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Retour avec Jacques BAUD sur ce cas d’école de désinformation que fut « Géopolitis » de la RTS

-Comme annoncé ici, nous revenons sur l’émission « Géopolitis » diffusée par la RTS ce 21 février et relayée par TV5Monde. Cas d’école si elle en est de cette manière qui sobserve de longue date dorienter linformation, elle vaut quon en discute encore quelques points.  Jacques BAUD, quavez-vous relevé dimportant à rectifier par rapport à ce qui a été énoncé par Jean-Philippe SCHALLER?

Jacques BAUD: -L’émission « Géopolitis » du 21 février 2021 sur Alexeï Navalny, présentée par Jean-Philippe Schaller, n’est pas un modèle d’intégrité journalistique, et présente cette affaire en en occultant de nombreux éléments qui permettraient de la comprendre. 

Il y aurait beaucoup à dire sur la partie consacrée à Navalny, mais nous en avons déjà parlé ici. J’aimerais me concentrer sur la dernière partie qui traite du projet de gazoduc Nord Stream 2. Car le lien effectué par le journaliste entre ce projet et « l’affaire Navalny » relaie le discours de Donald Trump et masque un projet plus vaste, qui vise à subvertir la Russie. 

En fait, tenus en échec militairement et politiquement en Irak, en Afghanistan, en Libye et ailleurs, les États-Unis voient leur hégémonie contestée au plan économique et technologique par la Chine, et au plan des relations internationales par la Russie. La crise de la CoViD a été l’occasion de multiplier les sanctions contre la Chine, mais la Russie reste un défi par les liens qu’elle conserve avec le Vieux Continent. 

En 2019, un rapport de la RAND Corporation – un think tank créé par le Pentagone pour élaborer des options stratégiques du gouvernement américain – intitulé « Overextending and Unbalancing Russia » (littéralement : « Surétirer et déséquilibrer la Russie »), recommande (entre autres) de :

  • Développer la production énergétique aux États-Unis afin de mettre à l’épreuve l’économie de la Russie, et ainsi limiter son budget public et, par extension, ses dépenses de défense. Cela provoquerait un accroissement de l’offre mondiale pour faire baisser les prix mondiaux, et ainsi les revenus de la Russie. 
  • Imposer des sanctions commerciales et financières plus sévères afin de dégrader l’économie russe. 
  • Accroître la capacité de l’Europe à importer du gaz de fournisseurs autres que la Russie, afin de créer des tensions économiques en Russie et rendre l’Europe indépendante de la Russie. 

En fait, cette stratégie de déstabilisation de la Russie n’est que la formalisation d’une politique déjà engagée par Donald Trump dès le début de son mandat. Ceci explique pourquoi dès l’été 2017, Donald Trump pousse la vente de gaz naturel auprès des clients traditionnels de la Russie. Dès avril 2018, Trump fait pression sur l’Allemagne pour qu’elle renonce au projet Nord Stream 2, et approuve des sanctions contre les entreprises collaborant à la construction du gazoduc en janvier 2020. En janvier 2021, juste avant de « rendre son tablier », Donald Trump accentue encore les sanctions visant le projet Nord Stream 2. 

Donc l’affaire Nord Stream 2, n’a rien à voir avec « l’affaire Navalny » : c’est une politique initiée par Donald Trump, dont l’objectif est de contribuer à déstabiliser la Russie. Les députés européens ont politisé un problème de droit commun, mais Jean-Yves Le Drian, puis Emmanuel Macron ont clairement séparé les deux thématiques, le 5 février. 

-Jacques BAUD, le public auquel sadressait cette émission aura eu droit comme il se doit au sempiternel rappel de lappartenance de Vladimir Poutine au KGB. Mais surtout, à l’énoncé de parfaite mauvaise foi selon lequel le Président russe serait un nostalgique de lex-URSS. Quen dites-vous?

Jacques BAUD: -Revenant sur le putsch du 20 août 1991, Jean- Philippe Schaller suggère que Vladimir Poutine est un nostalgique de l’ex-URSS en laissant entendre que la chute di communisme a été « la plus grande catastrophe géopolitique de lhistoire du XXe siècle ». Mais il est malhonnête ou inculte (ou les deux), car Vladimir Poutine n’a jamais regretté le système communiste ; au contraire, il plaide en faveur d’une économie libérale. Cette phrase est tirée d’un discours du 25 avril 2005, où Poutine regrette la manière chaotique dont s’est fait  le passage à la démocratie. Mais Schaller sort la phrase de son contexte, afin de lui donner un autre sens que celui que Poutine lui donnait. Le texte original est :

[…] Il nous faut avant tout reconnaître que leffondrement de lUnion soviétique a été un désastre géopolitique majeur du siècle, qui est devenu un véritable drame pour la nation russe. Des dizaines de millions de nos concitoyens et compatriotes se sont retrouvés hors du territoire russe. En outre, l’épidémie de désintégration a infecté la Russie elle-même. Les économies de chacun ont fondu et les vieux idéaux ont été détruits. De nombreuses institutions ont été dissoutes ou brutalement réformées […].

Il ne se lamente donc pas sur la disparition du communisme, mais sur les conséquences que cet effondrement a eues sur le quotidien des Russes. Sa phrase fait écho à une réelle nostalgie au sein de la population, dont 11-13 % de l’électorat est resté fidèle au Parti communiste, le premier parti d’opposition. Notre journaliste cherche donc à manipuler le spectateur. Par ailleurs, mentionnons ici que parmi les « millions de concitoyens qui se sont retrouvés hors du territoire russe », une grande partie d’entre eux ont été réduit au rang de “non-citoyens”, dans des pays de l’Union Européenne; une situation contraire aux droits humains, qui ne semble pas vraiment déranger nos journalistes…

-Quant aux images choisies pour rendre compte du putsch de 1991, justement, jai trouvé la manière qua eue le présentateur de l’émission de les commenter totalement orientée et dune grave méconnaissance de la réalité. Quen pensez-vous, vous-même?

-Jacques BAUD:  En plaçant cet extrait du putsch de 1991 et en insistant sur l’appartenance au KGB de Vladimir Poutine, Jean-Philippe Schaller tente de démontrer que le Président russe a une profonde aversion au changement. Là encore, notre journaliste n’a pas creusé son sujet et s’écarte de la Charte de Munich… En fait, le Chef du KGB Vladimir Kryoutchkov se trouvait parmi les putschistes, mais ses troupes ne l’ont pas suivi : les cadres du KGB – dont Vladimir Poutine – ont refusé de le suivre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le putsch s’est terminé sans effusion de sang. En refusant d’y participer, les agents du KGB ont gagné en popularité. Ce que l’on omet de dire souvent est que le KGB avait anticipé l’effondrement du communisme et le changement de régime bien avant que le Mur de Berlin ne s’écroule, et en avait déjà informé les politiques… C’est la raison pour laquelle, contrairement aux pays d’Europe Orientale – où les membres des services de sécurité ont fait l’objet de violences et de représailles – ce n’a pas été le cas en Russie. 

– En conclusion, comment vous apparaît cette émission de « Géopolitis » présentée par Jean-Philippe SCHALLER?

Jacques BAUD: -Cette émission n’avait pas pour vocation d’informer, mais d’influencer. En utilisant des raccourcis faciles (et inexacts) on cherche à associer l’affaire Navalny aux vieux préjugés sur le KGB. Il est inquiétant de voir nos journalistes s’abaisser à utiliser les codes des tabloïdes comme The Sun ou Fox News. Par ailleurs, je pense que c’est totalement contre-productif : le narratif occidental qui cherche à provoquer un changement de régime en Russie s’appuie sur tellement de mensonges et de désinformation qu’il perd toute crédibilité. C’est d’ailleurs ce qui se passe actuellement en Russie avec Navalny. Le gouvernement russe n’a rien besoin de faire : les Russes s’aperçoivent eux-mêmes des falsifications. Cela explique pourquoi Navalny a plus perdu en crédibilité que Vladimir Poutine entre novembre 2020 et février 2021. Ainsi, alors que la cote de popularité de Navalny était brièvement montée à 5% en janvier 2021, elle est redescendue à 4% en février, tandis que le taux d’approbation de Vladimir Poutine est monté à 65% en février, selon le Centre Levada (considéré comme un « agent étranger » en Russie !) (Pour information : celui de Macron est à 36%). 

Ce qui est surprenant, est que ces journalistes qui ont critiqué Trump durant 4 ans, ont systématiquement relayé ses mensonges dès lors qu’ils concernaient la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres. Par ailleurs, ils tendent à s’affranchir de toute déontologie ou d’éthique, sous prétexte que leur combat est juste. Or, non seulement Navalny ne représente aucune des valeurs défendues en Europe (ne serait-ce que par la Crimée qu’il refuserait de restituer s’il était au pouvoir), mais des médias proches du Parti démocrate aux États-Unis l’ont qualifié de « Trump russe ». Je me demande ce que cherchent ces journalistes…

-Merci de ces précisions, entre autre celle qui indique clairement que Vladimir Poutine na pas participé au putsch de 1991 et que, par cette manière de ly avoir associé en en montrant les images en même temps qu’il rappelait son passé kagébiste, le journaliste de la RTS, Jean-Philippe Schaller a soit péché par ignorance, soit voulu orienter lopinion publique. Il semble vraiment que lamalgame entre « URSS » et « Russie de Poutine » ait besoin d’être faussement maintenu et réactualisé à chaque occasion qui se présente pour créer la confusion dans les esprits et faire passer la Russie actuelle pour ce quelle fut du temps soviétique…

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

En ce 24 février…

Pourquoi est-il important de refuser les discours falsificateurs? Tout simplement parce que s’ils ne sont pas contestés, ils s’installent durablement dans les esprits. Certes, ils sont déjà bien ancrés dans nombre d’entre eux et de telle manière que se risquer à les mettre en cause vous vaut d’être envoyé dans les cordes.

Tout cela est bien connu, il existerait des gens qui savent et d’autres, non.

De nombreuses manières de vous le faire entendre sont à leur disposition, parmi lesquelles, la réduction de vos opinions à des termes tout prêts à les enfermer. Parmi ceux-ci, quelques uns ont le vent en poupe comme, « complotiste », « conspirationniste », « fasciste », « extrémiste de gauche » ou « extrémiste de droite ».

A partir de là, si vous souhaitez entrer en discussion avec quelqu’un qui d’emblée sait, vous pouvez être quasi certains que vous aurez droit à l’une ou l’autre de ces étiquettes qui font partie du kit de survie des sachants. Car le débat avec vous ne les intéresse pas. Comment le pourrait-il puisque, dores et déjà, ils savent?

Vous tentez de leur faire comprendre que non, rien n’est aussi simple? Qu’à cela ne tienne, il vous sera rétorqué qu’avec des gens comme vous, on ne peut tout simplement pas discuter. En effet, parce qu’avec des gens qui réfléchissent et raisonnent, ils n’entrent pas en matière. Donc la meilleure manière de contrôler un échange est de le fermer à toute ouverture.

Et pour cela, rien de mieux que d’user des termes vus plus hauts du kit de survie! Il suffit de les coller à la peau de votre interlocuteur récalcitrant et l’affaire est réglée. A ce sabordage intellectuel se livrent celles et ceux qui oeuvrent au rejet de toute forme d’appréhension de la réalité autre que la leur.

Au sein du groupe dans lequel ce jeune homme de ma connaissance a eu, le malheureux, l’outrecuidance de partager un de mes sujets de blog, il lui a vivement été recommandé de ne plus faire de « publicité pour cette dame » donc moi. Car une des membres de ce groupe aurait été  « horrifiée » par le fait que j’aie osé discuter la version du blogueur russe telle qu’elle nous est présentée en Occident.

A la décharge de cette personne qui s’est dite « horrifiée » par mes propos, il faut avouer qu’à force de suivre tout ce qui est énoncé de cet homme, il lui est sans doute difficile sinon impossible de se faire une autre idée que celle qu’on lui met à peu près chaque jour dans la tête.

Et puis aussi, peut-être fait-elle confiance à ses médias de référence, c’est tout à son honneur, moins à celui desdits médias de distiller de fausses informations quand il ne s’agit carrément pas de mensonges. Mais comment serait-elle en mesure de faire la part des choses si elle n’a qu’un seul son de cloche?

Car pour la diversité, il faut aller voir ailleurs. Et justement, ce jeune homme a proposé mon regard dans ce sens mais il a « horrifié ».

Que vaut la liberté d’expression que nos pays revendiquent tant quand il ne se targuent pas d’en être les parangons? Quelle place a encore la pensée qui ne se satisfait pas de déformer et de falsifier des faits pour s’imposer? Ici, jamais aucun slogan politique n’a été brandi. Aucune cause militante n’a non plus été affichée.

Juste un regard proposé sur la Russie, par amour de sa culture et refus de considérations aussi idiotes qu’infondées sur elle.

Mais c’est déjà trop. Alors, chères détractrices et chers détracteurs autant que vous êtes, sachez que, parmi mes proches se comptent plusieurs non russophiles. Soit que ces personnes ont connu la guerre avec la Russie, soit pour des raisons privées qui les regardent.

Mais avec elles toutes, la discussion est non seulement possible, même et surtout contradictoire mais enrichissante.

Ce qui n’est pas le cas avec autant de vous autres, perroquets que vous êtes, à répéter ce que vous tenez de spécialistes dont le seul point de vue serait digne de crédit. Libre à vous de vos choix, libre à moi de les discuter et surtout, de rejeter vos jugements aussi indigents que malvenus.

Nombre d’universitaires qui s’emploient à diffuser les idées libérales russes sont régulièrement convoqués dans nos médias pour se prononcer sur « la Russie de Poutine ». Et face à eux, rares sont les contradicteurs. Car de moins en moins sinon bientôt plus aucune figure universitaire, journalistique ou autre qui défende une version divergente de la Russie que celle qui domine nos médias n’est sollicitée pour s’exprimer.

Pourquoi, à votre avis? Pourquoi mène-t-on des soi-disant débats entre soi? Pourquoi tient-on si prudemment à l’écart tout autre connaisseur de la Russie que celles et ceux qui nous expliquent en long et en large ce qu’il en est de ce pays qui serait proche de la dictature? C’est que les esprits doivent être acquis à la même cause, celle qui condamne « la Russie de Poutine ».

Car cette cause serait celle issue de vraies démocraties, soucieuses de droits humains et de liberté d’expression.

On l’a bien compris, merci et bravo à’autant de prêcheurs de grands chemins, plus prompts à dégainer qu’à réfléchir avant d’éructer ce qui leur sert d’argument, « complotiste », « conspirationniste », fasciste », « extrémiste ». Il n’est jamais trop tard pour enrichir son lexique et d’autant élargir sa perception du monde qu’il s’en portera beaucoup mieux.

Voix

Un « j’accuse » plus que jamais d’actualité

Le 24 avril 2014, sur ce blog autrefois hébergé par la Tribune de Genève comme vous le savez, je publiais ce sujet que j’intitulais, en reprenant entre guillemets les termes célèbres d’Emile Zola, « J’accuse ». Ce 20 février 2021, un peu moins de sept ans plus tard, pourquoi « accuser »?

Parce que, vous l’aurez constaté, depuis qu’a débuté le feuilleton Navalny, nos médias enchaînent les récits les plus fantaisistes qui soient au nom de « l’information ». En dépit de nombreuses réactions publiées ici et adressées par politesse aux médias cités sur ce blog, je me suis, sans illusion, heurtée au silence.

Ces organes de soi-disante « information » fonctionnent en toute quiétude, sans avoir à se soucier le moins du monde des mensonges qu’ils diffusent. Mensonges mais aussi lourdes erreurs dans leur manière de rendre compte de réalités.

On a vu ce journaliste ne pas même savoir quel était le prénom de Navalny quand, pour en parler, il a eu besoin de ranger le Président russe dans la lignée des pires tyrans de l’Histoire.

On a vu d’autres sommets atteints de mièvrerie mais aussi de rare inculture comme celui de convoquer la figure de Nelson Mandela pour parler d’Alexeï Navalny emprisonné.

Face à autant de manières de tromper et d’abuser un public qui ose encore faire confiance à ce qu’il lit, écoute ou regarde comme média, que faire? Car les rédactions de ces organes dits « d’information » sont si aveuglées par leur haine viscérale de « la Russie de Poutine » que rien ne les arrête plus.

Telles des rouleaux compresseurs, elles fauchent tout sur leur passage.

La Russie n’est pas le paradis sur Terre. Des tensions sociales y sont présentes et des mécontentements s’expriment. Mais que l’on en parle une bonne fois pour toutes de manière autre qu’à travers le prisme d’un blogueur dont il a été clairement énoncé, ici, ce qu’il en est!

Mais non, nos journalistes martèlent. Il a été empoisonné au Novitchok, il a dénoncé le « Palais de Poutine », il est son « Principal opposant », il lutte contre la corruption, un comble alors qu’il est précisément visé à cet égard dans le cadre du procès qui l’oppose à Yves Rocher.

Mais nous n’en sommes sans doute qu’au début de cette saga tant il paraît impossible de modifier sa narrative si bien huilée qu’on la retrouve débitée par la plus grande majorité des médias dits mainstream.

Sil existe des personnes au fait de la situation, il en reste, hélas encore beaucoup qui ne sont pas en mesure de discerner le vrai du faux de ce qu’on leur raconte. Obligées d’avaler une propagande qui n’a rien à envier à celle d’autant de pays dont cette valeureuse RTS ne manque jamais une occasion de fustiger la politique et, bien sûr, la qualité de l’information dont elle s’attribue peut-être le privilège?

Que d’arrogance, que de suffisance et de mépris de la part de journalistes qui ignorent tant de ces pays au sujet desquels ils s’expriment! Les lire, les entendre ou les regarder dévider leur inculture inciterait à les plaindre s’ils n’étaient assurés d’un public pour recueillir leurs propos si souvent empreints de mauvaise foi ou de paresse intellectuelle ou des deux!

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La Russie en question

A propos de cet opposant russe auquel nos médias occidentaux prêtent une telle attention, la question n’est pas tant de savoir qui il est ou, comme s’interrogeait cet ami, quelle est sa « face sombre » mais plutôt de comprendre comment il s’est peu à peu imposé dans le champ médiatique.

Car nous ne sommes pas en présence d’un seul homme. Un réseau l’entoure. Qui le soutient et comment, qui s’y joint et pourquoi sont autant de questions à se poser. Car comme cela a été dit dans cette émission de France Culture, Navalny réussit à capitaliser la grogne en Russie qui n’est plus tant d’ordre économique que sociale.

Et des associations singulières se mettent en place dont le but n’est autre que de discréditer le pouvoir en place.

Que le peuple russe soit mécontent comme peut l’être tout peuple de n’importe quel pays est légitime. Mais que l’on se focalise en permanence comme c’est le cas en ce moment dans nos médias, sur le seul russe alors que cela le regarde lui au premier plan, cela  ne semble surprendre personne.

Au contraire, on abonde pour dire encore et encore combien ce pays est gouverné, bientôt même plus par un « dictateur » mais par un « tyran ». Oui, lésiner sur le vocabulaire n’est plus d’actualité, on y va, on matraque. Pourquoi cette incessante focalisation sur la Russie?

Peut-être que ces déclarations de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie vous aideront à le comprendre. Ses propos datent du 25 décembre 2016.

Rappelez-vous, l’avion qui transportait les membres du Choeur de l’Armée Rouge et pas qu’eux, la charismatique Doctoresse Liza, entre autres personnalités à bord, l’avion s’écrasait en mer Noire au large de Sotchi.

Un deuil national avait été décrété, je publiais ce sujet de blog, Au-delà d’un Choeur, la Russie.

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Navalny, nouvelle action de soutien selon le grand quotidien russe Kommersant …

Bien alors aidons un peu notre Chère RTS et transmettons-lui l’info au cas où elle ne l’aurait pas déjà en réserve pour la diffuser ce dimanche prochain, 14 février.jour de la Saint-Valentin comme on le sait.

Le grand quotidien russe Kommersant publie dans son édition de ce 9 février, l’annonce de la nouvelle action de soutien en faveur d’Alexeï Navalny. Prévue justement dimanche prochain, 14 février, elle a pour but de faire triompher l’amour sur la peur.

Il est demandé aux participants de sortir dans leur cour, d’allumer les lampes de poche de leur téléphone et de rester ainsi quelques minutes. On peut aussi apporter des bougies et dessiner des coeurs.

  » Prenez une photo d’en haut, depuis l’un des appartements, et postez-la sur Instagram. Que les réseaux sociaux soient remplis de milliers de cœurs brûlants provenant de dizaines de villes russes », a écrit le coordinateur des quartiers généraux des régions sur son compte Telegram.

Une occasion nouvelle et rêvée pour nos journalistes de la chaîne radio-télévisée suisse dite publique de nous « informer » dans le sens initié avec brio dimanche 7 février dernier!

Entendons-nous bien une fois encore.

Alexeï Navalny et son combat sont une chose. Une autre, la manière dont il en est rendu compte. Et c’est cette manière qui est ici pointée. Car le public auquel s’adressent les médias est en droit de bénéficier de faits et non de leur travestissement.

Il ne s’agit donc pas de s’en prendre à cet homme.

Il s’agit d’obtenir de celles et de ceux qui rendent compte des « valeurs » de ce blogueur et de ses actions qu’elles ne soient pas déformées quand elles ne sont carrément pas ignorées.

Car on attend de nos journalistes qu’ils nous informent dans le respect des règles de déontologie qui incombent à leur métier. Cela a été exprimé ici à maintes reprises et de longue date, récemment encore ici.

Pour quel résultat, on le guette.

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Russie, manifestation du parti communiste annoncée pour le 23 février prochain

En capture d’écran qui illustre ce sujet, vous trouverez en russe et en français, le communiqué du Comité central du parti communiste de la Fédération de Russie qui s’affiche, épinglé sur son compte Twitter.

Comme vous ne le disent à peu près jamais aucun journaliste ni aucun de leurs expert(e) de référence, les communistes sont LES principaux opposants de Vladimir Poutine.

Mais on préfère vous présenter un blogueur russe que les méandres de ses affaires rendent victime du Kremlin tandis qu’il serait celui qui lutte contre la corruption et les fortunes cachées de tel ou tel oligarque proche du pouvoir.

Mieux, on diffuse la vidéo d’un « palais » qui appartiendrait à Vladimir Poutine, avant de se rétracter pour expliquer que non, en réalité, ce « palais » serait un futur appartement-hôtel dont le propriétaire est le milliardaire Arkadi Rotenberg.

Bref, on n’en finit plus de vous entraîner dans un feuilleton dont ce blogueur serait le héros avec, désormais son épouse qui va reprendre le flambeau et se battre en son nom.

Encore une fois, que l’union au sein d’un couple s’exprime, tant mieux! Mais on n’est tout de même pas dans la romance, comme ose le diffuser la RTS.  On est dans des tensions qui s’avivent entre l’Occident et la Russie.

On est dans la menace de leur durcissement car la Russie ne va sans doute pas se laisser impressionner par les gesticulations occidentales.

La fierté de nombre des siens, ils ne manqueront pas de vous le rappeler, est d’avoir vaincu Napoléon et Hitler. Seulement voilà, il n’y a rien de très réjouissant à voir se crisper les relations entre nos pays.

Depuis le temps que je le déplore, ici. Si la diplomatie a encore un sens autre que celui qu’elle prend désormais à coup d’expulsions de diplomates d’un côté et de l’autre, alors on évitera le pire.

Qui a intérêt à rendre la Russie ennemie de l’Occident? La question est là tandis que chaque jour nos médias pourrissent les relations par leur manière éhontée et abusive d’informer.

Et je ne me lasserai pas de renvoyer à cet entretien avec Jacques Baud tant il met au clair ce qu’il en est des faits et de leur traitement médiatique.

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Affaire Navalny, qui « empoisonne » qui?

L’intitulé de cet article de Franceinfo, « Affaire Navalny, on vous explique le bras de fer diplomatique entre la Russie et l’UE » ne manque pas de piquant.

Comment prétendre « expliquer » de manière correcte à un public de lecteurs, une affaire qui n’a été jusque là relatée que de façon biaisée, orientée et donc, faussée?

On s’obstine à considérer le blogueur russe Alexeï Navalny comme victime de la politique répressive voire assassine du Kremlin. On égare, on oriente et on trompe l’opinion publique.

De cette affaire qui met aux prises un homme et la justice de son pays, il a été à plusieurs reprises question ici.

Pour qui n’aurait pas pris connaissance de cet entretien avec Jacques BAUD qui confronte les faits à l’éthique journalistique, sa lecture devrait l’éclairer.

Et montrer comment ce qui est présenté sous forme didactique par un « On vous explique … », n’est pas crédible.

Qu’on partage ou non la politique du Kremlin n’est pas le propos. Le propos est de réagir à ce qui n’est pas de l’information mais du travestissement de réalités.

En d’autres termes et cela a souvent été rappelé, récemment encore ici, ce n’est pas la Russie qui est défendue, elle n’a pas besoin de ce blog.

Ce qui est revendiqué est une information qui soit délivrée dans le respect du public auquel elle s’adresse.

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Russie, soyons clair!

Soyons clair, il n’est pas question, ici, de défendre une Russie idéale où aucune raison de mécontentement n’existerait. Non, de loin pas. Il est de déplorer la manière plus que tendancieuse qu’ont trop de nos journalistes de nous informer de ce qui s’y passe ou ne s’y passe pas.

Car couvrir, comme nos médias s’y emploient, les manifestations -interdites- qui se déroulent ces jours-ci dans ce pays de près de 144 millions d’habitants, c’est négliger bien des aspects du personnage qui les initie.

C’est attribuer dores et déjà un rôle à son épouse, consacrée « première dame de l’opposition » par la Tribune de Genève . Oui, ainsi a-t-elle été appelée dans l’article que j’ai cité hier en référence sur ce blog.

Où va-t-on, la question est ouverte.

Ce qui est certain, c’est que nos médias, si prompts à dénoncer les dérives de préférence dues à des factions d’extrême droite, en sont les premiers soutiens.

Je vous invite, je les invite au cas où ce blog aurait soudain attiré leur attention, à découvrir comment Alexeï Navalny, certes en 2007 mais change-t-on vraiment, comment donc il traitait les activistes caucasiens.

Il les compare à des cafards faciles à tuer avec une tapette à mouches mais précise bien que, pour lesdits activistes caucasiens, c’est d’un revolver qu’il faut se munir pour régler leur sort.

Lesquelles de ces éminences qui hantent plateaux et colonnes de médias ont-elles eu connaissance de cette vidéo postée par celui dont le sort les émeut tant?

Et si la séquence leur était connue, quand aurait-elle été évoquée alors que, dans notre Occident si bien pensant, pareil racisme soulèverait l’indignation?

Informer, c’est cela?

C’est dénoncer le racisme ici et pas là? C’est abuser le public? C’est lui faire avaler n’importe quoi? Souvent, ici, l’éthique journalistique a été m mise en cause. Et surtout au sujet de la Russie, pays qui m’est cher, on le sait.

C’est dans ce sens que je réagis et dans aucun autre, consciente que je suis que rien n’est merveilleux dans aucun pays. Mais qu’en déformer la réalité comme s’y activent tant de nos médias équivaut à tromper et à trahir la confiance qui leur est -encore- accordée.

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Les Navalny, une romance?

Une histoire de couple, en somme, celle que notre vénérable Tribune de Genève nous raconte dans son édition de ce 30 janvier.

L’histoire d’un homme qu’on tente d’empoisonner, de son épouse qui le « sauve » et de l’énergie qu’elle déploie désormais pour faire entendre la voix d’une opposition au tout puissant Kremlin.

Il semble aller de soi qu’un conjoint assiste l’autre dans son combat.

Rien d’exceptionnel à ce que Ioulia Navanlnaya soit aux côtés de son blogueur de mari que nos médias s’obstinent à nous présenter comme « principal opposant » de Vladimir Poutine.

A de nombreuses reprises, il a été question, ici, de cet homme.

Nous y reviendront bientôt avec Jacques Baud qui nous a déjà livré de très instructives informations sur ce qui a été répété et continue d’être répété en boucle sur cette tentative d’empoisonnement au Novitchok.

Je vous invite, en attendant, à lire ou à relire ce sujet et celui-ci pour comprendre comment fonctionne l’information dans nos médias dits « mainstream ».

Depuis le temps que la Russie est en ligne de mire de nos si soucieux droits-de-l’hommistes!

Depuis  le temps que toute personne qui présente une autre image de ce pays que celle qui doit s’imposer n’a plus droit de parole dans les médias mainstream, c’est à de la très fallacieuse information que l’on a droit.

Et oser le dire équivaut à se voir ostracisé. Pas belle notre liberté d’expression?

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LA GUERRE D’INFLUENCE ET LA DESINFORMATION, SUITE DES ENTRETIENS AVEC JACQUES BAUD

-Jacques BAUD, dans nos précédents entretiens sur la guerre d’influence, nous nous sommes arrêtés sur l’influence, sur les mesures actives, la propagande et la censure. Aujourd’hui nous abordons la désinformation. Comment la définissez-vous au regard de la propagande, par exemple?

Jacques BAUD: -Dans le langage courant, on tend à associer les termes « propagande » et « désinformation », voir à les confondre. Or, comme nous l’avons vu, la propagande a pour objet l’accentuation d’informations (souvent justes), alors que la désinformation implique la production et la diffusion délibérée de fausses informations pour induire en erreur. Dans la hiérarchie des termes, la désinformation se situe un peu au-dessus de la propagande. En d’autres termes, on peut utiliser la propagande à des fins de désinformation : en projetant plus de lumière sur événement on peut avoir l’objectif d’induire en erreur.

Par exemple, la publicité est souvent une forme de propagande, en mettant en lumière les avantages d’un produit, mais n’a pas nécessairement pour but de tromper sur ce produit (ce qui serait illégal).

Menée au niveau politique ou stratégique, la désinformation n’est pas un geste gratuit, mais contribue à atteindre un objectif. Durant la guerre froide, nous avions deux systèmes politiques qui cherchaient à s’imposer à l’autre, par la guerre ou par la politique : l’un parce qu’il se considérait comme étant « dans le sens de l’Histoire » ; l’autre parce qu’il voyait le système communiste comme « contre nature ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on parlait de « guerre froide ». Aujourd’hui, la situation est très différente : les pays communistes sont devenus les chantres du capitalisme et n’ont plus comme objectif d’imposer leur « système ». Sans doute cherchent-ils à montrer leur meilleur côté, mais l’idée que la Chine cherche à « contrer et d’affaiblir le modèle des démocraties libérales et occidentales et d’imposer un modèle autoritaire et dictatorial partout », comme le prétend Isabelle Lassere du Figaro, dans « C Dans l’air », est tout simplement fantaisiste. Aujourd’hui, la Chine s’est dotée d’un outil de production à sa dimension, et cherche à l’utiliser au profit de sa croissance… exactement comme nous le faisons.

A la fin janvier 2020, le président Trump tweete :

La Chine s’est efforcée de contenir le coronavirus. Les États-Unis apprécient beaucoup leurs efforts et leur transparence. Tout ira bien. En particulier, au nom du peuple américain, je veux remercier le Président Xi !

La situation est alors rapportée par la presse de manière relativement objective.

Mais à la fin mars, le bilan des morts aux Etats-Unis et en France, rattrape celui de la Chine… Il faut trouver des explications au désastre qui s’annonce et disculper des autorités politiques et sanitaires négligentes.

Le discours officiel à l’égard de la Chine change alors totalement : la guerre est déclarée. On prétend que les autorités chinoises ont menti et minimisé l’importance de l’épidémie, notamment en arrêtant des donneurs d’alerte et en les réduisant au silence. C’est faux. On affirmera que les services de renseignement américains avaient détecté l’épidémie en novembre 2019 déjà, ce qui s’est avéré faux. Le parti Républicain élabore une discipline de langage qui affirme que « Le Parti communiste chinois a provoqué cette pandémie » et que la Chine a « prétendu que la maladie ne pouvait pas être transmise ». Le 30 mars, la très médiatique Karine Lacombe affirme que les premiers décès chinois sont survenus en décembre 2019 déjà : elle se base sur les « résiliations massives de dizaines de milliers de lignes [téléphoniques] » à Wuhan. Elle ment : le même jour, Associated Press démonte cette « fake news » dans un « fact checking », et explique qu’il s’agit de résiliations de services liés à l’arrêt de certaines activités lors du confinement. Cela n’empêchera pas d’autres « experts », comme Philippe Dessertine de répéter ce mensonge sur France 5 en novembre 2020. Le 14 avril, l’ « experte » Valérie Niquet, de la Fondation pour la Recherche Stratégique, affirme dans un article, que le virus serait apparu en Chine en octobre 2019 déjà. Pourtant le 30 mars, CNews annonçait que la « patiente zéro » aurait été identifiée et aurait eu ses premiers symptômes le 10 décembre 2019.

En fait, ces « experts » n’en savent rien, mais exploitent leur caution scientifique à des fins de désinformation. Car à la fin décembre 2019, la Chine fait face simultanément à une épidémie de grippe d’une ampleur inédite et à des cas de « pneumonie non-diagnostiquée ». Le 26 décembre, la Dr Zhang Jixian, spécialiste des maladies respiratoires, constate le phénomène, sans pouvoir l’expliquer, et donne l’alerte afin que des analyses plus poussées soient faites. Le 30 décembre, la commission médicale de Wuhan émet une alerte pour une « pneumonie non diagnostiquée » et déclenche des mesures d’urgence « de niveau 2 ». Cette alerte est relayée par le réseau américain ProMED. Ce n’est qu’après cela qu’intervient le « célèbre » Dr Li Wenliang, qui est ophtalmologue, qui transmet des extraits du dossier d’un malade et l’image de son scanner par WeChat à d’anciens collègues de sa faculté de médecine sur un forum privé, en affirmant qu’il s’agissait du SARS.

En fait, non seulement il viole le secret médical, mais ses informations sont fausses : le SARS est 20-100x plus mortel que le SARS-CoV-2, et la Chine ne compte pas encore un seul mort. Dans cette situation, les autorités chinoises ne veulent pas créer la panique : Li est interpellé (et non arrêté) et on lui fait promettre (par écrit) de ne plus diffuser de fausses nouvelles. Mais les médias occidentaux en feront une icône pour dénoncer la dictature chinoise. En revanche, la Dr Zhang – qui est la véritable donneuse d’alerte de l’épidémie – a été récompensée par les autorités chinoises.

Le 31 décembre, la Chine informe l’OMS officiellement, sans en connaitre le virus, ni ses mécanismes de transmission. Ce n’est que le 7 janvier qu’il sera identifié sous l’appellation 2019-nCov, modifiée plus tard pour celle de SARS-CoV-2. Le premier mort chinois sera enregistré le 9 janvier.

Le 1er décembre 2020, CNN publie des documents prétendument confidentiels démontrant les mensonges chinois. Le même jour, dans son journal de 12h30 la RTS affirme que « Le 10 février, la Chine annonce 2478 nouveaux cas confirmés de CoViD mais le dossier obtenu par CNN et authentifié par 6 experts indépendants révèle 5918 nouveaux cas effectivement enregistrés à cette date là ». Le 2 décembre, dans l’émission « C dans l’air », Caroline Roux présente un reportage qui reprend l’information de CNN en affichant « 2478 cas déclarés » et « 5918 cas recensés ». La RTS, et France 5 mentent : c’est de la manipulation. En fait, les documents de CNN décomposent le nombre de 5918 : 2 345 « cas confirmés », 1 772 « cas diagnostiqués cliniquement » et 1 796 « cas suspects ». Donc en annonçant 2478 « cas confirmés » (comme on le fait internationalement), la Chine n’a pas menti ! Ceci étant, à cette date (10 février) les critères pour définir un « cas » (notamment en regard des cas asymptomatiques) sont peu clairs, c’est pourquoi le 12 février le gouvernement chinois ajuste ses critères et annonce 14 000 cas de plus, démontrant qu’il n’y avait pas de volonté de cacher l’ampleur de l’épidémie.

Sur la foi des documents de CNN,  la RTS,  « C dans l’air » affirment que « la Chine aurait dissimulé des informations dès le début (…) début décembre, lorsque toute l’attention est portée sur Wuhan alors que deux ville du Hubei comptabilisent plus de malades ». C’est à nouveau un mensonge destiné à faire croire que la Chine avait déjà une épidémie de CoViD bien développée en décembre. En fait les documents de CNN ne parlent pas de CoViD, mais de l’épidémie de grippe dans les villes de Yichang et Xianning!

Ces journalistes ne sont que des propagandistes, dignes de ceux des grandes heures de la guerre froide et qui s’abreuvent des « fake news » propagées par Trump ! Car en réalité, les documents de CNN sont plus nuancés :  Au moment où le virus serait apparu pour la première fois, les documents montrent qu’une autre crise sanitaire  se déroulait: le Hubei faisait face à une importante épidémie de grippe. Selon les documents, cela a entraîné une augmentation du nombre de cas jusqu’à 20 fois le niveau enregistré l’année précédente, plaçant d’énormes pressions supplémentaires sur un système de santé déjà sollicité.

Mais évidemment, ni la RTS, ni France 24, ni France 5 ne mentionnent ce passage !… Et ce n’est qu’un échantillon des innombrables falsifications faites par nos médias, afin de suggérer que le désastre de la CoViD est le résultat d’une machination venant de Chine… ce qui – selon le prestigieux journal Lancet est loin d’être démontré à ce stade !

D’ailleurs, en avril 2020, des scientifiques honnêtes, comme Anne-Claude Crémieux, professeure à l’hôpital St Louis (Paris) et Yves Gaudin, virologue et directeur de recherche au CNRS, rappellent que la Chine n’a pas fait de rétention d’information au début de l’épidémie.

Comme on le constate, la désinformation est l’usage combiné de fausses informations (inventées), de suppression d’informations (réelles) et de la création artificielle d’intentions (complotisme)… C’est la raison pour laquelle les citoyens n’ont plus confiance dans leurs médias, ouvrant ainsi la porte à toutes sortes de théories fumeuses (complotistes) à leur tour !…

Dans un prochain entretien, nous examinerons les cas de la Russie et de l’Iran, qui sont tout aussi édifiants !