donc je serais, mieux encore, « dans le milieu des études sur la Russie contemporaine, apparemment considérée comme une fasciste alignée sur ce régime ultra-nationaliste de fous-furieux. », je vous passe le reste de ce qui m’a été rapporté par un jeune homme de ma connaissance dont l’une des relations lui a donc fait part de ce que je serais.

En tous les cas, moi qui peinais à me situer sur l’échiquier politique, me voici désormais éclairée!

Il est toujours intéressant de découvrir la manière avec laquelle est perçu un propos aussi nuancé soit-il. En l’occurrence, ici, l’aptitude de ce détracteur à lire ce que j’écris se double de références de choix dont on mesure l’impact. D’une part, le site  d’un courageux anonyme dont j’ai eu à plusieurs reprises les honneurs, d’autre part et surtout l’ ouvrage contre l’auteure et l’éditrice duquel,  avec cinq autres personnes, j’ai porté plainte pour diffamation.

Le jugement rendu a relevé que Cécile VAISSIE et son éditrice étaient inculpées d’au moins l’un des nombreux chefs d’accusation qui ont été portés contre elles. Les deux ont fait appel du jugement tout comme cinq des six plaignants que nous étions. Le procès se déroulera en mai prochain à la Cour d’Appel de Paris.

Autant, lorsque je considère déformée la réalité de faits par nos journalistes j’y réagis, autant j’estime que laisser passer ces considérations aussi dénuées de bon sens que dégradantes revient à cautionner une évidente malhonnêteté intellectuelle. Car j’ai eu beau répéter je ne sais combien de fois que je n’étais ni militante ni politicienne, qu’à cela ne tienne, on se gargarise de termes abusifs plutôt que de comprendre le sens d’une démarche.

Qu’on apprécie ou pas la politique russe est une chose. Qu’on invective qui dit aimer la Russie et rejeter sa diabolisation, une autre qui paraît impossible à faire passer. Combien de fois n’ai-je dit que rien n’était parfait en Russie mais loin du tableau qu’on en dressait? Mais non, rien n’y fait, je serais une femme inféodée aux milieux d’extrême droite, je serais animée de  » haine »  envers un homme au courage exemplaire, Alexeï Navalny pour ne pas le nommer que je couvrirais de  » boue » quand mon « coup de maître » serait d’avoir remis en cause son empoisonnement et j’en passe et des meilleures sur ce que j’aurais écrit de cet homme dont, pour rappel, voici ce qu’il en est.

Bien sûr que tout cela ne vaudrait pas même qu’on s’y arrête. Pourtant si, car ce genre de considérations agressives -et je pèse mes mots- ne sont de loin pas les premières que je reçois en partage. Au plus fort de la guerre dans le Donbass, alors que je manifestais mon soutien à sa population, j’ai eu droit à des courriels chargés de haine de la part d’un défenseur de la cause ukrainienne.

J’ai également eu à lire les très viles considérations de la part d’un journaliste de France2 par messagerie privée sur Twitter.

Voilà ce qui est réservé à la parole prise sans la moindre revendication politique mais qui ne vise qu’à refuser de voir salis un pays, son peuple, son Histoire, et sa culture. Car c’est à cela que je m’en prends, à ce qui déforme, à ce qui discrédite, à ce qui nuit de manière gratuite.  Or en retour, plutôt que d’arguments qui inviteraient au débat, ce sont les invectives et les insultes qui sont privilégiées.

Il est devenu presque impossible de parler de la Russie sans que cela ne déclenche de réactions clivées tant nos médias et leurs invité(e)s, spécialistes, expert(e)s sélectionné(e)s ont réussi à faire de ce pays celui « de Poutine ». Animé(e)s d’une rare détermination à convaincre qu’elle ne se résume plus qu’à lui, les émissaires de la bonne parole partent en croisade contre tout ce qui s’opposerait à elle.

Eh bien non, je refuse de me joindre à cette cohorte savante et je vous remercie, vous toutes et tous qui savez lire ce qui est publié ici.

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Le combat très inégal à mener contre les mastodontes médiatiques dits mainstream

Une remarque a attiré mon attention que je soumets à la vôtre. Déposée en commentaire sous un des récents sujets de ce blog partagé sur un réseau social bien connu, elle disait la crainte de voir vains les efforts déployés pour rétablir certaines réalités face à la désinformation ou la semi-information distillées de manière à orienter l’opinion des populations.

A l’évidence, le combat mené contre les mastodontes médiatiques dits mainstream est inégal. Surtout lorsque le point de vue qui remet en cause ce qu’ils distillent à plus soif est tenu avec soin à l’écart de leurs publications, émissions ou autres éventuels débats qui ne seraient pas entre personnes d’avis à peu près similaires.

On a vu, ici-même, comment a été traité Jacques BAUD après la publication de son ouvrage Gouverner par les Fake News, paru aux éditions Max Milo le 27 août dernier. C’est d’ailleurs la manière avec laquelle il a été (dé)considéré par un pigiste de Conspiracy Watch et un journaliste du Temps qui m’a incitée à le solliciter. Une série d’entretiens avec lui a suivi, un prochain sera partagé ici sous peu.

A quoi bon se battre contre de soi-disantes informations quand on sait de quels moyens disposent les médias qui les diffusent pour les faire passer telles alors que tant d’entre elles ne sont que leur contraire, à savoir, des désinformations? Comme j’ai souvent eu l’occasion de le mentionner sur ce blog et lors de diverses interventions dans le cadre de tables rondes ici et , il s’agit avant tout de rester fidèle à soi-même et de refuser de cautionner l’abus de confiance d’un public envers ses médias de référence.

Donc oui, le combat est inégal et même très inégal. Mais oui, il vaut la peine d’être mené. Car au moins qui s’y livre ne se range-t-il pas du côté d’organes de soi-disante information qui s’apparentent de plus en plus à de véritables relais de très mauvaise propagande. Qu’une feuille de route existe et qu’il s’agisse, pour eux, de la suivre relève de la probabilité.

Ce qui est certain est que chaque média dispose d’une ligne de rédaction. Force est de constater que celle de la RTS ne s’encombre d’aucun souci de déontologie.

Comment peut-elle laisser passer autant de mauvaise foi que celle observée, ne serait-ce que dans cette émission de Géopolitis de ce 21 février sur laquelle, justement, nous allons revenir avec Jacques Baud dans un prochain entretien? Parce qu’au-delà de Nelson Mandela convoqué pour donner de l’allure, peut-être, au sort d’Alexeï Navalny, c’est la véracité d’autres propos tenus par le présentateur qui seront discutés et examinés ici.

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La RTS ne lâche rien… « Poutine-Navalny, le duel » est l’intitulé de l’une de ses émissions phares

La Radio Télévision Suisse (RTS) persiste et signe. La honte ou le sens du ridicule, ça ne la connaît pas. L’inculture, ou pis, la propagande, non plus. Voici que Navalny est comparé à Mandela. Là, on atteint un nouveau sommet.

Digne de celui qui m’avait valu un échange de courriels avec un confrère de ce journaliste que j’avais, par courtoisie, informé du sujet de blog que j’avais consacré à sa manière de présenter ces « faits politiques ». Autant dire que le ton n’était pas à la conciliation de sa part mais à la menace.

Eh oui, ainsi va la liberté d’expression sous nos latitudes et dans une Suisse qui se dit neutre.

Voici donc que dans le cadre d’une célèbre émission de la RTS, « Géopolitis », programmée pour ce 21 février et relayée par TV5Monde, son présentateur nous donne à voir Navalny comme un Mandela du genre…

L’experte invitée à donner son point de vue sur la situation remet quelques points sur les i mais qui ne modifient en rien l’insistance de notre journaliste à présenter la Russie de manière torve. Pour qui ne la connaît pas, comment comprendre l’orientation délibérée que donne ce journaliste d’un pays qu’il ramène à un choix d’images savamment sélectionnées?

C’est à cela que l’on reconnaît la propagande, aucune chaîne d’Etat ne ferait mieux.

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Puissance de la littérature, évocation….

Vous qui suivez ce blog, vous le savez souvent consacré à l’actualité et, en particulier, à la manière dont nos médias en rendent compte.

Et si la Russie y tient une bonne place, c’est tout simplement du fait que, par ma formation en langue et littérature russe et en analyse de discours politique,  je suis évidemment sensible à ce qui s’énonce sur elle.

Aucun militantisme quelconque n’est donc à voir dans mes prises de position.

D’ailleurs durant mes études menées encore du temps de l’Union Soviétique, déjà les remarques fusaient! « Etudier le russe, quelle idée… » Ou, lors d’un de mes retours d’URSS, on me demandait ce que j’avais pu y voir, ce qu’il y avait à y faire car vraiment, « question shopping… »

Cela ne s’invente pas, cela se vit.

Et puis, il y avait celles et ceux qui narguaient, provoquaient du haut de leur suffisance ou sans doute de ce qu’elles et ils estimaient relever d’un savoir que dominait, en réalité, un profond mépris.

Et c’est exactement ce qu’on retrouve aujourd’hui lorsqu’il est question de « la Russie de Poutine ».

Ce sont autant de ces a priori qui me font réagir ici. Car ils témoignent d’une absence de curiosité ou d’intérêt quelconque pour un pays au sujet duquel on se satisfait de mêmes formules ressassées, de mêmes clichés et de mêmes poncifs.

Ce qui est à l’origine de mon attirance pour la Russie, c’est sa littérature.

Et que mon oeuvre littéraire soit traduite en russe et publiée depuis plus de 15 ans à Moscou en édition bilingue russe-français, tient du plus beau concours de circonstances qui soit. Parce que l’amour que je porte à la Russie, ce sont ses écrivains qui me l’ont transmis.

Et aujourd’hui, c’est de ceux qui nous sont contemporains que je souhaite partager avec vous les sept romans que recommande le site Russia Beyond.

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La Russie en question

A propos de cet opposant russe auquel nos médias occidentaux prêtent une telle attention, la question n’est pas tant de savoir qui il est ou, comme s’interrogeait cet ami, quelle est sa « face sombre » mais plutôt de comprendre comment il s’est peu à peu imposé dans le champ médiatique.

Car nous ne sommes pas en présence d’un seul homme. Un réseau l’entoure. Qui le soutient et comment, qui s’y joint et pourquoi sont autant de questions à se poser. Car comme cela a été dit dans cette émission de France Culture, Navalny réussit à capitaliser la grogne en Russie qui n’est plus tant d’ordre économique que sociale.

Et des associations singulières se mettent en place dont le but n’est autre que de discréditer le pouvoir en place.

Que le peuple russe soit mécontent comme peut l’être tout peuple de n’importe quel pays est légitime. Mais que l’on se focalise en permanence comme c’est le cas en ce moment dans nos médias, sur le seul russe alors que cela le regarde lui au premier plan, cela  ne semble surprendre personne.

Au contraire, on abonde pour dire encore et encore combien ce pays est gouverné, bientôt même plus par un « dictateur » mais par un « tyran ». Oui, lésiner sur le vocabulaire n’est plus d’actualité, on y va, on matraque. Pourquoi cette incessante focalisation sur la Russie?

Peut-être que ces déclarations de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie vous aideront à le comprendre. Ses propos datent du 25 décembre 2016.

Rappelez-vous, l’avion qui transportait les membres du Choeur de l’Armée Rouge et pas qu’eux, la charismatique Doctoresse Liza, entre autres personnalités à bord, l’avion s’écrasait en mer Noire au large de Sotchi.

Un deuil national avait été décrété, je publiais ce sujet de blog, Au-delà d’un Choeur, la Russie.

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La Sibérie… une vie, une expérience

Sur un réseau social, je trouve cet article de Franceinfo. Il évoque une femme de 79 ans qui vit en Sibérie, au bord du lac Baïkal. Une vidéo la montre, en quelques mots, elle parle de sa vie.

Je me rappelle alors la lecture du livre de Sylvian Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Paru en 2010, l’ouvrage a été salué par la critique et primé.

Cette vidéo donne un aperçu de ce qu’a vécu l’écrivain durant les six mois qu’a duré son séjour. Rien à voir, bien sûr, avec une vie permanente menée en pareilles contrées.

Mais les images, les réflexions que suggère à Sylvain Tesson le cadre qui l’entoure, son expérience, vous toucheront peut-être.

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Dérive assassine…

Le parcours de cet homme fait froid dans le dos. Dire qu’il est celui d’un tueur déterminé, dire qu’il est celui d’un dépressif suicidaire, le résultat, hélas est là.

Il est celui d’un homme reconnu brillant ingénieur, il est celui d’un homme qui a vécu plusieurs licenciements, il est celui d’un homme qui a réagi par l’extrême violence.

Désormais aux mains de la médecine et de la justice, son sort en dépend.

Il a plongé des familles dans le deuil, il a ajouté la douleur à la douleur, d’aucuns ne discuteront pas, d’autres tenteront de comprendre.

Ce qui est certain est qu’avec le contexte actuel, la pression qui s’exerce sur chacune et chacun de nous toutes et tous, ce genre de dérive assassine est à considérer de la manière la plus sérieuse qui soit.

Pointer des coupables? Il appartient aux tribunaux d’y procéder.

Ce qui n’empêche pas de s’interroger en amont et de mesurer combien de gens vivent en permanence sur un fil plus que rouge, un fil qui vire soudain au noir.

Et surtout de se dire que personne n’est à l’abri d’un coup de folie. Il est écrit de cet homme qu’il est « inconnu de la justice et sans antécédents psychiatriques ».

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Spoutnik V, courage, fuyons!

Quand la RTS, ou du moins l’un de ses journalistes, tellement conditionné par le point de vue à faire passer à tout prix sur la Russie se révèle, c’en devient pathétique.

Hier 2 février, le présentateur du téléjournal de 19:30 parle du vaccin russe Spoutnik V. Comment le présente-t-il?

En n’omettant surtout pas de rappeler le sort qui attend celui dont on va encore longtemps entendre parler tant le feuilleton est lancé sur toutes les radios, les télévisions, les journaux, les magazines, Alexeï Navalny.

Ainsi a-t-on droit à ceci, « cette  même Russie qui envoie Alexeï Navalny en colonie pénitentiaire fait aujourd’hui un succès scientifique majeur avec son vaccin Sputnik… »

Et dans la foulée, le journaliste suisse commet ce lapsus si révélateur tandis qu’il interroge son invité sur le vaccin russe : « Bertrand Kiefer, comment a-t-on pu mépriser à tort, ce virus russe… »

Quand l’esprit est à ce point possédé par la vision négative de la Russie, on s’étonne, ensuite, de voir réagir celles et ceux que l’on qualifie de « russophiles » quand ce n’est pas directement de « suppôts du Kremlin »?

La Russie, pour qui sait échapper au prisme des rédactions de tant de nos médias mainstream occidentaux, est connue pour sa médecine de pointe. Et pas que pour elle, pour bien d’autres disciplines où elle excelle.

Mais on préfère la présenter sans cesse sous un angle politique, le plus souvent orienté par le regard des mêmes spécialistes, expert(e)s et autres défenseurs ou défenderesses de droits humains.

Réalisent-ils, réalisent-elles qu’en fin de compte, c’est un pays qui est insulté quand il ne cesse d’être ramené à sa seule dimension politique à l’exclusion de toute autre?

Ont-ils, ont-elles conscience, ces grands connaisseurs, ces grandes connaisseuses de la Russie, de l’arrogance et du mépris qui entourent pareille déconsidération de l’ensemble des activités qui s’y déploient avec succès et brio?

Mais tout cela ne date pas d’hier, hélas. Cela dure depuis des décennies tant on cherche à ramener « la Russie de Poutine » à l’ex-URSS dont on sait comment elle a été utilisée comme épouvantail…

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Nouvelle sortie éditoriale en France, nouvelle levée d’omerta…

La littérature a-t-elle vocation à se muer en espace de règlements de compte d’ordre familial quand ce n’est pas en cour de justice fictive?

Le public est-il sollicité comme lecteur d’une oeuvre, comme jury d’un acte condamnable ou comme voyeur lorsqu’on lui expose les méfaits d’une personnalité publique?

Car enfin, c’est à lui que le livre est soumis, c’est à lui que le livre s’adresse. Et qu’il soit le plus nombreux possible, ce public, est évidemment aussi la raison du moment éditorial retenu.

A propos de son beau-père qui a commis l’inceste non pas sur elle mais sur son frère jumeau, Camille Kouchner déclare vouloir l’« enfermer dans un livre »

On croit lire Vanessa Springora qui a usé de ces termes mêmes lorsqu’elle s’est exprimée au sujet de Gabriel Matzneff.

Deux ouvrages, deux parutions début janvier, à un an d’intervalle.

Résultat?

Certains cercles parisiens en vue sont concernés. L’an dernier, d’ordre littéraire et politique, cette année, d’ordre médiatique et-politique.

Avec, à la clé, l’illusion qu’« enfermer dans un livre »  changera quoi que ce soit?