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Russie

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Quand une émission télévisée grand public nous raconte la Russie…

Donc je me suis à nouveau forcée à regarder l’émission animée par cette jeune femme dont il a été question ici mais dont il paraît préférable de taire l’identité vu qu’elle semble éveiller l’activité d’algorithmes d’un réseau social bien connu.

Coïncidence ou pas, après avoir évoqué la difficulté de la dame à nommer correctement celui dont elle parlait et dont le sort tient en haleine tant de nos médias, ce sujet donc a été impossible à partager dans des groupes dudit réseau social.

En d’autres termes, les algorithmes ont paré à la trop grande diffusion de l’ignorance de cette animatrice d’émission grand public.

Le fait est que, dans celle que je me suis infligée à nouveau, d’émission, le prénom de celui dont on a appris qu’il avait mis un terme à sa grève de la faim a été le bon. Merci pour lui, quand même, cela dit sans la moindre ironie. Car oui, il m’importe de le souligner ici une fois encore, c’est à la russophobie patente de tant de nos médias que je réagis, le sort de cet homme étant à distinguer de ce qui en est fait.

Mais comment se battre contre autant de mensonges diffusés à grande échelle et à grands renforts d’appuis autant financiers que politiques? C’est David contre Goliath, ce blog et les médias mainstream! Qu’à cela ne tienne, ce qui y est énoncé l’aura été.

Car à découvrir cette nouvelle séquence médiatique consacrée à celui qu’on s’obstine à présenter comme le  « principal opposant » du Kremlin,  la narrative met la dramaturgie au service d’une évidente propagande.

Dans l’entretien que nous avons eu avec Jacques Baud et qui a été publié ici hier, l’éclairage qu’il nous livre permet d’emblée de comparer la réalité de faits aux broderies énoncées dans le cadre de cette émission fort suivie et prisée par la confiance que lui accorde son public..

Nul(le) n’est obligé(e) d’aimer « la Russie de Poutine ».

Mais le mépris affiché de certain(e)s journalistes envers un peuple qui a élu son Président avec un score de voix autrement plus élevé que celui obtenu par d’actuels Présidents occidentaux, ce mépris-là, c’est lui que je combats tant il déshonore la profession de journalste.

Histoire, Politique, Voix

Tensions entre Etats-Unis et Russie, reprise de nos entretiens avec Jacques BAUD

-Nos médias se félicitent de la politique étrangère de Joe Biden et pourtant, les tensions entre les États-Unis et la Russie ne semblent pas sapaiser ?

Jacques BAUD: -En effet ! Il est cocasse de voir Pascal Boniface se faire le chantre de « Super Biden » entre ses larmoiements pour n’être pas suffisamment invité dans les médias ! En fait, comme me l’avait dit à l’époque un de mes instructeurs de la CIA, les Européens comprennent très mal le système politique américain : il y a des Démocrates plus à droite que des Républicains et des Républicains plus à gauche que des Démocrates. C’est particulièrement vrai en matière de politique étrangère, que les Démocrates mènent généralement de manière plus agressive. Trente ans plus tard, c’est toujours vrai ! La composition de l’équipe de Biden l’indiquait déjà en 2020, mais en France, on ne voit bien que ce que l’on veut voir ! (Ce qui explique d’ailleurs les petits désagréments juridiques de certains, plus dus à leur méthode de travail qu’au fond de leur pensée… Je me comprends !)

La politique étrangère de Joe Biden est analogue à celle de Donald Trump : sans en avoir le côté flamboyant, elle est tout aussi chaotique. Ainsi, le 13 avril, lorsque Joe Biden propose à Vladimir Poutine un sommet pour discuter « toute une série de problèmes », les Russes répondent avec prudence et veulent voir si cette initiative reflète un réel souhait d’apaisement. Manifestement, les Russes ont mieux compris que Pascal Boniface, car le 14 avril Joe Biden impose de nouvelles « sanctions dures » à la Russie… L’art de prendre des mouches avec du vinaigre ! 

Quant à la rationalité de ces sanctions, ce n’est pas beaucoup mieux ! Pour les justifier, Joe Biden évoque l’attaque informatique de décembre 2020 (affaire SolarWinds) et les primes offertes par la Russie aux Taliban pour tuer des militaires américains. Deux affaires pour lesquelles les Américains n’ont jamais apporté aucune preuve ! Pour l’affaire des primes, non seulement même leurs services de renseignement pensent que c’est une fausse information, mais l’année 2020 a été la première année de la guerre en Afghanistan où les Américains n’ont pas eu un seul mort ! Quant à l’affaire SolarWinds, il apparait qu’elle a son origine en Israël et n’a aucun rapport avec la Russie…

Il n’y avait donc aucune volonté d’apaisement du côté américain, ce qui explique la retenue russe.  

– Laffaire Navalny refait surface et saccompagne daccusations sur le sabotage de dépôts de munitions en Tchéquie. Vous avez été en poste à lOTAN à l’époque des faits. Quen est-il ?

Jacques BAUD: -En fait, il faut revenir au 17 avril, lorsque les autorités russes annoncent avoir arrêté des individus qui préparaient un coup contre le président Lukashenko du Belarus. Vrai ou faux ? Dans cette ambiance de guerre des mots, on n’en sait rien. Toujours est-il que dans son discours à l’Assemblée Fédérale du 21 avril, Vladimir Poutine déclare :

[…] vous pouvez penser ce que vous voulez, disons, du président ukrainien Ianoukovytch ou de  Maduro au Venezuela. Je le répète, vous pouvez les aimer ou ne pas les aimer […]. Vous pouvez avoir votre propre opinion sur la politique du président du Belarus Alexandre Loukachenko. Mais la pratique consistant à organiser des coups d’État et à planifier des assassinats politiques, y compris ceux de hauts fonctionnaires – eh bien, cela va trop loin. C’est au-delà de toutes limites.

Naturellement, aucun média occidental n’a relevé ce passage (ce qui semble indiquer que les accusations de Poutine sont bien réelles). Le point intéressant ici est que dans les heures qui ont suivi l’annonce de ce démantèlement, la Tchéquie a subitement accusé la Russie d’être responsable de l’explosion du dépôt de munition de Vrbětice en 2014 et annoncé l’expulsion de 18 diplomates russes… Pour ajouter au ridicule, l’accusation tchèque désigne comme responsables du sabotage les deux mêmes « agents » du GRU que Bellingcat avait « identifié » dans l’affaire Skripal.

En 2014, j’étais responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères à l’OTAN. Ce dossier comprenait également la sécurité physique et la gestion des dépôts d’armes et de munitions (PSSM) des pays de l’OTAN. Or, l’accident de Vrbětice avait clairement été identifié comme un problème technique de défaut de maintenance, et strictement rien n’indiquait une action de sabotage. Clairement, la Tchéquie ment.

Cette désinformation, favorisée par la corruption endémique en Tchéquie participe aux efforts américains pour culpabiliser l’Allemagne de persévérer dans son projet Nord Stream 2 avec la Russie. Accessoirement, elle a permis d’influencer négativement la décision tchèque d’acquérir le vaccin Spoutnik V, qui divisait la classe politique (en provoquant la démission du ministre de la santé Jan Blatný au début avril parce qu’il s’opposait à l’acquisition du vaccin russe !), et d’exclure la firme russe ROSATOM de la compétition pour la construction d’une centrale nucléaire en Tchéquie !.. Navalny devrait exercer ses talents contre la corruption en Tchéquie (qui dispute, par ailleurs, à la Hongrie la première place mondiale du nombre de morts CoViD par habitants, avec un taux quatre fois supérieur à celui de la Russie) ! Ce qui donne une image assez précise de la qualité et de l’intégrité du leadership tchèque ! 

Donc, malgré sa conférence sur le climat, Joe Biden conserve les principales caractéristiques de la politique étrangère de Trump : le parjure (avec le non-respect de l’accord sur le retrait d’Afghanistan), le mensonge (avec le remplacement des militaires américains en Afghanistan par des mercenaires, qui ne tombent pas sous le coup de l’accord signé), la sottise (voir plus haut) et l’incohérence (ditto)… « Super Biden » !

Merci de vos éclairages, Jacques Baud.

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

La russophobie, oui, de toutes mes forces je la rejette.

Vous doutiez de la pression exercée sur la Russie? En voici un témoignage, celui de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Elle s’exprime le jour même du crash d’un avion type Tupolev 154, survenu le 25 décembre 2016.

L’avion s’écrasait en mer Noire, à son bord, 92 passagers parmi lesquels la charismatique Doctoresse Elizaveta Glinka, Docteur Lisa comme on l’appelait, et 60 membres des Choeurs de l’Armée rouge. Si ce n’était pas éprouver la Russie au plus profond d’elle-même, qu’est-ce que c’était, sinon?

Un accident… ah oui, évidemment. Cela arrive, ma foi.

Que nos élites -ou dites telles- continuent à entretenir la russophobie comme elles s’y emploient et vous en apprécierez les conséquences tant s’observe la crédulité face aux « infos ». Il ne s’agit pas de vénérer le Président russe ou de l’exécrer, il s’agit juste de se montrer un tantinet critique.

Depuis des années, des personnalités sont mises en lumière au nom de soi-disantes valeurs qu’elles défendraient et nos médias relaient en boucle leur tout aussi soi-disant combat.  Plusieurs d’entre elles ont été citées et nommées, ici. Un cinéaste, une journaliste, un blogueur pour le plus récent.

Qu’à cela ne tienne, faute de temps, faute de curiosité intellectuelle ou de confiance à accorder à d’autres sources que celles, très sélectives d’agences de presse, on relaie leur communication ciblée et ainsi se propagent les mensonges.

Ce blog n’a rien de « politique » comme on veut le présenter. Je sais qu’on le déconseille pour la proximité qu’il afficherait avec le Kremlin. Je le sais d’autant mieux que j’ai eu les honneurs d’un ouvrage qui met en cause mes activités littéraires et interroge leur lien au pouvoir russe.

Quand se présente le seul discrédit à jeter sur un être et son oeuvre pour imposer le mensonge, on est dans une société qui corrompt. Fière de l’absence de tout soutien financier que je percevrais de quiconque, je maintiendrai ma ligne, celle du coeur et de l’amour que je porte à la Russie.

Politique, société, Voix

27 ministres européens des Affaires étrangères au chevet d’un gréviste de la faim…

La lecture de cet article de la Tribune de Genève -en réalité, une dépêche de l’AFP- en laisse plus d’un pantois, en témoignent les commentaires déposés à sa suite.

Il y est question du sort de celui qu’on a désormais fait comprendre au public occidental qui tente de s’informer, qu’il était « le principal opposant de Vladimir Poutine ». Certains journalistes l’ont appelé Alexandre, d’autres, Sergueï, en réalité, son prénom est Alexeï et son nom de famille, Navalny et c’est donc de lui que traite ladite dépêche reprise par le grand quotidien genevois.

De cet homme, il a été à plusieurs reprises question ici, vous le savez. Dans le cadre de l’un des nombreux entretiens que nous avons eus avec Jacques BAUD sur la désinformation, il a été expliqué ce qu’il en était de cet « empoisonnement », je vous invite vivement à le relire ici.

Ce qu’on découvre dans la dépêche de l’AFP a, heureusement fait réagir quelques commentateurs. Sinon, j’aurais cru rêver.

Imaginez, en effet, que, je cite, « Le sort d’Alexeï Navalny a été au programme lundi d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27, consacrée plus largement aux rapports avec la Russie, avec notamment le déploiement de troupes russes aux abords de l’Ukraine et les expulsions croisées de dizaines de diplomates russes et tchèques.

Le jour où le sort de n’importe quel innocent mort de faim et non celui d’un homme condamné pour corruption et qui se met volontairement en « grève de la faim » inquiétera « les 27 », alors on risque bien de passer dans « le monde d’après ».

Pour l’heure, nous sommes non seulement dans le même monde d’avant mais surtout, de plus en plus russophobe.

Merci aux trois commentateurs de l’article qui, chacun à leur manière, ont relevé l’aberration de pareille mobilisation européenne, interrogé à juste titre la responsabilité du Kremlin dans la décision du prisonnier d’entamer une grève de la faim et conclu à quel point était épuisante, la permanence de la propagande russophobe.

Culture, Histoire, Politique, Voix

À nos portes, la guerre

Ce matin, un ami qui se reconnaîtra, m’envoie par courriel un article d’un grand quotidien suisse français en ligne, qu’il accompagne d’un commentaire dont je le remercie tant il témoigne qu’écrire en réaction à ce qui se publie sur les médias mainstream n’est pas vain.

Car il faut bien le dire, le matraquage partisan de cesdits médias est, hélas, une réalité.

Et s’agissant de la guerre qui sévit depuis 7 ans dans le Sud-Est de l’Ukraine, les journalistes ne ménagent plus leurs efforts pour influencer l’opinion publique. Les victimes sont identifiées d’un côté, surtout pas de l’autre.

Un exemple flagrant l’avait démontré, lorsqu’à Odessa, la Maison des Syndicats avait été incendiée. C’était le 2 mai 2014, la rhétorique dont avait entre autre usé la Radio Télévision Suisse (RTS) pour témoigner de ce massacre avait été particulièrement éloquente.

Dans l’article du journal en ligne Le Matin de ce 17 avril que m’a fait parvenir cet ami, les morts ne sont qu’ukrainiens, au-delà de la ligne de front, ils ne se comptent pas. Mieux encore, l’usage de mines anti-personnel est attribué à la seule Russie alors que l’Ukraine y recourt tout autant. La preuve ici-même.

Pour le reste, vous aurait-on une fois expliqué comment le nationalisme ukrainien est mobilisé contre la Russie? Nationalisme ukrainien dont les liens avec le nazisme sont sus, nazisme sans cesse décrié lorsqu’on évoque l’holocauste mais soudain tu lorsqu’il sévit en Ukraine?

Et oui, à Kiev en juillet 2016, une grande avenue autrefois appelée avenue de Moscou, a été rebaptisée au nom de Bandera, un fidèle parmi les fidèles nazis.

Qu’à cela ne tienne, l’Ukraine a tous les risques d’être envahie par cette Russie dont on martèle journée faite le mal qu’elle inspire.

Et on informe, bien sûr. A tel point que j’ai pu lire, au gré de commentaires déposés sur des réseaux sociaux, que le Donbass était « occupé » par les Russes.

De cette région sinistrée de l’Europe où la guerre que se livrent les forces de Kiev et celles de dénommés « Pro-Russes » quand ils ne sont pas appelés « rebelles », il en a été question dans plus de 350 sujets de ce blog.

Et puis, y a été évoqué à deux reprises un ouvrage que je vous recommande, celui de Jean Géronimo paru aux éditions SIGEST.

Mais qui en a entendu parler, nos médias mainstream, depuis le début de ce qui n’était encore qu’une crise avant de se transformer en guerre fratricide, nos médias ayant de facto désigné l’ennemi russe aux portes de l’Ukraine?

Si cela s’appelle objectivité de l’information, alors il va falloir réviser le sens de ces termes dans l’ensemble des dictionnaires. Car non, on n’informe pas le public en Occident sur ce qui se passe en Ukraine.

On lui ment.

Politique, société, Voix

Voici qui fait plaisir!

Le 22 février 2021, une émission de la Radio suisse romande (RSR) a eu le mérite de mettre face à face deux points de vue sur  la Russie pour les confronter et laisser ainsi le choix aux auditrices et aux auditeurs de se faire leur propre idée dans la mesure du possible.

Isabelle Mandraud, l’interlocutrice française invitée de la RSR, est journaliste au grand quotidien Le Monde et a co-écrit avec Julien Théron, un ouvrage intitulé  » Poutine, la stratégie du désordre ».

On l’a entendue s’exprimer récemment sur la Crimée, il en a été question ici.

Piotr Tolstoï, l’interlocuteur russe, autre invité de la RSR, est l’arrière-arrière-petit-fils de l’écrivain du même nom. Actuel vice-président de la Douma, il a été longtemps journaliste avant d’intégrer le parlement en 2016.

Il est plaisant de constater que la RSR n’a pas encore perdu le sens de l’objectivité, à vous d’en juger ici.

J’ai eu, pour ma part l’honneur d’être invitée à participer à l’émission de débat qu’animait Piotr Tolstoï sur la première chaîne de télévision russe, Pervyj Kanal et j’en garde un souvenir prégnant.

J’y ai, en effet eu un aperçu de ce qu’était la liberté d’expression dont on aime à dire, chez nous, qu’elle serait étouffée.

Eh bien ce n’est pas tout à fait ce qui m’a semblé dans le cadre de cette émission fort animée et à laquelle avait été conviée, entre autre, une journaliste ukrainienne pour parler de ce qui continue de mettre son pays aux prises avec la Russie.

Ce que j’ai découvert comme qualité de débat entre toutes sortes de protagonistes n’a rien à envier à nos émissions télévisées françaises ou suisses. C’était le 22 octobre 2015,  Vremja pokozhet qu’animait encore Piotr Tolstoï à l’époque, a eu lieu en direct, vous pourrez vous en faire une idée en la regardant ici.

Histoire, Politique, Voix

C dans l’air s’offre « Poutine » à satiété

Bon, je me suis infligé l’une des émissions phare de France 5, C dans l’air.

Je me suis imposé la suffisance de la modératrice Caroline Roux, qui introduit l’émission en parlant d’un homme qui préside un pays dont on se demande ce qu’elle sait de l’Histoire, de la culture et du peuple.

L’homme, au hasard, Vladimir Poutine, le pays, donc, la vaste Russie qui s’étale sur, autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9 et qui compte près de 146 millions d’habitants.

On assiste, une fois encore, à un « débat » entre invitées et invités  qui font autorité pour parler du Président russe vu leurs publications et leurs fonctions.

Or qu’apprend-on à suivre cette émission? Pas grand chose d’autre que les habituels clichés, répétés en boucle.

Le pompon, c’est une jeune politologue qui le détient avec son  « Poutine vieillissant » qui a en face de lui un « Navalny hyper viril, hyper sportif, qui est une force de la nature qui survit au poison ».

C dans l’air, l’émission phare de France 5, pourrait nous amuser si elle n’était aussi suivie.

On parle, on parle, on tire des plans sur la comète, on donne telle ou telle intention aux pays de l’OTAN et à celui qu’on nomme tout simplement « Poutine » mais songe-t-on un seul instant à ce que vivent les populations du Donbass?

Dans le document diffusé à cet égard, on a osé relayer le doute quant à la mort du petit Vladik, l’enfant tué lors de l’explosion de mutinions larguées depuis un drone par le régime de Kiev. Il en a été question ici-même hier.

Une brochette d’invitées et d’invités qui nous débitent leurs analyses, sur la Russie et sur « Poutine » alors qu’à quelques heures de vol de Paris, la vie s’enfonce et se perd dans la boue d’une guerre qui n’en finit pas, voilà ce que nous sert cette émission.

Non, je ne soutiens pas « Poutine ». Je réagis à l’arrogance, je réagis à la propagande qui ne dit pas son nom et qui va jusqu’à relayer le déni de la mort d’un enfant.

Politique, Voix

Dans un petit cercueil blanc, Vladik. Mais selon nos médias, c’est la présence russe près de l’Ukraine qui inquiète…

Rappelez-vous, Aylan, l’enfant retrouvé mort sur une plage turque et dont l’image a fait le tour du monde. C’était le 2 septembre 2015. Aylan Kurdi symbolisait le drame de la migration, d’emblée, sa photo avait été dénoncée comme truquée, manipulée et destinée à attendrir.

Et nombre de rédactions s’étaient alors mobilisées pour s’élever contre pareil drame nié.

Voici que désormais, les autorités de Kiev en Ukraine procèdent de même. Elles rejettent l’image d’un enfant mort dans le Donbass dont la photo circule non pas sur les médias mainstream, non pensez donc, ceux-ci font part de la Russie, accusée de « masser ses troupes »  à la frontière ukrainienne… Non, la photo, a été partagée sur des canaux d’information bien plus confidentiels mais qui, pourtant, semblent déranger lesdites autorités kiéviennes puisqu’elles nient l’enfant de 5 ans tué.

Face à un tel déni, il aura donc fallu diffuser une vidéo des obsèques du si jeune défunt. Et, pour qui la visionnera, se retrouver dans la position de voyeur. Car tel est, hélas bien le cas, lorsqu’invité à devoir assister à l’incommensurable douleur d’une mère, d’un père et de grands-parents, on entre au coeur de l’événement qui se déroule autour d’un tout petit cercueil blanc.

A l’intérieur, repose Vladik, 5 ans, né durant la guerre qui sévit dans le Donbass depuis 7 ans.

Vladik, diminutif de Vladislav, aurait pu incarner l’espoir, or ce n’est que la violence qu’aura connu l’enfant, mort des suites d’une explosion de munitions larguées depuis un drone par le régime de Kiev qui continue de bombarder la population civile de la République populaire de Donetsk.

L’attaque a eu lieu près de Yenakijevo.

Vous n’en aurez évidemment pas entendu parler puisque c’est la Russie qui inquiète. C’est la Russie qui annexe, c’est la Russie qui menace, c’est la Russie qui tue tout ce qui dérangerait son pouvoir, enfants compris. Depuis le temps que vous l’entendez, le lisez, le voyez, depuis le temps que la Russie a tout faux!

Cependant voilà, il y a les coupables et les victimes et on sait déjà qui est qui.

La mort d’enfants devrait-elle donc être dénoncée ici et pas là? La mort d’innocents, condamnée ici et pas là? Les assassins ignorés ici et pas là? Les responsables pointés ici et pas là? La douleur de mères, soutenue ici et pas là? Où sont les grands titres de presse, où les chaînes de radio et de télévision qui, pourtant, savent trouver des enfants tués?

Et pourquoi ici et pas là?

Politique, société, Voix

Où déjà « l’hostilité anachronique de la Russie » était relevée par ces mêmes haut gradés de l’Armée française, le 30 avril 2020

Dans la continuité du sujet publié hier sur ce blog, je vous propose de lire une tribune publiée par ce même groupe de haut gradés de l’Armée française qui s’adressait, ce 11 mars dernier, par une lettre ouverte au secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Ce texte-ci date du 30 avril 2020, soit il y aura bientôt un an et a été publié sur le même site du magazine, Capital

Le retour sur image ne manque pas d’intérêt tant il montre comment la France a tenté de négocier sa relation avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Au-delà des acrobaties pour afficher une posture gaullienne sans, pour autant, tourner le dos à l’OTAN, certaines manoeuvres fort habiles y sont relevées, telles celles de François Fillon pour ne citer que les siennes.

A lire ces militaires, on mesure d’autant les limites imposées désormais à la France alors que, même feu le Président Jacques Chirac entamait une approche, certes négociée mais tout de même, de réintégration de l’OTAN par la France. C’est finalement à son successeur Nicolas Sarkozy que la France devra la concrétisation de ladite réintégration devenue effective lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg-Kehl, les 3 et 4 avril 2009.

La prise de position de ces haut gradés français est importante tant il est impératif de ne pas céder à la propagande qui ne dit jamais son nom parce qu’elle avance masquée et brandit l’épouvantail russe pour effrayer des populations qui, dociles ou par confort intellectuel, s’alignent sur la doxa imposée.

Et qu’on ne vienne pas soupçonner, voire accuser les signataires de cette tribune et de cette lettre ouverte d’être inféodés au Kremlin ou les traiter de « complotistes », mieux, de conspirationnistes comme l’usage le veut dès lors que l’on refuse de diaboliser un pays qui n’a rien d’un ennemi et encore moins d’une menace!

Histoire, Politique, Voix

Des haut gradés de l’Armée française s’adressent au secrétaire général de l’OTAN par une lettre ouverte

Plusieurs haut gradés de l’Armée française se sont adressés au secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg par une lettre ouverte. Comme celle-ci ne semble pas avoir plus que cela retenu l’attention de nos grands médias, elle vous aura peut-être échappé.

Je vous invite vivement à la découvrir ici, reproduite sur le site du magazine Capital.

Pareille heureuse initiative est à saluer et à souligner tant, dans le cadre de l’hégémonie du monde à viser, la question se pose de savoir quel pouvoir est à même de s’imposer pour enrayer un processus qui paraît si engagé que rien ne semble être en mesure de l’arrêter.

Autant de discours lénifiants, de défenses de droits humains brandis face à telle ou telle oppression, autant de mensonges énoncés tels d’incontournables faits jamais prouvés sont diffusés urbi et orbi que toute remise en cause de ce qui s’apparente bien davantage à de la vile propagande est aussitôt étouffée.

Rien de nouveau, hélas, à ce que la répression soit toujours dénoncée ailleurs que chez soi.

En l’occurrence, nous vivrions sous de si cléments cieux qu’ils seraient à protéger de menaces désignées de manière aussi arbitraire qu’infondée et que l’on s’acharne à faire passer auprès des populations avec le concours complaisant de nombreux médias.

Combien de fois ne nous a-t-il été asséné que la Russie, parfois précisée « de Poutine » était un pays redoutable voire infréquentable? Car c’est bien de la « menace russe » dont il est question, entre autre, dans cette lettre.

Et il est réjouissant que des militaires dénoncent l’instrumentalisation qui en est faite et la désinformation qui l’accompagne. On ne compte plus les journalistes qui s’en abreuvent et abusent d’autant  la bonne foi de leur public.

Saura-t-on ce qui sera répondu à ces haut gradés de l’Armée? Seront-ils invités à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte? Seront-ils aimablement remerciés de leur missive qui sera aussitôt oubliée?

L’Histoire a, certes, souvent montré où mène l’aveuglement guerrier et, surtout, comment il est difficile de le freiner quand domine la farouche détermination de vaincre à n’importe quel prix. Mais le fatalisme doit-il être de mise? Non et mille fois non tant il signe la résignation et la défaite.

Puisse le message porté par ces militaires être entendu, pour la paix et l’avenir des peuples!