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Guerre

Histoire, Politique, société, Voix

Les guerres invisibles… et le contrôle des cerveaux

D’un article publié par Le Monde, ce 16 avril 2021 et intitulé Fini les illusions de l’après-guerre froide : le retour de « l’ennemi », nouvelle réalité pour la France, je vous propose de méditer ces deux extraits. Il s’agit de propos tenus par Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI):

« nous assistons à un enchevêtrement des affaires civiles et militaires. (…)un pays peut, par exemple, simultanément envoyer un signal stratégique avec des manœuvres nucléaires, faire des exercices conventionnels, infiltrer des forces spéciales, tout en agitant les réseaux sociaux et en conduisant des actions via les médias traditionnels. Et tout ça entremêlé ».

« A la différence des guerres de masse du XXe siècle, les guerres invisibles ne visent pas à détruire ou contraindre les corps, mais plutôt à prendre le contrôle des cerveaux et des flux d’information. Elles sont fluctuantes, parce qu’elles visent à la maîtrise des nœuds névralgiques, ce qui n’exclut pas qu’il puisse y avoir un affrontement militaire direct. L’agilité réside dans la capacité à passer d’un champ à un autre, de l’antagonisme direct à la coopération ou du moins à la non-confrontation ».

Il semble bien que tout soit énoncé, ici, de manière assez claire, non?

Culture, Politique, société, Voix

On sait les horreurs de la guerre, on découvre les sinistres trésors d’inventivité qu’elle inspire.

Des horreurs on sait toute guerre en compter plus qu’il n’en faut. Mais de là à s’en inspirer pour la création d’un parc d’attraction où se rendre en famille? Oui, vous avez bien lu et je n’invente rien.

C’est à l’Azerbaïdjan que l’on doit ce sinistre trésor d’inventivité.

Et si vous rechignez à le croire, rendez-vous à cette adresse qui vous donnera la preuve par l’image de l’inhumanité des promoteurs de ce site.

Le lieu rassemble mannequins de soldats arméniens en position humiliante, casques et armes récupérées et j’en passe, je vous laisse le soin d’apprécier ce qu’on présente comme modèle éducatif.

Les enfants azerbaïdjanais, emmenés par des adultes convaincus de former ainsi leurs progéniture, intègrent une belle vision d’avenir de paix et de respect à admirer autant de trophées de guerre!

On guette les réactions médiatiques, on attend les manifestations droits-de-l’hommistes, si promptes à se déployer pour dénoncer telle ou telle agression.

N’en est-ce pas une criante contre le peuple arménien? Que faut-il donc pour convenir aux standards de droits dits humains?

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Onfray,Haut-Karabagh et Covid-19

Autant le dire d’emblée, je n’apprécie pas particulièrement Michel Onfray.

Mais je souhaite partager avec vous le témoignage qu’il livrait à une journaliste arménienne après s’être rendu dans le Haut-Karabagh en novembre dernier. Sur son compte Twitter où la vidéo de l’interview a aussi été postée, les avis sont partagés.

A part le fait qu’il soit comparé de manière peu flatteuse à son homologue en chemise blanche, l’incontournable BHL, il est reproché à Michel Onfray sa partialité pro-arménienne.

Quoi qu’il en soit, certains points de ce qu’il dit sont à méditer.

Entre autre, lorsqu’il parle de guerre de civilisation, de spiritualité et de gouvernance. Pour ce qui regarde la France, il livre sa vision des Présidents depuis Charles de Gaulle et, de manière volontaire ou non, en omet deux. Il ne cite, en effet ni Georges Pompidou ni Valéry Giscard d’Estaing.

Cela dit, dans un texte que Michel Onfray a écrit ce dimanche 6 décembre aux aurores, il raconte son long combat contre le virus corona. Il y cite le Professeur Raoult, voici ce qu’il écrit:

« Mon premier mouvement consiste à joindre le professeur Raoult. Mon médecin entre en contact avec l’équipe marseillaise. Il a cru à l’hydroxychloroquine, y croit moins, voire n’y croit plus beaucoup, mais m’expose les faits: mon passé de cardiaque m’expose à un risque de mortalité induite par l’usage de ce médicament. «Torsades de pointe» est-il dit pour caractériser la mort qu’on risque en prenant cette thérapie dont on ne sait, finalement, si elle soigne ou non. Pour l’heure, je n’ai pas envie de mourir en martyr de l’hydroxychloroquine! Passer l’arme à gauche non pas à cause du Covid mais à cause du médicament censé le soigner, c’est plus d’ironie que je n’en peux ces temps-ci!

J’entre donc dans la médecine de Molière à laquelle le Covid contraint la totalité du corps médical planétaire: des antibiotiques, du zinc, de la vitamine C… »

A bon entendeur?

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Guerre dans le Haut-Karabagh, hommage

La guerre, certains l’ont connue dès leurs plus jeunes années.

D’autres ne sauront jamais à quoi elle ressemble sinon aux images qu’ils en découvrent ici ou là ou au gré de récits qu’on leur en rapporte.

A partir de là, juger, même si nombre de celles et ceux qui appartiennent à cette seconde catégorie ne s’en privent pas, juger reste aisé.

Chaque camp a ses raisons très valables de s’attaquer à l’autre, les compte-rendus qui nous sont livrés de combats par l’une ou l’autre des factions en place en témoignent.

Pour ce qui concerne le conflit armé qui ensanglante le Haut-Karabagh et qui aurait dû s’arrêter après le cessez-le-feu signé à Moscou par les belligérants, on l’a vu, il se poursuit.

Et quand vous apprenez la mort au combat d’un étudiant de l’Université française d’Arménie, UFAR, pour laquelle vous avez été nommée juré d’un concours nommé « Premier prix de l’espoir francophone », vous n’avez que les yeux pour pleurer.

Toutes mes condoléances et mes pensées à sa famille et à ses proches.

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Haut Karabagh, la guerre encore et encore

Avertissement: Ce sujet est publié une seconde fois sous un autre titre pour voir si le terme arménien utilisé pour désigner le Haut Karabagh a fait problème sur un réseau social bien connu où le sujet n’a pu être partagé dans certains groupes.

Quelles que soient ses appellations, arménienne ou occidentale,  l’Histoire de cette république du Caucase est complexe.

Elle est rappelée sur différents sites, comme il se doit mais je vous propose de vous rendre sur celui du Ministère des Affaires Etrangères d’Arménie.

Pourquoi?

Parce qu’il est intéressant de saisir le point de vue de l’Arménie de laquelle cette république revendique les racines aussi profondes qu’historiques

Il va de soi qu’à lire d’autres approches comme, par exemple, celle publiée sur le site Cairn.info et indiquée en lien ci-après, son intitulé seul suffit à la situer:

L’Etat de facto du Haut-Karabagh arménien.

Le fait est que des vies sont en jeu, que les forces en présence sont animées par autant d’intérêts géostratégiques que de valeurs respectives à défendre.

Et que les négociations en vue de régler pareil conflit entre parties qui campent sur leurs positions sont extrêmement délicates à mener vu la violence qui sévit depuis ce 27 septembre.

Car, en effet, c’est sous la médiation des co-Présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, Russie, Etats-Unis d’Amérique et France que sont placés les espoirs d’accord à trouver.

Pendant ce temps-là, le sang coule de plaies béantes que l’animosité particulièrement guerrière de ce nouveau conflit ouvre à nouveau.

En pensée avec autant de victimes de l’aveuglement humain qui n’a pas fini de briser des vies.

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Artsakh pour les Arméniens, Haut-Karabagh en Occident, la guerre encore et encore…

L’Artsakh, c’est ainsi que les Arméniens nomment ce que l’Occident appelle Haut Karabagh ou encore Nagorno Karabagh.

Quelles que soient ces appellations, l’Histoire de cette république du Caucase est complexe.

Elle est rappelée sur différents sites, comme il se doit mais je vous propose d vous rendre sur celui du Ministère des Affaires Etrangères d’Arménie.

Pourquoi?

Parce qu’il est intéressant de saisir le point de vue de l’Arménie de laquelle l’Artsakh revendique les racines aussi profondes qu’historiques.

Il va de soi qu’à lire d’autres approches comme, par exemple, celle publiée sur le site Cairn.info et indiquée en lien ci-après, son intitulé seul suffit à la situer:

L’Etat de facto du Haut-Karabagh arménien.

Le fait est que des vies sont en jeu, que les forces en présence sont animées par autant d’intérêts géostratégiques que de valeurs respectives à défendre.

Et que les négociations en vue de régler pareil conflit entre parties qui campent sur leurs positions sont extrêmement délicates à mener vu la violence qui sévit depuis ce 27 septembre.

Car, en effet, c’est sous la médiation des co-Présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, Russie, Etats-Unis d’Amérique et France que sont placés les espoirs d’accord à trouver.

Pendant ce temps-là, le sang coule de plaies béantes que l’animosité particulièrement guerrière de ce nouveau conflit ouvre à nouveau.

En pensée avec autant de victimes de l’aveuglement humain qui n’a pas fini de briser des vies.

Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Covid-19, faites vos choix!

Ce n’est pas une guerre contre un virus que nous menons, c’est d’une guerre économique entre puissances que nous sommes les otages!

Accompagnée comme de juste d’une guerre d’’information, tout y est pour qu’on n’ait plus qu’à se débattre là au milieu et tenter de survivre

J’admire celles et ceux qui nous expliquent par A + B que le virus a été créé en laboratoire, que le virus vient de Chine, que le virus vient d’Italie, que le virus vient des Etats-Unis.

Et puis que non, le virus n’a pas été créé par l’homme, que le virus vient de tel animal, de tel marché, de telle manipulation, bref, toute explication que vous rechercheriez, vous le trouverez.

Et le plus souvent présentée de manière si convaincante que vous pourrez adhérer à autant de thèses défendues avec force conviction et arguments à l’appui.

Qu’est-ce que cela change lorsque l’on n’a plus qu’à lutter pour sa survie comme le doivent déjà tant de personnes, qu’elles soient hospitalisées ou pas?

Le nombre d’entreprises qui seront condamnées à court, moyen ou long terme par cette guerre de puissants, c’est à elles que je songe tout autant qu’aux familles endeuillées.

Le reste relève de jugements qui désignent les coupables et tranchent entre parole contre parole comme il se doit le plus souvent en pareil cas.

Classique qui nous rappelle que, décidément, une guerre se gagne par la force.

Histoire, Politique, société, Voix

François Hollande avant Emmanuel Macron

Pour la deuxième fois, un Président français déclare son pays être « en guerre ». Emmanuel Macron, ce 16 mars, François Hollande, le 16 novembre 2015.

La formule est-elle vraiment adéquate quand on sait ce que vivent les pays et leurs peuples en guerre dans de nombreuses régions du globe?

Non, la guerre contre le terrorisme de François Hollande et celle d’Emmanuel Macron contre le coronavirus n’ont rien à voir avec ce qu’ont été, ne seraient-ce que les deux dernières guerres mondiales.

Jusqu’à nouvel avis, nous jouissons de biens de première nécessité et ne recevons aucune bombe qui dévasterait nos foyers.

Cela ne minimise en rien les dégâts causés par le terrorisme ou le virus, de loin pas. Il s’agit simplement de rappeler que les mots et les expressions ont un sens.

Et que nos Présidents respectifs, en lettrés qu’ils sont -pour l’actuel en tous les cas- le savent.

La situation que nous connaissons est certes difficile pour nombre d’entre celles et ceux qui la subissent de plein fouet. Mais ne la confondons pas avec celle que vivent tant des nôtres ailleurs sur la planète!

Merci pour elles et eux, merci pour leurs enfants.

 

Politique

Nouvel échange de prisonniers, nouvel espoir de paix dans le sud-est de l’Ukraine

Après avoir consacré plus de 300 sujets de ce blog à la guerre fratricide qui a déchiré et continue de sévir dans le sud-est de l’Ukraine, après m’être mobilisée ici et là et m’en être expliquée à qui a bien voulu me le demander, inutile de dire que je vis le nouvel échange de prisonniers entre Kiev et Moscou comme bienvenu.
Que d’aucuns y trouvent à redire, je le laisse à qui se présente comme spécialiste, avéré ou auto-proclamé.
De mon côté, c’est à la dimension humaine de cette guerre que j’ai avant tout été sensible, guerre qui a laissé sans vie 13’000 personnes, sans compter les blessées et les exilées qui se comptent, elles, par centaines de milliers.
Mais c’est tout autant à la manière de rendre compte de ce qui se passait au coeur de l’Europe que, souvent, j’ai tenu à réagir tant il apparaissait de parti pris en faveur d’un camp plutôt que de l’autre.
Qu’on m’ait estimée fréquenter des mercenaires  permet de mesurer la hauteur de vue prise pour apprécier la dimension d’une prise de position qu’on souhaite avant tout disqualifier et rejeter.
Obtenir des informations de tous bords relève d’une démarche qui tente de cerner une situation de différents côtés pour tenter d’en rendre compte au plus près de sensibilités diverses.
Se montrer incapable de le comprendre, n’augure rien de bon pour qui se réclame de références et de titres reconnus et salués par pairs et autres experts du genre.
Qu’à cela ne tienne, saluons ce dimanche 29 décembre comme jour de paix à viser entre deux pays et deux peuples autrefois réunis par des valeurs communes.

Politique

Espionnage, dopage, la Russie en ligne de mire…

Vous l’avez peut-être appris ou pas, ce 9 décembre prochain se tiendra à Paris une rencontre dans le cadre du format dit de « Normandie ». C’est la première qui aura lieu depuis 2016.
Ce même 9 décembre, le sort de la Russie aux prochains JO devrait aussi être scellé. En effet, l’Agence Mondiale Antidopage se réunira pour en discuter. Il est toutefois précisé que l’exclusion ne visera pas l’Euro 2020.
N’étant d’aucun secret des dieux, je me garderai de me prononcer sur ces faits de dopage avérés ou non.
Quant à l’issue de la réunion au cours de laquelle se discutera la situation actuelle sinon l’avenir de l’Ukraine et de ses régions dites séparatistes, difficile là encore, d’émettre le moindre pronostic.
Cela dit et dans le contexte où la Russie semble en ligne de mire, Le Monde publie ce 4 décembre un article consacrés aux « espions russes spécialisés dans les attentats ciblés ».
On lit, entre autre et à propos de l’affaire Skripal, qu’il s’agit là de « la première utilisation d’une arme chimique en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Une pratique, dangereuse pour le grand public, qui illustre l’extrême agressivité de la Russie et transgresse les règles, pourtant très souples, de l’univers du secret. »
Ce grand pays à l’est de chez nous, on le comprend bien, est redoutable de dangerosité…
Serait-il le seul? Poser la question n’excuse aucune pratique agressive réelle ou non. Poser la question, c’est juste recadrer un peu le sujet de « l’extrême agressivité » .